Les Etats-Unis approuvent un médicament d'Eli Lilly très attendu contre l'obésité

 Les autorités sanitaires américaines ont annoncé avoir approuvé mercredi un médicament du groupe américain Eli Lilly très attendu contre l'obésité, dernier entrant sur un marché devenu majeur pour l'industrie pharmaceutique (Photo d'illustration, AFP)
Les autorités sanitaires américaines ont annoncé avoir approuvé mercredi un médicament du groupe américain Eli Lilly très attendu contre l'obésité, dernier entrant sur un marché devenu majeur pour l'industrie pharmaceutique (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Jeudi 09 novembre 2023

Les Etats-Unis approuvent un médicament d'Eli Lilly très attendu contre l'obésité

  • La molécule utilisée était déjà approuvée contre le diabète, et parfois déjà prescrite hors des recommandations officielles par certains médecins pour la perte de poids, compte tenu de son efficacité
  • Zepbound est désormais autorisé pour les personnes obèses, ou en surpoids et atteintes d'un problème de santé lié (diabète de type 2, haut taux de cholestérol, ou hypertension)

WASHINGTON: Les autorités sanitaires américaines ont annoncé avoir approuvé mercredi un médicament du groupe américain Eli Lilly très attendu contre l'obésité, dernier entrant sur un marché devenu majeur pour l'industrie pharmaceutique.

Le traitement, qui sera commercialisé sous le nom de Zepbound aux Etats-Unis, est administré par injection une fois par semaine.

La molécule utilisée était déjà approuvée contre le diabète, mais parfois déjà prescrite hors des recommandations officielles par certains médecins pour la perte de poids, compte tenu de son efficacité.

Lors d'un grand essai clinique, Zepbound a démontré permettre une perte de poids significative, a déclaré l'agence américaine des médicaments (FDA) dans un communiqué.

"L'obésité et le surpoids sont des problèmes de santé sérieux, qui peuvent être liés à certaines causes de décès majeures, comme des maladies cardiovasculaires, AVC ou du diabète", a déclaré John Sharretts, directeur d'une branche dédiée à l'obésité au sein de la FDA.

Le Zepbound est désormais autorisé pour les personnes obèses d'une part, et pour celles en surpoids et atteintes dans le même temps d'un problème de santé lié (diabète de type 2, haut taux de cholestérol, ou hypertension), d'autre part.

Son usage doit être combiné avec de l'exercice et un régime alimentaire peu calorique, précise la FDA.

L'agence américaine avertit contre les effets secondaires possibles: nausée, vomissements, constipations, douleurs abdominales...

Le prix a été fixé par Eli Lilly à 1 060 dollars par mois, a fait savoir l'entreprise américaine dans un communiqué, qui s'attend à ce que le traitement soit disponible dans le pays "d'ici la fin de l'année".

Ce prix onéreux, similaire à celui des traitements de la même classe, pose un problème d'accès pour les patients, car les médicaments contre l'obésité ne sont fréquemment pas remboursés par les assurances santé aux Etats-Unis.

"Un accès plus large à ces médicaments est crucial", a déclaré dans un communiqué Mike Mason, responsable au sein de l'entreprise. "C'est pourquoi Lilly s'engage à travailler avec les partenaires du système de soin, gouvernementaux et industriels pour s'assurer que les personnes pouvant bénéficier de Zepbound puissent y avoir accès."

Engouement

Ce médicament appartient à une nouvelle génération de traitements, imitant une hormone gastro-intestinale (GLP-1) qui active des récepteurs dans le cerveau jouant un rôle dans la régulation de l'appétit.

Selon une analyse de JP Morgan, les analogues du GLP-1 représentent un marché à 140 milliards de dollars d'ici 2032, qui restera dominé par Eli Lilly et le laboratoire danois Novo Nordisk.

La molécule d'Eli Lilly, la tirzepatide, était déjà commercialisée sous le nom de Mounjaro pour les personnes souffrant de diabète de type 2, depuis une autorisation de la FDA en 2022.

Novo Nordisk utilise lui une molécule appelée semaglutide, autorisée contre l'obésité aux Etats-Unis depuis 2021 sous le nom de Wegovy.

Son pendant contre le diabète, autorisé depuis 2017 et appelé Ozempic, a de son côté récemment connu des ruptures de stocks périodiques, après avoir fait fureur sur les réseaux sociaux pour ses propriétés amaigrissantes.

Cet engouement fait craindre que des personnes n'étant pas clairement en surpoids en fassent un usage détourné pour perdre quelques kilos. Pour elles, les risques associés à ces médicaments ne peuvent être contre-balancés par les bénéfices gagnés pour la santé des personnes obèses.

Une récente étude s'étant penchée sur plusieurs de ces médicaments, dont Ozempic, a montré qu'ils augmentaient le risque de problèmes gastro-intestinaux (occlusion intestinale...).

Un autre problème pointé du doigt par les experts est que ces traitements doivent être pris sur le long voire le très long terme, sous peine de reprendre le poids perdu.

Aux Etats-Unis, environ 40% des adultes souffrent d'obésité.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.