L'aéroport de Hambourg bloqué par une prise d'otage

Un avion Airbus A321XLR roule sur la piste avant de décoller pour son premier vol depuis l'usine Airbus de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 15 juin 2022. (AFP)
Un avion Airbus A321XLR roule sur la piste avant de décoller pour son premier vol depuis l'usine Airbus de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 15 juin 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 05 novembre 2023

L'aéroport de Hambourg bloqué par une prise d'otage

  • «L'opération de police se poursuit, le trafic aérien reste jusqu'à nouvel ordre suspendu», a indiqué la direction de cet aéroport du Nord de l'Allemagne tôt dans la matinée sur son compte X (ex-Twitter)
  • La police a dit croire qu'un «litige concernant la garde d'un enfant est à l'origine» de cet incident

BERLIN: Le trafic de l'aéroport de Hambourg restait bloqué dimanche matin par une prise d'otage sur le tarmac, après l'enlèvement présumé d'un enfant par son père dans le cadre d'un conflit familial, ont indiqué les autorités locales.

"L'opération de police se poursuit, le trafic aérien reste jusqu'à nouvel ordre suspendu", a indiqué la direction de cet aéroport du Nord de l'Allemagne tôt dans la matinée sur son compte X (ex-Twitter).

"Nous avons mobilisé des psychologues de la police et actuellement nous parlons avec l'auteur des faits, nous misons ici sur une solution négociée", a déclaré de son côté une porte-parole de la police, Sandra Levgrün, à la chaîne régionale de télévision publique NDR.

Elle a qualifié de "très bon signe" que le père de famille soit resté en contact avec les autorités "depuis si longtemps".

Samedi soir, vers 20H00 locales (19H00 GMT), l'homme armé a enfoncé un portail de l'aéroport à bord de sa voiture et pénétré sur le tarmac, tirant deux fois en l'air et jetant deux bouteilles en feu, un genre de cocktail molotov, hors de l'habitacle, a précisé un porte-parole de la police.

La police a dit croire qu'un "litige concernant la garde d'un enfant est à l'origine" de cet incident.

Selon elle à bord de la voiture se trouvent un père et son enfant. Le quotidien Bild indique que l'homme est âgé de 35 ans et de nationalités turque, et que l'enfant est une petite fille âgé de 4 ans. La police a indiqué que les négociations se déroulaient en turc.

Auparavant, l'épouse du conducteur de la voiture avait alerté la police de l'enlèvement de cet enfant, a indiqué un porte-parole de la police, a-t-il ajouté.

Le père de famille s'est retranché dans son véhicule au pied d'un avion de ligne de la compagnie turque Turkish Airlines.

Samedi soir, 17 vols prévus pour atterrissage à Hambourg, avec 3.200 personnes à bord, ont dû être détournés. Pour dimanche, 286 vols sont en principe prévus, transportant 34.500 passagers.


Peur, épuisement et pénurie de munitions dans l'Est ukrainien après deux ans de guerre

Peur, épuisement et pénurie de munitions dans l'Est ukrainien après deux ans de guerre
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  • Les défenses ukrainiennes tremblent, affaiblies par le manque d'hommes et de munitions
  • Depuis des mois, les mauvaises nouvelles s'accumulent: l'échec de la contre-offensive estivale de Kiev, le tarissement de l'aide occidentale, les pénuries d'armements…

KOSTIANTYNIVKA: Lioudmyla Polokova erre parmi les décombres de son école, frappée en janvier par deux missiles russes. L'enseignante sait qu'il est loin le jour où, peut-être, y résonneront de nouveau des rires d'enfants.

Marchant sur le sol jonché de bris de verre et de pages arrachées, elle raconte son épuisement, après deux années à vivre avec les bombes russes qui s'abattent sur sa ville de Kostiantynivka et sur le reste du Donbass ukrainien.

A 18 kilomètres de là, sur le front, les forces russes sont à l'offensive. Les défenses ukrainiennes tremblent, affaiblies par le manque d'hommes et de munitions.

"Nous sommes fatigués d'entendre que nos hommes meurent. Nous sommes fatigués de voir tout ça de nos propres yeux, de ne pas dormir la nuit à cause du bruit, à cause des missiles", confie à l'AFP cette prof de 62 ans depuis la cour d'école, qui surplombe un cimetière et des cheminées d'usines soviétiques.

Elle veut encore croire en "des jours meilleurs", alors que l'Ukraine marquera le 24 février le deuxième anniversaire de l'invasion russe. Mais dans toute la région, un sentiment croissant d'abattement est palpable.

Depuis des mois, les mauvaises nouvelles s'accumulent: l'échec de la contre-offensive estivale de Kiev, le tarissement de l'aide occidentale, les pénuries d'armements, la consolidation de la machine de guerre russe, et désormais aussi la chute d'Avdiïvka, ville forteresse ukrainienne abandonnée aux Russes le 17 février.

Et chez les soldats ukrainiens, le sentiment de vaciller au bord d'un abîme grandit.


«Nous devrions tous les tuer», réagit un membre du Congrès américain sur Gaza

Andy Ogles est connu pour son soutien ferme et inconditionnel à Israël (Photo, AFP).
Andy Ogles est connu pour son soutien ferme et inconditionnel à Israël (Photo, AFP).
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  • Les propos d’Ogles sont «révélateurs de la complicité de Washington» dans les souffrances des habitants de Gaza, avertissent les experts
  • Une vidéo controversée révèle que les États-Unis ont opposé leur veto à la résolution de l’ONU sur le cessez-le-feu pour la troisième fois

LONDRES: Un membre du Congrès américain a suscité l’indignation après avoir lancé «Nous devrions tous les tuer» en référence aux Palestiniens de Gaza.

