Les dirigeants de l'Asean et des pays du CCG arrivent à Riyad pour leur premier sommet commun

Le président indonésien, Joko Widodo, accueilli par le prince héritier Mohammed ben Salmane au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
Le président indonésien, Joko Widodo, accueilli par le prince héritier Mohammed ben Salmane au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
Le président indonésien, Joko Widodo, accueilli par le prince héritier Mohammed ben Salmane au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
Le président indonésien, Joko Widodo, accueilli par le prince héritier Mohammed ben Salmane au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, au palais Al Yamamah à Riyad. (SPA)
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Publié le Jeudi 19 octobre 2023

Les dirigeants de l'Asean et des pays du CCG arrivent à Riyad pour leur premier sommet commun

  • Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a accueilli les délégués à leur arrivée dans la capitale saoudienne
  • Le secrétaire général de l'Asean, le Dr Kao Kim Hourn, sera à la tête de la délégation de l'association à ce sommet

RIYAD: Plusieurs dirigeants d'Asie du Sud-Est sont arrivés vendredi dans la capitale saoudienne pour le premier sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) et du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Bien que les deux organisations aient établi des relations en 1990, cette rencontre constituera leur premier sommet avec le but d'optimiser leur coopération.

Le secrétaire général de l'Asean, Kao Kim Hourn, sera à la tête de la délégation de l'association à ce sommet, qui se terminera par la publication d'une déclaration commune sur ses résultats et ses plans de coopération pour les années 2024 à 2028.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Zambry Abdel Kadir, a déclaré jeudi aux journalistes, à l'ambassade de Malaisie à Riyad, que son pays chercherait à renforcer ses relations avec les pays du Golfe lors de sa participation au sommet.

Il a affirmé «qu’en tant que coordinateur de l’Asean pour ce sommet historique, la Malaisie a été chargée d’aider aux préparatifs de l’Arabie saoudite en sa qualité d’hôte».

Pour les dirigeants d’Asie du Sud-Est, cette réunion offre également l’opportunité de demander l’aide des États du Golfe sur les questions liées à la sécurité énergétique.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères de Singapour a déclaré: «Lors du sommet, les dirigeants de l’Asean et du CCG discuteront des moyens de renforcer leurs relations et d’étendre leur coopération à des domaines nouveaux et émergents, tels que les économies vertes et numériques.»

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a accueilli les délégués à leur arrivée dans la capitale saoudienne.

Lors d'une rencontre avec le prince héritier au palais Al Yamamah à Riyad, le Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong, a discuté de la coopération entre les deux pays, ainsi que des questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Le Dr Abdelaziz al-Uwaisheg, secrétaire général adjoint du CCG pour les affaires politiques et les négociations, a affirmé que «le moment choisi pour cette participation est crucial, notamment en raison des événements et des circonstances que traverse la région».

Le prince héritier a également rencontré le Premier ministre vietnamien, Pham Minh Chinh, et le président indonésien, Joko Widodo, arrivés mercredi à Riyad. Le président philippin, Ferdinand Marcos Jr. est arrivé jeudi.

Le CCG comprend l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et les EAU, tandis que le bloc Asean est composé de l’Indonésie, de la Malaisie, de Singapour, de la Thaïlande, du Vietnam, du Brunei Darussalam, du Cambodge, du Laos, du Myanmar et des Philippines.

La valeur des échanges commerciaux entre les pays de l'Asean s'élève actuellement à plus de 110 milliards de dollars (soit environ 104 milliards d’euros).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.