Bombardement du camp de Jabaliya: CNN interpelle le porte-parole de l'armée israélienne

La perte de vies de réfugiés est une «tragédie de la guerre», a déclaré Hecht (Capture d'écran).
La perte de vies de réfugiés est une «tragédie de la guerre», a déclaré Hecht (Capture d'écran).
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Publié le Vendredi 03 novembre 2023

Bombardement du camp de Jabaliya: CNN interpelle le porte-parole de l'armée israélienne

  • Au moins 50 personnes auraient été tuées et 150 blessées lors de la frappe aérienne de mardi, qui, selon les autorités israéliennes, visait un commandant du Hamas
  • Israël a tout de même poursuivi ses opérations militaires en sachant que de nombreux civils innocents – hommes, femmes et enfants – allaient probablement être tués? a demandé Blitzer

LONDRES: Le journaliste vétéran de CNN Wolf Blitzer a confronté un responsable des forces de défense israéliennes lors d'une interview sur l'attaque aérienne d'un camp de réfugiés à Gaza cette semaine, qui a fait au moins 50 morts.

Les responsables de l'armée de défense d'Israël insistent sur le fait que l'attaque du camp de réfugiés de Jabaliya, mardi, était justifiée car l'objectif était d'éliminer le commandant du Hamas, Ibrahim Biari. Mais Blitzer a demandé au lieutenant-colonel Richard Hecht, porte-parole de l'armée, plus d'informations sur la décision de procéder à l'attaque, tout en sachant que de nombreux civils seraient en danger.

«Mais même si le commandant du Hamas se trouvait là, au milieu de tous ces réfugiés palestiniens, Israël a tout de même largué une bombe pour tenter de tuer le commandant du Hamas, sachant que de nombreux civils innocents – hommes, femmes et enfants – seraient vraisemblablement tués? C'est bien ce que j'entends? a demandé Blitzer lors de l'interview de mardi.

Une «tragédie de guerre»

Hecht a répété que l'attaque avait visé un commandant du Hamas et que des efforts avaient été faits pour minimiser les pertes civiles.

«Encore une fois, nous nous sommes concentrés sur ce commandant, qui a tué de très nombreux Israéliens», a-t-il insisté.

«Et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir. C'est un espace de combat très complexe. Il pourrait y avoir des infrastructures. Il pourrait y avoir des tunnels», a signalé Hecht.

La perte de vies de réfugiés est une «tragédie de guerre», a indiqué Hecht, mais il a ajouté que les habitants du nord de la bande de Gaza avaient été avertis de se déplacer vers le sud du territoire.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, la frappe aérienne sur le camp de réfugiés a tué au moins 50 personnes et en a blessé 150. Hecht a révélé que «de nombreux terroristes du Hamas ont été touchés par la frappe», dont Biari, le commandant du bataillon central de Jabaliya du Hamas. Les autorités israéliennes ont déclaré qu'il était l'un des dirigeants responsables de l'envoi de membres de l'unité d'élite des forces spéciales Nukbha en Israël pour perpétrer les attaques meurtrières du 7 octobre. CNN a rapporté que le Hamas nie que Biari se trouvait sur le site de l'attaque.

De nombreux pays et organisations ont dénoncé l'attaque du camp, le ministère égyptien des Affaires étrangères la qualifiant de «ciblage inhumain».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.