Renault, au fond du trou, affiche une perte abyssale de 7,3 milliards

Le constructeur automobile français Renault a subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d'euros, plombé par les difficultés de son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire. (Photo d'archives AFP).
Le constructeur automobile français Renault a subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d'euros, plombé par les difficultés de son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire. (Photo d'archives AFP).
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Publié le Jeudi 30 juillet 2020

Renault, au fond du trou, affiche une perte abyssale de 7,3 milliards

  • La pandémie de Covid-19 a fortement impacté les résultats du groupe sur le premier semestre et est venue s'ajouter à des difficultés préexistantes
  • Sur les six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires a plongé de 34,3%, à 18,4 milliards d'euros. La perte d'exploitation a atteint 2 milliards

PARIS : Le constructeur automobile français Renault a subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire, à 7,3 milliards d'euros, plombé par les difficultés de son partenaire japonais Nissan et la crise sanitaire.

Le groupe, déjà en difficulté avant la pandémie de coronavirus, et qui avait annoncé fin mai 15.000 suppressions d'emplois dans le monde (dont 4.600 en France), a indiqué jeudi qu'il renonçait à toute prévision de résultat financier pour 2020 face aux incertitudes sanitaires, mais a promis un rebond.

"La situation est sans précédent, elle n'est pas sans appel", a commenté le nouveau directeur général, Luca de Meo, qui a pris ses fonctions au début du mois. "J'ai toute confiance en la capacité du groupe à rebondir", a-t-il ajouté.

La pandémie de Covid-19 "a fortement impacté les résultats du groupe sur le premier semestre et est venue s'ajouter à nos difficultés préexistantes", a expliqué la directrice générale adjointe Clotilde Delbos.

La perte historique s'explique principalement par la contribution du constructeur automobile Nissan, détenu à 43% par Renault. Il a pénalisé le groupe au losange à hauteur de 4,8 milliards d'euros.

Ces chiffres contrastent avec ceux du rival français PSA (Peugeot, Citroën) qui a réussi à gagner de l'argent au premier semestre malgré la crise, avec un bénéfice net de 595 millions d'euros.

Renault (qui regroupe aussi les marques Dacia, Lada, Alpine et Samsung Motors) souffre de surcapacités de production au niveau mondial. Il a donc été particulièrement frappé par la chute du marché.

Mais le constructeur a prévu de réduire ses coûts de 2 milliards d'euros sur trois ans, dont 600 millions dès cette année. En janvier, il annoncera un nouveau plan stratégique "sur six ou sept ans".

"Nous touchons en ce moment le point bas d'une courbe négative qui a démarré il y a plusieurs années", a déclaré M. de Meo, lors d'une conférence téléphonique, en référence à la course aux volumes attribuée à l'ancien patron Carlos Ghosn, déchu après avoir été interpelé au Japon pour des malversations présumées et qui s'est réfugié au Liban.

Se définissant comme un "homme de produits", le nouveau patron a souligné qu'il allait désormais "privilégier la valeur sur les volumes" et renouveler la gamme du constructeur en visant une "rentabilité liée au succès de nos modèles".

Le modèle PSA

Il a reconnu que la stratégie de Carlos Tavares, qui a repris PSA au bord de la faillite et l'a spectaculairement redressé à partir de 2014, était une "source d'inspiration". Comme son concurrent, Renault souhaite désormais se concentrer "sur les segments de marchés rentables et en croissance".

Jugeant que le potentiel du groupe au losange était "sous-estimé à l'extérieur", il a loué la qualité des nouveaux modèles hybrides E-TECH et de la nouvelle plateforme électrique de l'alliance avec Nissan et Mitsubishi, au top de l'industrie selon lui.

La citadine Clio et le petit SUV Captur "sont numéro un de leur segment", les Dacia se vendent bien, a-t-il mis en avant. Les ventes de la Zoe ont progressé de 50% et permettent à Renault d'être leader européen de l'électrique, un créneau en plein boom.

"Nous ne sommes pas naïfs et nous savons qu'un redressement prend du temps, a estimé Mme Delbos. Nous pensons que le troisième trimestre sera bon mais nous n'avons aucune visibilité sur le quatrième".

Sur les six premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires a plongé de 34,3%, à 18,4 milliards d'euros. La perte d'exploitation a atteint 2 milliards.

Ce chiffre inclut des dépréciations d'actifs pour 445 millions d'euros, afin de prendre en compte des "hypothèses de volume revues" à la baisse "pour certains véhicules", ainsi que des provisions pour charges de restructuration pour 166 millions d'euros "principalement liées au plan de départs anticipés en France".

Enfin, l'échec du groupe en Chine est acté dans les comptes avec 153 millions d'euros de moins-value sur la cession des parts de Renault dans sa filiale commune avec Dongfeng Motor Corporation. Renault avait annoncé qu'il abandonnait la vente de voitures à motorisation thermique dans ce pays pour se concentrer sur les utilitaires et les véhicules électriques.

A la Bourse de Paris, l'action Renault perdait 3,46% vers 11H30 à 23,15 euros, dans un marché en baisse de 1%.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.