Le Hamas n'acceptera pas un «gouvernement de Vichy» à Gaza, selon un responsable

Une voiture passe devant une affiche géante représentant le Hamas intitulée «Opération Al-Aqsa» dans la capitale libanaise Beyrouth, le 2 novembre 2023 (Photo de JOSEPH EID / AFP).
Une voiture passe devant une affiche géante représentant le Hamas intitulée «Opération Al-Aqsa» dans la capitale libanaise Beyrouth, le 2 novembre 2023 (Photo de JOSEPH EID / AFP).
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Publié le Lundi 06 novembre 2023

Le Hamas n'acceptera pas un «gouvernement de Vichy» à Gaza, selon un responsable

  • Israël a annoncé que le but de sa guerre en cours à Gaza était d'«anéantir le Hamas»
  • «A ceux qui pensent que le Hamas va disparaître, le Hamas restera ancré dans la conscience (...) de notre peuple, et aucune force sur terre ne pourra l'anéantir ou le marginaliser», a déclaré le chef du mouvement au Liban

BEYROUTH: Un dirigeant du Hamas au Liban a affirmé lundi que le mouvement islamiste palestinien resterait à Gaza et n'accepterait pas "un gouvernement de Vichy" dans ce territoire qu'il contrôle.

Israël a annoncé que le but de sa guerre en cours à Gaza était d'"anéantir le Hamas", en riposte aux attaques du 7 octobre du mouvement islamiste sur son sol ayant fait au moins 1 400 morts, en majorité des civils, selon les autorités. Les bombardements israéliens menés en représailles ont fait plus de 10 000 morts dans la bande de Gaza, essentiellement des civils, selon le Hamas.

"A ceux qui pensent que le Hamas va disparaître, le Hamas restera ancré dans la conscience (...) de notre peuple, et aucune force sur terre ne pourra l'anéantir ou le marginaliser", a déclaré lors d'une conférence de presse le chef du mouvement au Liban, Oussama Hamdane.

"Notre peuple ne permettra pas aux Etats-Unis d'imposer ses plans visant à créer une administration qui lui convienne et qui convienne à l'occupation (Israël, ndlr), et notre peuple n'acceptera pas un nouveau gouvernement de Vichy", a-t-il ajouté, en référence au régime collaborationniste français sous l'occupation nazie, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Mardi au Congrès, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avait affirmé que l'Autorité palestinienne devrait reprendre "à un moment donné" le contrôle de la bande de Gaza au Hamas, et que de tierces parties internationales pourraient peut-être jouer un rôle lors d'une période intérimaire.

"La bande de Gaza est partie intégrante de l'Etat de Palestine", a affirmé dimanche le président palestinien Mahmoud Abbas, dont l'Autorité a été délogée de Gaza par le Hamas en 2007.

"Nous prendrons nos responsabilités entières dans le cadre d'une solution politique globale pour la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza", a-il ajouté en recevant M. Blinken à Ramallah, où siège son Autorité qui ne gouverne qu'en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.

Les dernières élections législatives palestiniennes remontent à 2006 et elles avaient été remportées par le Hamas. Empêché d'exercer un réel pouvoir malgré cette victoire, le mouvement islamiste a pris le contrôle de la bande de Gaza par la force l'année suivante en mettant en déroute les services de sécurité de l'Autorité palestinienne.

Avant cela, le petit territoire a été occupé par Israël en 1967 jusqu'à son retrait unilatéral en 2005.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.