Comment l'Arabie saoudite s'efforce de lutter contre l'obésité et la sédentarité

Khaled Mohsen Chaeri, l'homme de 610 kg qui a dû être transporté par avion lundi, a incité l'Arabie saoudite à planifier la création d'un centre national de traitement de l'obésité (Photo, Reuters/Archives).
Khaled Mohsen Chaeri, l'homme de 610 kg qui a dû être transporté par avion lundi, a incité l'Arabie saoudite à planifier la création d'un centre national de traitement de l'obésité (Photo, Reuters/Archives).
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Publié le Samedi 22 juillet 2023

Comment l'Arabie saoudite s'efforce de lutter contre l'obésité et la sédentarité

  • L’Arabie saoudite a mis en œuvre des politiques dans le cadre de Vision 2030, afin de promouvoir la perte de poids et d'améliorer la qualité de vie
  • La Fédération du sport pour tous souligne l'importance de l'activité physique pour freiner la progression de l'obésité
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«Notre objectif est de permettre aux communautés de l’Arabie saoudite d'être aussi actives et saines que possible», a déclaré le prince Khaled ben Alwalid, président de la Fédération saoudienne des sports pour tous (Photo, fournie).

DJEDDAH: Il y a quelques mois, Mohammed Munshi, un homme d'affaires saoudien de 40 ans, qui avait toujours lutté contre le surpoids, a été hospitalisé d'urgence après avoir développé d'étranges symptômes.

«Pendant deux semaines consécutives, j'ai eu des nausées, j'étais anxieux et je consommais des boissons sucrées de manière excessive en raison d'un goût amer dans la bouche qui modifiait le goût de tout, notamment celui de l'eau», a révélé Munshi à Arab News.

«J'avais constamment chaud, mon cou devenait noir et ma vision s'affaiblissait considérablement, mais je ne comprenais pas pourquoi», a-t-il ajouté.

Lorsque les médecins ont vérifié la glycémie de Munshi, les résultats du laboratoire ont indiqué une valeur de 900. Toute valeur supérieure à 500 est considérée comme dangereuse.

Munshi souffrait de diabète sucré, une maladie liée à un contrôle inadéquat du taux de glucose dans le sang.

«Même après quatre doses d'insuline, mes taux sont restés dangereusement élevés et les symptômes ont persisté», a-t-il signalé.

Des examens médicaux complémentaires ont révélé que Munshi avait développé une acidocétose diabétique, une affection grave et potentiellement mortelle résultant d'une hyperglycémie prolongée.

Pendant une semaine après le diagnostic, il n'a pas été autorisé à manger, sa consommation d'eau a été limitée à trois bouchons par jour et il a reçu des doses quotidiennes d'insuline pour équilibrer ses niveaux.

«Il m'a fallu un certain temps pour réaliser à quel point mon mode de vie était malsain; la consommation excessive de nourriture et le mépris des signaux d'alarme», a-t-il précisé.

Munshi fait partie des millions de Saoudiens qui ont adopté un mode de vie malsain pendant des années, ce qui a entraîné des taux d'obésité élevés dans le Royaume.

En réponse aux profondes conséquences sanitaires et sociales du problème de l'obésité, le gouvernement saoudien a mis en œuvre un large éventail de politiques dans le cadre de sa Vision 2030, visant à créer une population en meilleure santé et à améliorer la qualité de vie.

Autrefois considérée comme un fléau réservé aux personnes les plus aisées, l'obésité est devenue, au cours des dernières décennies, un problème de santé mondial important à tous les niveaux de la société. C'est pourquoi l'Arabie saoudite consacre des ressources considérables à la promotion d'une alimentation saine et d'un mode de vie actif.

L'obésité, une maladie complexe qui a atteint des proportions pandémiques dans le monde entier, a presque triplé sa prévalence depuis 1975. Cette augmentation est largement attribuée à l'adoption de modes de vie de plus en plus sédentaires et de régimes alimentaires malsains.

Dans le monde, plus d'un milliard de personnes sont considérées comme étant en surpoids, un tiers d'entre elles étant classées comme obèses. L'Organisation mondiale de la santé indique qu'environ 4 millions de décès par an sont associés à cette maladie.

Une étude publiée en 2022 par l'Observatoire mondial de l'obésité a révélé qu'environ 60% de la population adulte d'Arabie saoudite est en surpoids, dont 20% en situation d’obésité.

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L’Arabie saoudite a mis en œuvre des politiques dans le cadre de la Vision 2030 afin de promouvoir la perte de poids et d'améliorer la qualité de vie (Photo, Shutterstock).

