Airbus: le bénéfice net bondit de 21% au troisième trimestre

Un homme se tient à côté de l'A380 d'Airbus à l'aéroport international de Guarulhos, en périphérie de São Paulo, au Brésil (Photo de YASUYOSHI CHIBA / AFP)
Un homme se tient à côté de l'A380 d'Airbus à l'aéroport international de Guarulhos, en périphérie de São Paulo, au Brésil (Photo de YASUYOSHI CHIBA / AFP)
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Publié le Mercredi 08 novembre 2023

Airbus: le bénéfice net bondit de 21% au troisième trimestre

  • Depuis le début de l'année, le groupe aéronautique a dû inscrire pour 400 millions d'euros de charges pour des estimations retards et surcoûts sur des programmes de satellites qu'il n'a pas précisés.
  • Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 12% au troisième trimestre, à 14,9 milliards d'euros

PARIS: Le bénéfice net d'Airbus a bondi de 21% au troisième trimestre, à 806 millions d'euros, reflétant la "hausse des livraisons d'avions commerciaux", a annoncé mercredi l'avionneur européen.

Le groupe, engagé dans une complexe remontée en cadence de sa production, a livré 172 appareils entre juillet et septembre, soit 22% de plus que l'année précédente à la même période, et maintient son objectif de remettre 720 appareils à ses clients sur l'ensemble de l'année ainsi que ses prévisions financières.

"Notre bénéfice sur les neuf premiers mois reflète la hausse des livraisons d’avions commerciaux, la bonne performance des activités hélicoptères ainsi que les charges liées à la réévaluation de certains programmes de développement de satellites", explique le président exécutif d'Airbus Guillaume Faury, cité dans le communiqué.

Depuis le début de l'année, le groupe aéronautique a dû inscrire pour 400 millions d'euros de charges pour des estimations retards et surcoûts sur des programmes de satellites qu'il n'a pas précisés.

La branche Avions commerciaux, qui va retrouver une existence juridique au sein du groupe comme elle l'avait avant 2019, est bénéficiaire, de même que la branche Hélicoptères. Les activités Defense and Space restent elles légèrement  déficitaires depuis le début de l'année et Airbus indique avoir "entrepris de transformer" cette division.

Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 12% au troisième trimestre, à 14,9 milliards d'euros.

Devant la demande des compagnies aériennes qui multiplient les commandes pour faire face à la croissance attendue de leur trafic et moderniser leurs flottes par des appareils consommant moins de carburant et donc émettant moins de CO2, l'avionneur cherche à augmenter sa production malgré des goulets d'étranglement chez une partie de ses fournisseurs.

"L'environnement mondial (est) de plus plus complexe", selon Guillaume Faury, pour qui "les tensions devraient persister dans la chaîne d’approvisionnement à mesure que progresse la montée en cadence de la production".

Airbus compte ainsi passer la production d'A320 de 40 appareils mensuels pendant la pandémie à 75 exemplaires par mois à l'horizon 2026.

Avec le retour de la demande de long-courriers, déprimée dès avant la crise sanitaire, "l'entreprise a décidé d'augmenter la cadence de production" de l'A350". Elle compte fabriquer 10 de ces gros porteurs par mois en 2026, contre 9 selon une précédente prévision. Airbus en produit actuellement 6 par mois.

L'avionneur maintient ses objectifs de montée en cadence pour les A330 (4 mensuels en 2024) et les A220 (14 mensuels en 2026)

Au 30 septembre 2023, le carnet de commandes s’élevait à 7 992 appareils, dont 6 754 de la famille A320 et 489 A350.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.