Des frappes russes touchent un musée historique à Odessa et font huit blessés, selon Kiev

L'Unesco a dit "condamner fermement" l'attaque, rappelant que "les sites culturels doivent être protégés". (Photo, twitter/unesco_kyiv)
L'Unesco a dit "condamner fermement" l'attaque, rappelant que "les sites culturels doivent être protégés". (Photo, twitter/unesco_kyiv)
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Publié le Lundi 06 novembre 2023

Des frappes russes touchent un musée historique à Odessa et font huit blessés, selon Kiev

  • Des images publiées par les autorités de la ville et le musée montrent des débris et des éclats de verre sur le sol du musée des Beaux-Arts d'Odessa, dont certaines vitres ont explosé
  • Des murs sont fissurés et quelques tableaux semblent avoir été projetés au sol par la force de l'explosion

KIEV : Des frappes russes sur Odessa, grande ville du Sud de l'Ukraine, ont fait au moins huit blessés et endommagé notamment un musée d'art dans la nuit de dimanche à lundi, selon des responsables ukrainiens.

Des images publiées par les autorités de la ville et le musée montrent des débris et des éclats de verre sur le sol du musée des Beaux-Arts d'Odessa, dont certaines vitres ont explosé.

Des murs sont fissurés et quelques tableaux semblent avoir été projetés au sol par la force de l'explosion.

La vice-ministre ukrainienne des Affaires étrangères, Eminé Djeppar, s'est dite "profondément indignée" par cette frappe.

"La destruction délibérée de sites culturels est un crime contre le patrimoine ukrainien", a-t-elle dénoncé, demandant "une réponse internationale forte et une action immédiate de l'Unesco".

Peu après, l'Unesco a dit "condamner fermement" l'attaque, rappelant que "les sites culturels doivent être protégés".

La directrice par intérim du musée, Kateryna Koulaï, a pour sa part indiqué à l'AFP qu'une évaluation "des dégâts (potentiels) invisibles à l'oeil nu" était en cours.

La plupart des oeuvres exposées avaient été "évacuées", a indiqué Oleg Kiper, un responsable des autorités régionales.

"Les dessins et les peintures des expositions en cours n'ont pas été endommagés", a-t-il dit sur Telegram.

Le musée des Beaux-Arts d'Odessa, un élégant bâtiment rose, a été inauguré à la fin du XIXe siècle, selon son site internet.

19 soldats tués

Kiev a accusé Moscou d'avoir tiré quatre missiles et lancé des drones d'attaque depuis les territoires ukrainiens occupés par la Russie.

Dans la région d'Odessa, huit personnes ont été blessées, a annoncé le ministre ukrainien de l'Intérieur Igor Klimenko.

Les frappes ont également atteint une vingtaine d'immeubles et des infrastructures dont la nature n'a pas été précisée.

L'Ukraine redoute en outre de voir Moscou lancer des attaques systématiques sur ses infrastructures d'énergie, comme l'hiver dernier, imposant des coupures de chauffage et de courant à des millions de personnes.

Le chef de l'administration de la présidence ukrainienne Andriï Iermak a rappelé lundi que l'hiver serait "très difficile". "La Russie se prépare, donc nous devons nous préparer aussi", a-t-il dit.

Kiev a réclamé à ses alliés occidentaux de renforcer ses défenses aériennes pour parer une intensification redoutée des frappes russes durant l'hiver.

Dans la région de Kherson, également située dans le Sud, des immeubles ont été touchés par un missile, selon Oleksandre Prokoudine, le gouverneur.

L'un de ces immeubles "a été frappé pour la troisième fois par l'ennemi", a-t-il indiqué, ajoutant que la frappe avait blessé une habitante.

L'armée de l'air ukrainienne a de son côté affirmé que "quinze (drones) Shahed et un missile aérien guidé Kh-59 (avaient) été abattus".

Enfin, l'Ukraine a confirmé qu'un missile russe avait causé la mort de 19 de ses soldats vendredi.

Selon des médias locaux, les soldats étaient réunis pour une cérémonie de remise de décorations près de la ligne de front, dans la région de Zaporijjia.

L'armée ukrainienne avait confirmé que des soldats étaient décédés, sans jusqu'ici préciser leur nombre.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche qu'une enquête serait menée sur les circonstances de cette "tragédie qui aurait pu être évitée", selon lui.

Une procédure judiciaire a été engagée pour "attitude négligente d'un responsable militaire en service", ont annoncé lundi les services de sécurité ukrainiens.

Par ailleurs, dans le sud de la Russie, deux drones ukrainiens ont été abattus dans la région de Voronej sans faire ni victime ni dégât, selon le gouverneur régional Alexandre Goussev.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.