Pourquoi nous devons nous féliciter de la gestion financière saoudienne

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Publié le Jeudi 24 décembre 2020

Pourquoi nous devons nous féliciter de la gestion financière saoudienne

  • Les chiffres financiers saoudiens prouvent le succès de l’objectif de la Vision 2030 de diversification de l'économie, hors des hydrocarbures
  • Les revenus non pétroliers sont l'un des objectifs les plus importants de la Vision 2030, leur pourcentage en 2020 ayant atteint 46,5%, le plus élevé jamais enregistré

L'économie mondiale a été paralysée par la pandémie. Cependant, les chiffres financiers saoudiens prouvent le succès de l’objectif de la Vision 2030 de diversification de l'économie, hors des hydrocarbures. À titre d’exemple, en 2004, le prix moyen du Brent était d’environ 40 dollars le baril (1 dollar = 0,82 euro), tandis que les revenus de l’Arabie saoudite étaient de 392 milliards de riyals saoudien, ou SR (1 riyal = 0,22 euro). En revanche, en 2020, le Brent brut était à 40 dollars le baril, tandis que les revenus saoudiens étaient de 770 milliards de SR, soit près du double, alors que le prix moyen du pétrole restait plus ou moins au même niveau.

Les stratégies financières du gouvernement saoudien ont porté leurs fruits, malgré la pandémie qui a plongé le monde dans un état de panique. Alors que le monde faisait face à une obscurité économique soudaine et morose, le Royaume était l'un des pays les mieux préparés en raison de sa vaste vision de transformation de son économie et de ses finances.

Le budget pour 2021 a représenté un retour de la croissance et de la dépendance à des revenus non pétroliers, avec des dépenses estimées à 990 milliards de SR, des revenus de 849 milliards, et un déficit budgétaire de 141 milliards.

Les revenus non pétroliers estimés pour 2021 s'élèvent à 358 milliards de SR, soit 53,5% des revenus totaux, alors que les revenus pétroliers de 2020 étaient de 491 milliards de SR. Cette tendance prouve bien que le Royaume continue de s'éloigner de la dépendance au pétrole, et diversifie ses sources de revenus.

Les revenus non pétroliers sont l'un des objectifs les plus importants de la Vision 2030, leur pourcentage en 2020 ayant atteint 46,5%, le plus élevé jamais enregistré. Il s'agit d'un développement très important, car cela signifie que le Royaume n'est plus à la merci de la volatilité des prix du pétrole, qui ont durant de nombreuses années perturbé ses plans de développement. Ainsi, moins dépendant des revenus pétroliers, le budget 2021 enregistrera une bonne croissance.

En ce qui concerne le secteur privé, des taux d'intérêt bas contribueront à une sortie de crise rapide, avec des taux susceptibles de rester bas pendant au moins les deux prochaines années. Ce sera un catalyseur pour que le secteur privé se développe dans de nouveaux domaines et projets, tandis que les coûts de financement des entreprises seront en baisse.    

Plus importante encore que les chiffres: la nécessité de mettre en place une gestion financière efficace et rassurante. Il faut féliciter ici la gestion financière du Royaume, dirigée par le ministère des Finances. Ce ministère a travaillé sans relâche pour mettre l'accent sur le rendement et les résultats, étudiant de manière efficace et efficiente les meilleures options, et soulignant son engagement sans compromis en faveur de la transparence et de la responsabilité.

En adoptant les normes les plus élevées, le ministère a réalisé d’immenses progrès et réformes en peu de temps, et sa campagne de modernisation aura des résultats positifs durables pour l'économie et la société saoudiennes au sens large.

Faisal Faeq est conseiller en marketing de l'énergie et du pétrole. Il avait auparavant travaillé auprès de l'Opep et de Saudi Aramco.

Twitter: @faisalfaeq

NDLR : Les opinions exprimées dans cette rubrique par leurs auteurs sont personnelles, et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d’Arab News.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com