La ministre britannique de l'Intérieur critiquée pour ses propos sur les manifestations pro-palestiniennes

La ministre britannique de l'Intérieur, Suella Braverman, a été vivement critiquée après avoir qualifié de «marches de la haine» les récentes manifestations pro-palestiniennes organisées en Grande-Bretagne (Photo, Reuters).
La ministre britannique de l'Intérieur, Suella Braverman, a été vivement critiquée après avoir qualifié de «marches de la haine» les récentes manifestations pro-palestiniennes organisées en Grande-Bretagne (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 31 octobre 2023

La ministre britannique de l'Intérieur critiquée pour ses propos sur les manifestations pro-palestiniennes

  • Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Londres et d'autres villes britanniques pour le troisième week-end consécutif
  • Suella Braverman: «À mon sens, il n'y a qu'une seule façon de décrire ces marches: ce sont des marches de la haine»

LONDRES: La ministre britannique de l'Intérieur, Suella Braverman, a été fortement critiquée après avoir qualifié les récentes manifestations pro-palestiniennes en Grande-Bretagne de «marches de la haine».

Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Londres et d'autres villes britanniques pour le troisième week-end consécutif afin de réclamer un cessez-le-feu à Gaza. La police a confirmé que cinq personnes ont été inculpées samedi.

«À mon sens, il n'y a qu'une seule façon de décrire ces marches: ce sont des marches de la haine», a affirmé Mme Braverman.

«Ce que nous avons vu ces derniers week-ends, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue après le massacre de Juifs, la plus grande perte de vies juives depuis l'Holocauste, demandant qu'Israël soit rayé de la carte.»

Elle a précisé que la police s'inquiétait de l'existence d'un «grand nombre de mauvais acteurs qui agissent délibérément en dessous du seuil de criminalité d'une manière que vous ou moi, ou la grande majorité du peuple britannique, considérerions comme tout à fait odieuse».

Déshumaniser les Palestiniens

Une déclaration de la Campagne de solidarité avec la Palestine a accusé Mme Braverman de déshumaniser les Palestiniens par ses commentaires.

«Mme Braverman a déjà cherché à établir un lien entre le drapeau palestinien, symbole de la nation palestinienne et de la lutte pour la libération face à l'occupation militaire et à l'apartheid, et le soutien au terrorisme, exhortant la police à traiter ceux qui l'arborent comme des “suspects”», a indiqué un porte-parole.

«Elle a affirmé à tort que le slogan “Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre” était un appel à l'éradication des Israéliens juifs, alors qu'il s'agit en réalité d'un appel au démantèlement du système d'apartheid qui touche tous les Palestiniens, qu'ils vivent à Gaza, en Cisjordanie ou en Israël», a-t-il ajouté.

«Ce faisant, elle contribue à créer un climat d'intolérance, à déshumaniser les Palestiniens, y compris les Palestiniens britanniques, et à menacer encore davantage le droit de manifester dans ce pays. Ses propos seront condamnés par tous ceux qui respectent la liberté démocratique, l'application du droit international et l'humanité des Palestiniens.» 

La Campagne de solidarité avec la Palestine a déclaré qu'elle continuerait à organiser des manifestations à grande échelle, tout en restant persuadée que des centaines de milliers de citoyens britanniques se joindraient à ces manifestations.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.

 

 


Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner

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  • "Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire"
  • Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup

WASHINGTON: Donald Trump s'en est pris mercredi à Emmanuel et Brigitte Macron lors d'un déjeuner, faisant suite à une série de remontrances contre les dirigeants de pays de l'Otan à qui il reproche de ne pas prendre part à la guerre contre l'Iran.

"Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire", a déclaré le président américain dans une vidéo postée brièvement sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche qui en a ensuite fermé l'accès.

Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup.

Ces images avaient été largement exploitées sur les réseaux sociaux par des comptes hostiles au président français. Emmanuel Macron avait démenti toute "scène de ménage" et affirmé que cette petite chamaillerie n'était qu'un "moment de complicité".

La classe politique française s'est indignée jeudi matin de cette nouvelle déclaration irrespectueuse de Donald Trump.

"Franchement, c'est pas au niveau (...) On est en train de parler de l'avenir du monde, en ce moment en Iran, ça a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur les théâtres d'opérations et on a un président (américain) qui rigole, qui se moque des autres", a réagi la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet sur franceinfo.

"Vous connaissez l'ampleur de mes désaccords avec le président de la République, mais que Donald Trump se permette de lui parler comme ça et de parler comme ça de son épouse, je trouve ça absolument inacceptable", a réagi le coordinateur de la France insoumise (gauche radicale), Manuel Bompard, sur BFMTV.

M. Trump a aussi affirmé avoir demandé au chef de l'État français un soutien militaire dans le Golfe: "J'ai dit: +Emmanuel, on aimerait bien avoir un peu d'aide dans le Golfe, même si on bat tous les records en matière d'élimination des méchants et de destruction de missiles balistiques+".

Puis, imitant son homologue avec un accent français: "+Non, non, non… on ne peut pas faire ça, Donald. On pourra le faire une fois la guerre gagnée+".