Attaque à Jérusalem-Est: une policière israélienne succombe à ses blessures

Des membres de sécurité israéliens patrouillent dans la rue après qu'une femme membre des forces de sécurité israéliennes a été «grièvement» blessée lors d'une attaque au couteau à Jérusalem, le 6 novembre 2023, selon la police (Photo de FADEL SENNA / AFP).
Des membres de sécurité israéliens patrouillent dans la rue après qu'une femme membre des forces de sécurité israéliennes a été «grièvement» blessée lors d'une attaque au couteau à Jérusalem, le 6 novembre 2023, selon la police (Photo de FADEL SENNA / AFP).
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Publié le Lundi 06 novembre 2023

Attaque à Jérusalem-Est: une policière israélienne succombe à ses blessures

  • En milieu d'après-midi, la police a annoncé que la policière avait succombé à ses blessures
  • La victime, âgée de 20 ans, qui possède aussi la nationalité américaine, était arrivée en Israël deux ans plus tôt

JERUSALEM: Une policière israélienne est décédée lundi après une attaque au couteau devant un poste de police de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la Ville sainte annexée par Israël, où son assaillant âgé de 16 ans a été tué, a annoncé la police israélienne.

A Jérusalem, "un terroriste armé d'un couteau est arrivé au poste de police de Shalem et a poignardé une combattante de la police aux frontières (...) Les forces de la police aux frontières ont neutralisé le terroriste en tirant", a indiqué la police lundi matin dans un communiqué.

En milieu d'après-midi, la police a annoncé que la policière avait succombé à ses blessures après que l'assaillant, adolescent, l'a "poignardée mortellement".

La victime, âgée de 20 ans, qui possède aussi la nationalité américaine, était arrivée en Israël deux ans plus tôt, a indiqué la police.

Elle résidait dans le kibboutz de Saad, près de Gaza, dans la zone prise pour cible par le mouvement islamiste palestinien Hamas lors de l'attaque du 7 octobre.

Les services de secours israéliens du Magen David Adom ont aussi pris en charge un autre membre des forces de sécurité, 20 ans également, légèrement blessé lors de l'attaque au couteau.

Selon la police israélienne, l'attaquant est un jeune Palestinien d'Al-Issaouiya, un quartier de Jérusalem-Est occupée par Israël depuis 1967. Un "autre suspect" en lien avec l'attaque a été arrêté à proximité, de même source.

Lundi matin, le secteur de l'attaque près de la porte de Damas, une des entrées de la Vieille ville, a été bouclé et le chef de la police israélienne Yaakov Shabtaï s'est rendu sur place.

Le 12 octobre, un Palestinien de Jérusalem-Est avait ouvert le feu au même endroit blessant deux soldats, avant d'être tué.

Et le 30 octobre, un autre Palestinien de Jérusalem-Est avait été tué après avoir poignardé et blessé un policier israélien non loin de là.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque meurtrière inédite du mouvement islamiste sur le sol israélien, les tensions sont nombreuses à Jérusalem-Est dont fait partie la Vieille ville désertée par les touristes.

"Nos policiers sont en première ligne depuis un mois", a souligné sur place le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, prônant "la tolérance zéro" et appelant à détruire la maison de l'attaquant --comme Israël le fait régulièrement pour les auteurs de telles attaques.

En Cisjordanie occupée, plus de 150 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le 7 octobre, selon le ministère palestinien de la Santé.

Au moins 1 400 personnes sont mortes côté israélien, selon les autorités, en majorité des civils tués le jour même de l’attaque sans précédent perpétrée par le Hamas en Israël.

Selon le Hamas, plus de 10 000 personnes, en majorité des civils et dont plus de 4 000 enfants, ont été tuées dans la bande de Gaza, dans les bombardements israéliens dévastateurs.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.