Mardi, le représentant américain de la cinquième circonscription du Tennessee, Andy Ogles, a été approché par un groupe d’activistes propalestiniens à Washington.

L’un d’entre eux lui a dit: «J’ai vu les images de corps d’enfants déchiquetés. C’est l’argent que je paye en impôts qui va bombarder ces enfants.»

«Vous savez quoi? Je pense que nous devrions tous les tuer, si cela peut vous rassurer. Le Hamas et les Palestiniens attaquent Israël depuis vingt ans. Il est temps de payer les pots cassés», a répondu Ogles.

La vidéo choquante du membre républicain du Congrès a suscité une condamnation générale sur les réseaux sociaux, les experts avertissant que les propos d’Ogles sont révélateurs de la complicité de Washington dans les souffrances des habitants de Gaza. 

«Pour ceux d’entre vous qui se demandent comment les nazis, Daech, etc. peuvent tuer des gens sans discernement, vous voyez maintenant des dirigeants et des personnes éminentes dans les sociétés démocratiques soi-disant éclairées démontrer que l’adhésion aveugle à toute idéologie peut transformer des gens ordinaires en monstres diaboliques», a écrit Faisal Kutty, avocat, auteur et défenseur des droits de l’homme, sur la plate-forme X.

«Ces personnes ont toutes vendu leur âme au plus offrant», a-t-il ajouté.

Indignation

Ogles, connu pour son soutien ferme et inconditionnel à Israël, a déjà voté en faveur de la censure de la députée Rashida Tlaib, accusée d’avoir soutenu l’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre. Ogles a également proposé une loi visant à empêcher les Palestiniens d’entrer aux États-Unis.

L’indignation suscitée par les propos d’Ogles survient alors que l’administration Biden est de plus en plus critiquée pour avoir opposé son veto à une résolution sur le cessez-le-feu au Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’agit du troisième veto américain depuis le 7 octobre.

L’Unicef a mis en garde contre une augmentation potentielle des décès évitables d’enfants à Gaza en raison de la malnutrition et de la maladie. Jason Lee, de l’ONG Save the Children, a qualifié la situation d’«astronomique» et a averti qu’aucun mot ne pouvait décrire l’ampleur de la mort et de la destruction dans l’enclave.

L’armée israélienne aurait tué plus de 12 400 enfants à Gaza depuis le 7 octobre, et plus de 600 000 enfants sont actuellement bloqués à Rafah. Save the Children a révélé le nombre alarmant d’amputations: en moyenne, plus de dix enfants par jour à Gaza ont perdu une jambe ou les deux depuis le mois d’octobre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington va sanctionner plus de 500 entités liées à la «machine de guerre» russe

Les Etats-Unis annonceront vendredi de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, visant plus de 500 entités liées "à ses soutiens et à sa machine de guerre" (Photo, AFP).
Les Etats-Unis annonceront vendredi de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, visant plus de 500 entités liées "à ses soutiens et à sa machine de guerre" (Photo, AFP).
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  • La Maison Blanche avait indiqué plus tôt dans la journée que des sanctions majeures contre la Russie seraient annoncées vendredi
  • Joe Biden a rencontré jeudi à San Francisco la veuve et la fille d'Alexeï Navalny

WASHINGTON: Les Etats-Unis annonceront vendredi de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, visant plus de 500 entités liées "à ses soutiens et à sa machine de guerre", a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole du département américain du Trésor.

"Il s'agira de la tranche la plus importante depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par Poutine", a-t-elle précisé, soulignant que ces sanctions seront prises à la fois par le département du Trésor et par le département d'Etat.

La Maison Blanche avait indiqué plus tôt dans la journée que des sanctions "majeures" contre la Russie seraient annoncées vendredi, en réponse au décès de l'opposant russe d'Alexeï Navalny, mais aussi pour marquer les deux années écoulées depuis l'invasion de l'Ukraine.

Le président américain Joe Biden a rencontré jeudi à San Francisco la veuve et la fille d'Alexeï Navalny. Le démocrate de 81 ans a accusé le président russe Vladimir Poutine d'être "responsable" de sa mort, annoncée le 16 février.

"Nous avons déjà des sanctions mais nous sommes en train d'en considérer des supplémentaires", avait-il déjà dit lundi.

Les Etats-Unis et l'Union européenne appliquent déjà une batterie de sanctions contre Moscou depuis le déclenchement de la guerre consécutive à l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022.

L'administration Biden assure régulièrement l'Ukraine de son soutien, mais l'aide militaire américaine de 60 milliards de dollars est actuellement bloquée au Congrès.

Le Royaume-Uni, de son côté, a annoncé jeudi des sanctions supplémentaires contre la Russie, visant plus de 50 personnalités et entreprises, notamment dans des secteurs qui permettent à l'armée russe de se fournir en munitions, missiles et explosifs, et des "sources clés de revenus pour la Russie", comme le commerce de métaux, de diamants et de ressources énergétiques.

Londres a également annoncé de nouvelles livraisons de missiles aux Ukrainiens.