Le point sur la situation au 28e jour de la guerre entre Israël et le Hamas

Un Palestinien réagit suite à une frappe aérienne israélienne sur Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 novembre 2023. (Photo, AFP)
Un Palestinien réagit suite à une frappe aérienne israélienne sur Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 novembre 2023. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 03 novembre 2023

Le point sur la situation au 28e jour de la guerre entre Israël et le Hamas

  • Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est arrivé en Israël, au début de sa deuxième tournée au Moyen-Orient depuis le début de la guerre, et doit appeler à des "mesures concrètes" pour épargner les civils à Gaza
  • Le puissant chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, doit prononcer un discours vendredi pour la première fois depuis le début de la guerre et indiquer si sa formation, alliée du Hamas et soutenue par l'Iran, entrera de plain-pied dans le conflit

JERUSALEM: La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dans son 28e jour vendredi, a été déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle.

En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche ce territoire totalement assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens, et y conduit depuis le 27 octobre des opérations terrestres.

Voici les derniers développements:

Blinken de nouveau en Israël

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est arrivé en Israël, au début de sa deuxième tournée au Moyen-Orient depuis le début de la guerre, et doit appeler à des "mesures concrètes" pour épargner les civils à Gaza.

Discours très attendu du chef du Hezbollah

Le puissant chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, doit prononcer un discours vendredi pour la première fois depuis le début de la guerre et indiquer si sa formation, alliée du Hamas et soutenue par l'Iran, entrera de plain-pied dans le conflit.

A la frontière israélo-libanaise, les accrochages armés quotidiens entre le Hezbollah et l'armée israélienne ont fait 70 morts dans le sud du Liban depuis le 7 octobre, selon un décompte de l'AFP, dont 52 combattants du Hezbollah et au moins sept civils. Huit soldats et un civil ont été tués du côté israélien, selon les autorités.

Raids aériens et combats au sol à Gaza

Israël a mené vendredi de nouvelles frappes contre le Hamas dans la bande de Gaza, où il poursuit ses opérations terrestres, encerclant la ville de Gaza.

Des vidéos postées par le Hamas montrent des combattants du groupe islamiste surgissant de tunnels pour attaquer les chars israéliens, dont la progression est rendue difficile par les destructions.

Transfert forcé

Israël a commencé à renvoyer à Gaza des "milliers" de Palestiniens originaires du territoire qui travaillaient sur son sol avant le 7 octobre, via le terminal de Karem Abou Salem. Tout ceux qui étaient en Israël au 7 octobre seront ramenés à Gaza, d'après le bureau du Premier ministre israélien.

Lampes torches

Des médecins soignent les patients à l'aide de lampes torches de téléphones portables à l'hôpital al-Shifa, le plus grand de Gaza, où les responsables de la santé continuent de mettre en garde contre le manque de carburant pour faire fonctionner les générateurs.

Selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 14 hôpitaux sur 36 que compte la bande de Gaza ne fonctionnent plus.

Bilans

Selon un dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas jeudi, 9.061 personnes, dont 3.760 enfants, ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

En Cisjordanie occupée, plus de 130 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le 7 octobre, d'après l'Autorité palestinienne.

Côté israélien, plus de 1.400 personnes selon les autorités ont été tuées depuis le 7 octobre, en majorité des civils le jour de l'attaque du Hamas, et plus de 240 personnes ont été prises en otage ce jour-là, d'après les autorités israéliennes. Quatre femmes ont été libérées à ce jour.

Jeudi, l'armée a indiqué que 332 soldats israéliens avaient été tués depuis le début de la guerre.

«Risque de génocide»

Des experts de l'ONU, dont la rapporteure spéciale sur la situation des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés, ont estimé jeudi que le peuple palestinien courait "un grave risque de génocide".


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.