Irak: deux attaques de drones contre la coalition internationale antijihadistes

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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Irak: deux attaques de drones contre la coalition internationale antijihadistes

  • Mardi matin, "à deux moments différents, trois drones ont attaqué coalition internationale", ont annoncé dans un communiqué les services antiterroristes du Kurdistan autonome.
  • Depuis le 17 octobre, les forces américaines et leurs alliés basés en Irak et en Syrie ont été la cible de 38 attaques de drones ou de roquettes qui ont blessé 45 Américains, avait déclaré lundi le Pentagone

ERBIL: Deux attaques infructueuses menées avec des drones ont visé mardi matin au Kurdistan d'Irak une base militaire à l'aéroport d'Erbil abritant des troupes de la coalition internationale antijihadistes, ont rapporté les autorités locales.

Interrogé par l'AFP, un responsable du département de la Défense américain a assuré, sous couvert de l'anonymat, que les "attaques d'aujourd'hui" n'avaient "pas fait de victimes ou de dommages aux infrastructures". Les deux attaques de mardi n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.

Le nombre d'attaques visant les forces américaines et de la coalition internationale antijihadiste déployées en Irak et en Syrie a bondi depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent sur le sol israélien du mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza et soutenu par l'Iran.

Mardi matin, "à deux moments différents, trois drones ont attaqué coalition internationale", ont annoncé dans un communiqué les services antiterroristes du Kurdistan autonome.

Lors de la première attaque "contre la base militaire à l'aéroport d'Erbil, deux drones ont été abattus alors qu'ils étaient dans les airs", souligne le communiqué. Par la suite, un troisième drone a chuté au sol sans avoir explosé, selon la même source.

En visite surprise à Bagdad, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a jugé dimanche "totalement inacceptables" les attaques menées contre les troupes américaines. "Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour protéger les nôtres", a-t-il martelé.

Depuis le 17 octobre, les forces américaines et leurs alliés basés en Irak et en Syrie ont été la cible de 38 attaques de drones ou de roquettes qui ont blessé 45 Américains, avait déclaré lundi le Pentagone.

La plupart de ces attaques ont été revendiquées par un groupe baptisé "Résistance islamique en Irak" sur des canaux Telegram affiliés aux factions irakiennes proches de l'Iran.

Les Etats-Unis accusent Téhéran d'être impliqué par procuration dans ces attaques.

Elles ont été condamnées par le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, porté au gouvernement par une coalition de partis pro-Iran, qui a promis des "enquêtes" pour en connaître les auteurs.

Washington compte environ 2.500 soldats en Irak et près de 900 en Syrie qui combattent l'organisation Etat islamique (EI), dans le cadre d'une coalition internationale antijihadistes ayant vu le jour en 2014.

Aujourd'hui la coalition assure que son engagement en Irak se limite à un rôle d'assistance et de conseils apportés aux forces locales.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.