Chez les enfants, 10,5% sont en surpoids et 4,1% sont obèses. Les données récentes des principaux organismes de santé du Royaume indiquent une augmentation de l'obésité chez les enfants, alors que le nombre d'adultes obèses a diminué par rapport aux dix dernières années.

Le gouvernement saoudien affirme qu'il s'est engagé à fournir un accès transparent et égal à des événements sportifs, des compétitions et des équipements de classe mondiale à tous les citoyens, résidents et touristes, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leurs antécédents ou de leurs capacités.

La Fédération du sport pour tous, principale organisation responsable du développement de l'activité communautaire en Arabie saoudite, a souligné l'importance de l'activité physique pour freiner l'augmentation du taux d'obésité.

La Fédération souligne le rôle important que joue l'activité physique pour aider les gens à mener une vie saine, ainsi que l'impact positif du sport sur la société dans son ensemble. Elle veille à ce que tous les membres de la société disposent des outils et du soutien nécessaires pour pratiquer des activités physiques quotidiennes.

L'objectif de la Fédération est d'inciter les jeunes à développer des habitudes d'activité physique et des compétences tout au long de leur vie. Des initiatives telles que le programme de camps d'été, conçu pour les garçons et les filles âgés de 6 à 17 ans, mettent l'accent sur les bienfaits de l'activité physique.

Le programme met l'accent sur les bienfaits de l'activité physique, en exposant les participants, dès leur plus jeune âge, à l'impact positif du sport sur leur vie et leur communauté. Cela permet ainsi de lutter le plus tôt et le plus efficacement possible contre des problèmes tels que l'obésité.

Établie en 2018, la Fédération du sport pour tous a réussi à augmenter les niveaux d'activité physique en Arabie saoudite grâce à sa gamme diversifiée de programmes, d'expériences et de partenariats axés sur la santé et la condition physique.

En conséquence, les niveaux d'activité physique ont considérablement augmenté dans tout le pays, et davantage de personnes profitent des infrastructures disponibles.

Selon l'Autorité générale des statistiques, plus de 48,2% de la population pratique aujourd'hui une activité physique pendant plus de 30 minutes par semaine.

Le mode de vie et les facteurs environnementaux jouent un rôle important dans la réduction du risque de surpoids et d'obésité chez les enfants et les jeunes adultes. Les mauvaises habitudes alimentaires sont un facteur clé.

La Dr Nabila al-Abdellah, professeure agrégée de santé publique et d'épidémiologie à l'université Roi Abdelaziz de Djeddah, s'est inquiétée de l'absence d'enseignement dans les écoles sur les bonnes habitudes alimentaires.

«Les ministères de l'Éducation et de la Santé sont les principaux responsables de la santé des enfants en dehors de leur domicile», a déclaré Al-Abdellah à Arab News.

«En examinant les résultats des visites de terrain effectuées par nos étudiants spécialisés dans plusieurs écoles de filles et de garçons, les rapports déposés ne reflètent pas la situation réelle, en particulier compte tenu d'une récente initiative du ministère de la Santé ciblant les enfants scolarisés », a-t-elle ajouté.

Al-Abdellah a insisté sur la nécessité d'intensifier les campagnes de sensibilisation à la santé publique, notamment auprès des nutritionnistes, des établissements d'enseignement et des centres de santé, afin de cibler non seulement les personnes les plus vulnérables, mais aussi l'ensemble de la société.

«Il n'y a tout simplement pas assez de sensibilisation. C'est un fait», a-t-elle souligné.

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L'obésité, une maladie complexe qui a atteint des proportions pandémiques dans le monde entier, a presque triplé sa prévalence depuis 1975. Cette augmentation est largement attribuée à l'adoption de modes de vie de plus en plus sédentaires et de régimes alimentaires malsains (Photo, Shutterstock).

L'obésité est influée par une série de facteurs, notamment la génétique, l'environnement et les choix alimentaires influencés par de nombreux éléments modifiables et non modifiables, notamment les antécédents familiaux, la démographie et le mode de vie.

Bien qu'aucune approche nutritionnelle ne puisse éliminer complètement le risque d'obésité, les experts affirment qu'il s'agit de modifier les comportements lorsque cela est possible afin d’améliorer les résultats en matière de santé.

«Le meilleur régime dont on puisse bénéficier est celui auquel on peut adhérer», a déclaré à Arab News Mona Anan Aldubyan, diététicienne spécialisée dans l'obésité et la gestion du poids.

«La recherche méta-analytique des résultats de différentes études sur les régimes alimentaires et leur impact collectif sont en moyenne les mêmes. Il n'y a pas de régime unique et le meilleur régime est celui que l'on peut suivre, bien sûr dans le cadre d'une alimentation saine», a-t-elle estimé.

