L’Institut français: un partenaire culturel et artistique incontournable en Arabie saoudite

Eva Nguyen Binh, présidente depuis juillet 2021 du conseil d'administration de l'Institut français et ambassadrice, chargée de mission pour l'action culturelle extérieure de la France, a effectué une visite de quelques en jours en Arabie saoudite. (Photo, fournie).
Eva Nguyen Binh, présidente depuis juillet 2021 du conseil d'administration de l'Institut français et ambassadrice, chargée de mission pour l'action culturelle extérieure de la France, a effectué une visite de quelques en jours en Arabie saoudite. (Photo, fournie).
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Publié le Jeudi 09 novembre 2023

L’Institut français: un partenaire culturel et artistique incontournable en Arabie saoudite

  • Eva Nguyen Binh, la présidente de l'Institut français, a effectué une visite de quelques jours en Arabie saoudite
  • «Je crois que nous sommes passés du souhait de montrer ce que les Français savent faire à une volonté de dialogue et de collaboration avec les partenaires locaux», explique Eva Nguyen Binh à Arab News en français

RIYAD: La coopération culturelle entre l’Arabie saoudite et la France couvre de nombreux secteurs culturels, notamment le patrimoine culturel, les musées, l’architecture, l'archéologie, les industries culturelles et créatives, le cinéma et les arts visuels.

Les visites officielles de haut niveau se multiplient entre les deux pays et aboutissent à la signature de plusieurs partenariats et de mémorandums d’entente dans le domaine culturel et artistique, traduisant  l’intérêt des deux pays à renforcer et diversifier leurs relations bilatérales.

Eva Nguyen Binh, présidente depuis juillet 2021 du conseil d'administration de l'Institut français et ambassadrice, chargée de mission pour l'action culturelle extérieure de la France, a effectué une visite de quelques en jours en Arabie saoudite.

Diplômée de l’IEP de Strasbourg, diplomate depuis 1994, ancienne conseillère politique à l'ambassade de France à l’étranger, Eva Nguyen a effectué une grande partie de sa carrière au ministère des Affaires étrangères. Passée par le groupe Michelin, elle a occupé les fonctions de conseillère de coopération et d’action culturelle à l'ambassade de France au Vietnam, et a également été ambassadrice au Cambodge.

Durant son séjour dans le Royaume, elle a tenu des réunions de travail avec divers partenaires locaux et a rencontré les membres du service chargé de la coopération et de l’action culturelle de l’ambassade de France en Arabie saoudite.

L’Institut français œuvre depuis plus d’un siècle au rayonnement français à l’étranger. «La politique culturelle française à l'international est très ancienne. L’Institut français, tel qu'il existe aujourd'hui, a été créé en 1922 sous une autre forme», explique Eva Nguyen Binh à Arab News en français.

Durant plusieurs décennies, la politique culturelle de la France a été axée essentiellement sur la diffusion, mais ces dernières années, elle est plutôt centrée sur le partenariat. «Je crois que nous sommes passés du souhait de montrer ce que les Français savent faire à une volonté de dialogue et de collaboration avec les partenaires locaux. Il y a cette envie de travailler ensemble», assure Eva Nguyen Binh.

La France est impliquée dans la réalisation d’importants projets culturels et artistiques en Arabie saoudite et la contribution de l’Institut français demeure indispensable face à tous ces défis dans lesquels la France investit d’importantes ressources financières.

«L'Institut français, il faut le rappeler, est une institution qui travaille pour le compte du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture. Il a deux missions: soutenir la visibilité à l'étranger des artistes, des créateurs et créatrices français, mais aussi soutenir la collaboration culturelle internationale, ce qui signifie encourager des projets que des Français et des artistes d'autres pays peuvent faire ensemble», note la présidente de l’Institut français.

«Je suis venue pour voir ce qui se passe en Arabie saoudite, étudier les possibilités de développer encore davantage notre collaboration, rencontrer les partenaires locaux, les écouter, ainsi que l’équipe à Riyad», souligne Eva Nguyen Binh. «L’Institut français travaille avec l'ensemble des ambassades, des Instituts français et des Alliances françaises dans le monde, ainsi qu'avec un nombre très important de partenaires locaux.»

La visite de la présidente coïncide avec le deuxième concert de Laurent Coulondre dans le cadre des activités de la saison culturelle française, lancée par l'ambassadeur français, Mr. Ludovic Pouille, le 5 octobre dernier.

«L'année 2024 est extrêmement riche en événements internationaux dans laquelle la France est pleinement impliquée. Il y a évidemment les jeux Olympiques 2024. Il est très important qu’il y ait une résonance de ces jeux en Arabie saoudite», déclare Eva Nguyen Binh à Arab News en français. «Les Jeux Olympiques et Paralympiques donneront lieu à des collaborations dans le reste du monde, portées par notre ambassade, notre service de coopération et d'action culturelle, mais également par les relais que nous pouvons avoir ici, comme bien sûr l'Alliance française.»

«En Arabie saoudite, il y aura bien sûr beaucoup d'autres choses. Il y aura aussi le Sommet de la francophonie en France, qui donnera lieu à des projets en résonance dans nombre de pays», poursuit Mme Nguyen Binh. «Lors de ma visite en Arabie saoudite, on a discuté de beaucoup de thématiques comme l’e-sport, qui est très fort ici, et d'autres projets, notamment des tournées, qui donnent lieu à des collaborations avec des artistes saoudiens.»

La directrice de l’Institut français évoque la diversité des programmes culturels proposés et qui ont obtenu un fin succès auprès des partenaires locaux et français. «Les résidences d'artistes sont un moyen extrêmement fort de dialogue entre les artistes, pour mieux se connaître et mieux travailler ensemble. Il s’agira d’un axe très fort de notre politique.»

Au cours de son séjour en Arabie saoudite, la présidente de l’Institut français s’est rendue à AlUla. «C'est un choc, je dirais esthétique et émotionnel parce que le lieu, les paysages sont extrêmement beaux, extrêmement forts.» L’occasion pour elle d’évoquer la coopération dans le domaine archéologique. «Il y a une coopération importante qui se développe dans de nombreux secteurs. Là, il ne s’agit pas de l'Institut français, mais de la France, qui a une expérience extrêmement ancienne en la matière.»

«Le président de la République a signé avec les autorités saoudiennes des accords très forts pour le développement de la coopération, notamment dans le domaine culturel et artistique», conclut Mme Nguyen Binh. «L'Institut français soutiendra ces coopérations et il a déjà commencé à le faire. Mais l'idée, c'est d’aller encore plus loin.»


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.