«Le monde ne doit pas tolérer» ce qui se passe à Gaza selon la présidente du CICR

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger (Photo, AFP).
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 29 octobre 2023

«Le monde ne doit pas tolérer» ce qui se passe à Gaza selon la présidente du CICR

  • «Il est inacceptable que les civils n’aient aucun endroit sûr où aller à Gaza au milieu des bombardements massifs»
  • Depuis les attaques du 7 octobre, les forces armées israéliennes bombardent sans relâche la bande de Gaza

GENEVE: "Le monde ne doit pas tolérer" ce qui se passe à Gaza, a affirmé samedi la présidente du Comité international de la Croix-Rouge, appelant toutes la parties à la "désescalade."

"Il est inacceptable que les civils n’aient aucun endroit sûr où aller à Gaza au milieu des bombardements massifs, et qu’avec le siège militaire en place, aucune réponse humanitaire adéquate n’est actuellement possible. Il s’agit d’un échec catastrophique que le monde ne doit pas tolérer", a déclaré Mirjana Spoljaric, présidente du CICR.

Elle a aussi réitéré l'appel lancé déjà à plusieurs reprises "à libérer immédiatement tous les otages". Selon les autorités israéliennes, le mouvement islamiste Hamas a pris en otage 230 personnes lors de ses attaques sans précédent en Israël le 7 octobre. Elles ont fait plus de 1.400 morts principalement des civils massacrés par le Hamas ce jour-là, selon les autorités israéliennes.

Le CICR, qui a déjà facilité le transfert d'otages libérés par le mouvement islamiste, réitère son offre d'intermédiation pour toute nouvelle libération.

Il réclame aussi le droit de visiter les otages, de leur apporter des soins et faciliter les contacts avec les familles.

Depuis les attaques du 7 octobre, les forces armées israéliennes bombardent sans relâche la bande de Gaza. Ces bombardements ont encore gagné en intensité depuis vendredi soir quand Israël a annoncé l'extension de ses opérations au sol dans le nord du territoire palestinien.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi que 7.703 personnes avaient été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre avec Israël.

Les lois humanitaires internationales exigent des belligérants qu'ils épargnent les civils, les infrastructures civiles et interdisent d'utiliser des civils comme boucliers humains pour protéger des objectifs militaires, rappelle le communiqué du CICR.

Il s'adresse ainsi aussi bien à Israël, qui est accusé de ne pas faire assez pour éviter les morts civils que au Hamas, qui est lui accusé d'utiliser les habitants de Gaza comme boucliers humains.

"Face à ce conflit armé dramatique, ce qui est aujourd’hui absolument nécessaire, c’est le respect du droit international humanitaire par toutes les parties", insiste Mme Spoljaric.

"Un flux sans entrave de l’aide humanitaire et du personnel vers Gaza est vital, tout comme la capacité de rétablir les services de base. Un accès humanitaire durable est impératif et les travailleurs humanitaires doivent pouvoir opérer dans un environnement sûr", a-t-elle encore exigé.

L'aide humanitaire, très insuffisante, est rentrée au compte-goutte depuis une semaine par le seul poste frontalier de Rafah, entre Gaza et l'Egypte, avec l'accord d'Israël qui a décrété un siège quasi total de l'étroite bande de territoire palestinien.

Là où des centaines de camions approvisionnaient Gaza chaque jour avant le déclenchement de la guerre, seul quelques dizaines ont pu apporter, vivres, eau et médicament depuis une semaine.

Le manque d'approvisionnement en fuel - considéré comme produit à risque parce qu'il peut-être à usage civil mais aussi militaire - force petit à petit hôpitaux, boulangeries et station de désalinisation d'arrêter de fonctionner.

Mme Spoljaric demande des garanties que "les hôpitaux puissent fonctionner en toute sécurité" et que "les services essentiels tels que les soins de santé, l’eau et l’électricité doivent être immédiatement rétablis à Gaza, car il s’agit d’une priorité vitale".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.