L’adhésion est la clé du succès d'un régime alimentaire visant à changer les habitudes et à réduire le poids, a-t-elle déclaré.

«Si un régime spécial peut être bénéfique pour certaines personnes qui en ont besoin, il est essentiel d'adopter une approche globale pour réduire le risque d'obésité — en trouvant un régime équilibré, en intégrant une activité physique régulière, en tenant compte des préférences alimentaires personnelles, des capacités financières, de la disponibilité des équipements et de ce qui constitue une norme culturelle — afin d'initier des changements de mode de vie à long terme», a expliqué Aldubyan.

«Le défi consiste à ne pas reprendre le poids perdu, car les changements physiologiques et l'adaptation de l'organisme au nouveau poids sont radicaux et peuvent passer par des phases, telles que l'envoi de messages contradictoires au cerveau indiquant que l'on a faim ou que l'on a besoin de sucre. De telles phases se produisent et il s'agit d'un combat de longue haleine. L'obésité est un combat de longue durée», a-t-elle spécifié.

Les interventions et les campagnes de sensibilisation peuvent avoir un effet transformateur sur des personnes comme Munshi, qui est en train de changer complètement de vie.

«Aujourd'hui, je m'entraîne cinq fois par semaine», a déclaré Munshi à Arab News. «J'ai adopté un régime alimentaire sain, sans sucre et pauvre en glucides, et ma glycémie s'est nettement améliorée.»

«Mon but ultime est de pouvoir jouer au football avec mon fils», a-t-il soutenu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran

La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran. (AFP)
La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran. (AFP)
  • A Najaf, dans le sud de l'Irak, où la dépouille de l'ayatollah est arrivée mardi soir par avion, les rues ont été ornées de banderoles en hommage à l'ayatollah et de grands portraits, aux côtés de drapeaux irakiens
  • Le cercueil avait été accueilli mardi soir à l'aéroport international de la ville par le président iranien Massoud Pezeshkian et par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi que par le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi

NAJAF: La foule a envahi les rues de Najaf mercredi pour accompagner le passage du cortège funéraire du guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans ce haut lieu du chiisme en Irak, avant qu'il ne soit inhumé jeudi en Iran.

Cette étape irakienne des cérémonies organisées depuis samedi par l'Iran pour l'adieu à son dirigeant tué le 28 février, au premier jour de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis, intervient alors que des hostilités ont repris dans la nuit entre Washington et Téhéran.

Après des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis ont affirmé avoir frappé plus de 80 cibles en Iran, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

A Najaf, dans le sud de l'Irak, où la dépouille de l'ayatollah est arrivée mardi soir par avion, les rues ont été ornées de banderoles en hommage à l'ayatollah et de grands portraits, aux côtés de drapeaux irakiens.

Le cercueil avait été accueilli mardi soir à l'aéroport international de la ville par le président iranien Massoud Pezeshkian et par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, ainsi que par le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi.

Les autorités irakiennes, qui entretiennent d'étroites relations politiques et religieuses avec Téhéran, ont déclaré la journée de mercredi fériée et annoncé le déploiement d'un important dispositif de sécurité.

A Najaf, la foule a afflué au départ de la procession, qui doit parcourir six kilomètres jusqu'à l'imposant sanctuaire de l'imam Ali, gendre du prophète Mahomet, quatrième calife de l'islam et premier imam chiite, où des dizaines de religieux se tenaient prêts à prier sur le cercueil.

Des fidèles se sont approchés pour toucher le cercueil de Ali Khamenei posé à l'arrière d'un camion. Plus tard dans la journée, la dépouille s'envolera vers Kerbala, plus au nord, jusqu'aux sanctuaires de l'imam Hussein et de son frère Abbas.

L'un des fils du défunt dirigeant, Moustafa, participe à cette étape irakienne. Son autre fils, Mojtaba, qui lui a succédé à la fonction de guide suprême, n'a pas été vu depuis le début des cérémonies, ni depuis sa désignation en mars.

 "Occasion à ne pas manquer" 

"Nous te faisons nos adieux", proclame une banderole à Kerbala, tandis qu'une autre montre une photo de Khamenei avec la phrase: "Celui qui a humilié l'Amérique".

"C'est une occasion à ne pas manquer, de participer aux funérailles de celui qui a défié la puissance de l'Amérique et d'Israël", s'enthousiasme Mohammed al-Bayati, 30 ans, à Najaf.

Haidar Jaafar, qui a voyagé pendant des heures depuis la ville de Bassora dit lui s'attendre à l'afflux de millions de personnes "simplement parce que (Khamenei) a été tué par des mains israélo-américaines".

