Le roi Salmane et le prince héritier initient une campagne de collecte de fonds pour Gaza

Le roi Salmane ben Abdelaziz et le prince héritier ont inauguré la campagne en faisant don de 50 millions de riyals. (Photo SPA).
Le roi Salmane ben Abdelaziz et le prince héritier ont inauguré la campagne en faisant don de 50 millions de riyals. (Photo SPA).
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Publié le Vendredi 03 novembre 2023

Le roi Salmane et le prince héritier initient une campagne de collecte de fonds pour Gaza

  • La collecte de fonds se fera par le biais de la plate-forme Sahem de KSrelief
  • Le roi Salmane ben Abdelaziz et le prince héritier ont inauguré la campagne en faisant don de 50 millions de riyals

RIYAD: Le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ont initié une campagne nationale d'aide aux Palestiniens de Gaza par l'intermédiaire du Centre d'aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief), aujourd’hui.

Le roi Salmane ben Abdelaziz et le prince héritier ont inauguré la campagne en faisant don de 50 millions de riyals (1 riyal saoudien = 0,25 euro). Le roi a fait don de 30 millions de SAR et le prince héritier de 20 millions de SAR.

Abdallah ben Abdelaziz al-Rabiah, conseiller à la cour royale et superviseur général de KSrelief, indique que la collecte de fonds se fera par le biais de la plate-forme Sahem de l'agence d'aide, ainsi que par l'application Sahem, le compte bancaire unifié dédié à la campagne ou par les multiples canaux de dons sur son site Web.

M. Al-Rabiah ajoute que cette campagne d'aide s'inscrit dans le cadre du rôle historique du Royaume aux côtés du peuple palestinien dans les différentes crises et difficultés qu'il a traversées.

Les dons peuvent être faits via la plate-forme Sahem au lien électronique suivant: https://sahem.ksrelief.org/Gaza. Les donateurs peuvent également effectuer leurs virements directement sur le compte bancaire de la campagne (SA5580000504608018899998) à la banque Al-Rajhi, ou télécharger l'application Sahem sur les appareils mobiles via Apple et Google Play.

Les donateurs peuvent également effectuer des virements directement via le compte Al-Rajhi Bank de la campagne ou télécharger l’application Sahem sur les appareils mobiles via Apple ou Google Play.

M. Al-Rabeeah ajoute que le centre KSRelief ne déduirait pas de frais administratifs des dons, de sorte que l’intégralité des montants parviendra aux bénéficiaires prévus.

Le secrétariat général du Conseil des grands oulémas, dirigé par le grand mufti cheikh Abdelaziz ben Abdallah al-Cheikh, a exhorté les musulmans du Royaume à faire un don à la campagne.

M. Al-Cheikh a expliqué que la campagne confirmait la volonté des dirigeants saoudiens de répondre aux besoins des personnes touchées et de celles qui ont besoin d’aide.

Le nombre total de donateurs qui ont accédé à la plate-forme s’élevait à 72 375 jeudi après-midi et un montant de 64 274 009 riyals saoudiens (soit 16,12 millions d’euros) de dons a été versé.

Arab News a confirmé qu’un sommet arabe d’urgence se tiendrait à Riyad plus tard au cours de ce mois afin de discuter des efforts qui visent à mettre fin à la violence à Gaza.

L’Arabie saoudite et la Palestine ont dirigé les consultations pour la réunion.

L’ambassadeur Hossam Zaki, secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes, a déclaré jeudi à Arab News: «La réunion d’urgence se tiendra dans la matinée du 11 novembre à Riyad.»

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a incité samedi dernier les dirigeants arabes à convoquer un sommet d’urgence pour aider à mettre fin aux attaques israéliennes à Gaza.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.