Kosovo-Serbie : la désescalade «plus urgente que jamais» pour l'Europe

Le représentant spécial de l'UE pour le dialogue Pristina-Belgrade, Miroslav Lajcak, donne une conférence de presse au siège de l'UE à Pristina, le 1er juin 2021, lors de sa visite au Kosovo. (AFP).
Le représentant spécial de l'UE pour le dialogue Pristina-Belgrade, Miroslav Lajcak, donne une conférence de presse au siège de l'UE à Pristina, le 1er juin 2021, lors de sa visite au Kosovo. (AFP).
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Kosovo-Serbie : la désescalade «plus urgente que jamais» pour l'Europe

  • Le Kosovo, 1,8 million d'habitants dont 120 000 Serbes, a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008 - ce que Belgrade n'a jamais accepté
  • Dans les villes majoritairement serbes du nord du Kosovo, les électeurs serbes ont boycotté le dernier scrutin, menant à l'élection de maires albanais - avec moins de 4% de participation

PRISTINA : La désescalade et la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo sont "plus urgentes que jamais", et tout retard est "inacceptable", a estimé samedi l'émissaire européen Miroslav Lajcak.

M. Lajcak, ainsi que des diplomates des Etats-Unis, France, Allemagne et Italie, se sont rendus samedi à Pristina pour y rencontrer le Premier ministre kosovar Albin Kurti, puis à Belgrade pour un entretien avec le président serbe Aleksandar Vucic.

"Nous attendons du Kosovo et de la Serbie qu'ils remplissent totalement leurs obligations", a ajouté M. Lajcak, sommant Albin Kurti "de faire des progrès dans la normalisation des relations si le Kosovo veut faire des progrès vers l'Union européenne".

L'émissaire, chargé de chapeauter les difficiles discussions entre MM. Vucic et Kurti, a demandé à ce dernier de procéder "sans délai à la création d'une Association des municipalités serbes au Kosovo. Sans cela, il n'y aura pas de progrès dans le chemin européen" de Pristina.

Dans ces villes majoritairement serbes du nord du Kosovo, les électeurs serbes ont boycotté le dernier scrutin, menant à l'élection de maires albanais - avec moins de 4% de participation. Leur prise de fonction avait dégénéré à l'émeute au printemps.

Après un été relativement calme, les tensions sont montées très haut fin septembre après la mort d'un policier kosovar tué par un commando composé notamment de Serbes du Kosovo et d'un responsable politique vu comme proche de Belgrade, Milan Radoicic. La découverte d'un arsenal de guerre a ajouté à la colère de Pristina - qui accuse ouvertement la Serbie d'être derrière cette attaque. Une enquête est en cours.

Depuis Belgrade, M. Lajcak a dit "attendre une coopération entière de la Serbie" sur ce dossier.

M. Lajcak et les quatre autres diplomates ont par ailleurs présenté un "nouveau plan" à M. Kurti a indiqué le Premier ministre dans un communiqué laconique, qui indique de "d'intenses discussions" doivent encore avoir lieu.

Après l'entretien à Belgrade qu'il a qualifié de "difficile", le président serbe a déclaré croire possible de "trouver prochainement une issue à la crise". M. Vucic a indiqué sur Instagram s'attendre à d'"importantes réunions" à Bruxelles dans les prochains jours.

Le Kosovo, 1,8 million d'habitants dont 120 000 Serbes, a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008 - ce que Belgrade n'a jamais accepté. Et la question reste obsessionnelle pour une partie des Serbes, qui considèrent le territoire comme leur berceau national et religieux.

Aleksandar Vucic a, à plusieurs reprises, affirmé qu'il ne reconnaitrait jamais l'indépendance de Pristina. Les diplomates européens devaient le rencontrer dans l'après-midi à Belgrade.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.