Israël - Gaza: Pour Bourlanges, il faut «commencer par l'arrêt de la colonisation»

Une vue aérienne montre la colonie israélienne d'Elon Moreh, en Cisjordanie occupée, près de Naplouse, le 17 août 2023. (Photo, AFP)
Une vue aérienne montre la colonie israélienne d'Elon Moreh, en Cisjordanie occupée, près de Naplouse, le 17 août 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 novembre 2023

Israël - Gaza: Pour Bourlanges, il faut «commencer par l'arrêt de la colonisation»

  • "Dans le temps présent de violence, de haine qui règnent dans la zone, on ne peut pas effectivement faire naître comme ça deux États souverains", a-t-il expliqué sur RFI
  • "Mais on peut préparer le terrain (...), ça veut dire, envoyer des signaux clairs de respect des aspirations légitimes des Palestiniens et notamment l'arrêt de la colonisation"

PARIS: Le président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, Jean-Louis Bourlanges, a estimé mardi que la solution politique au Proche-Orient devait "commencer par l'arrêt de la colonisation" afin de faire baisser "la tension, la haine, la défiance" qui existent aujourd'hui entre Israéliens et Palestiniens.

"Dans le temps présent de violence, de haine qui règnent dans la zone, on ne peut pas effectivement faire naître comme ça deux États souverains", a-t-il expliqué sur RFI. "Mais on peut préparer le terrain (...), ça veut dire, envoyer des signaux clairs de respect des aspirations légitimes des Palestiniens et notamment l'arrêt de la colonisation", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron est arrivé mardi en Israël où il a exprimé la "solidarité" de la France, affirmant que ces deux pays étaient "liés par le deuil", après l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

Il doit aussi plaider en faveur d'une "trêve humanitaire" pour les populations civiles de la bande de Gaza mais aussi évoquer une solution politique à deux États, traditionnelle position de la France.

Selon un conseiller diplomatique de l'Elysée, le président parlera de "l'arrêt de la colonisation, qui est une exigence que la France formule très souvent de manière très explicite auprès des autorité israéliennes, mais aussi une négociation in fine sur ce que doivent être les paramètres qui permettent d'avoir un Etat palestinien viable, continu, capable de vivre en paix et en sécurité avec Israël".

"Quand la poussière sera retombée, quand la contre offensive aura été menée, quand on recommencera à dialoguer, l'un des premiers signes (...), ce sera d'arrêter cette politique très dangereuse de colonisation à outrance", a insisté M. Bourlanges, dont le parti appartient à la majorité présidentielle. Cela nécessitera selon lui une "réorganisation de la politique israélienne", pour en évacuer l'extrême-droite, aujourd'hui au pouvoir en coalition avec Benjamin Netanyahu.

Il a critiqué l'"alliance radicale" de ce dernier avec l'ancien président américain Donald Trump qui a "produit les résultats que l'on voit".

"Il faut jouer moderato cantabile, il faut calmer, faire baisser la pression, reconnaître les autres, essayer de trouver une solution d'équilibre sans jamais rien sacrifier aux exigences de sécurité d'Israël", a défendu le député, espérant qu'au delà de la France, l'Europe porte ce "message".


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.