La ville est le principal centre des séminaires chiites, où les plus hauts responsables cléricaux ont étudié et enseigné.

Alliés

Venu accompagner cet hommage, le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens iraniens de la Révolution, a salué "la planification minutieuse de cet événement historique" par Bagdad, révélatrice selon lui "du lien spirituel profond unissant les deux nations".

Les relations bilatérales n'ont pas toujours été bonnes. Dans les années 1980, le président Saddam Hussein, qui réprimait la population chiite, est entré en guerre contre l'Iran après la Révolution islamique de 1979.

Les deux pays sont devenus de proches alliés après sa chute en 2003 et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement dominé par les chiites à Bagdad, qui doit veiller à un équilibre délicat avec ses deux partenaires, américains et iraniens, eux-mêmes ennemis.

Aujourd'hui, l'Iran ne se contente pas de soutenir des responsables politiques influents mais appuie aussi des groupes armés. Ceux-ci ont participé à la guerre au Moyen-Orient, en soutien à l'Iran, en attaquant des installations américaines en Irak.

Concluant ces obsèques nationales, l'inhumation aura lieu jeudi à Mashhad, ville natale d'Ali Khamenei, dans le nord-est de l'Iran.


Après la défaite face à l'Argentine, les Egyptiens entre déception et fierté

  • Les larmes ont coulé au coup de sifflet final, mais quelques minutes plus tard, les applaudissements ont éclaté lorsque les supporters se sont levés pour saluer la performance des joueurs
  • "Ce n'est pas la fin que nous voulions", témoigne Farida Hamdy, 27 ans. "Mais personne ne peut effacer ce que ces joueurs ont accompli. Ils ont fait croire à chaque Egyptien que nous avions notre place sur la plus grande scène"

LE CAIRE: Même si leur équipe a perdu mardi face à l'Argentine 3-2, les Egyptiens ont applaudi avec "fierté" ces joueurs qui ont porté le pays en huitièmes de finale, un niveau jamais atteint par ce pays en Coupe du monde de football.

"Nous avons le cœur brisé parce que nous croyions pouvoir aller encore plus loin", confie Ismaïl Fawzy, 39 ans, qui a regardé le match avec des centaines de supporters dans un café du quartier huppé d'Héliopolis, dans l'est du Caire.

"Mais quand on pense à tout ce que cette équipe a accompli, on ne peut qu'être fier. Elle nous a offert des souvenirs que nous n'oublierons jamais", ajoute-t-il. "Certes nous avons perdu, mais nous avons déjà écrit l'histoire".

Pour la première fois de son histoire, l'Egypte a remporté un match du Mondial, dépassé la phase de poules et atteint les matchs à élimination directe, ajoutant une page à l'histoire de son football national.

Dans le café d'Héliopolis, les émotions ont oscillé entre déception et fierté.

Les larmes ont coulé au coup de sifflet final, mais quelques minutes plus tard, les applaudissements ont éclaté lorsque les supporters se sont levés pour saluer la performance des joueurs.

"Ce n'est pas la fin que nous voulions", témoigne Farida Hamdy, 27 ans. "Mais personne ne peut effacer ce que ces joueurs ont accompli. Ils ont fait croire à chaque Egyptien que nous avions notre place sur la plus grande scène".

"Rêver plus grand" 

Pendant des décennies, l'histoire de l'Egypte en Coupe du monde avait été faite de rendez-vous manqués.

"Avant cette Coupe du monde, les gens considéraient la qualification comme le rêve", relate Mme Hamdy.

"Maintenant, nous avons atteint les huitièmes de finale. La prochaine génération rêvera encore plus grand grâce à cette équipe", se réjouit-elle auprès de l'AFP.

Le sentiment de fierté s'étend bien au-delà des frontières égyptiennes.

A plus de 1.000 kilomètres de là, dans la bande de Gaza près de la frontière égyptienne, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés dans des cafés improvisés, installés sous des tentes ou construits à partir de tôles ondulées récupérées sur des bâtiments endommagés par la guerre avec Israël.

Des éclairages alimentés par des générateurs illuminent des espaces de visionnage bondés, tandis que des câbles électriques et internet entremêlés courent entre des rangées d'abris.

Des drapeaux égyptiens flottent aux côtés de drapeaux palestiniens, des portraits de l'entraîneur Hossam Hassan et de stars comme Mohamed Salah et Omar Marmoush décorent les lieux.

Tout le monde est là: hommes, femmes, enfants, et blessés avec béquilles et fauteuils roulants abîmés.

Le bourdonnement persistant des drones israéliens se fait entendre au-dessus des têtes, ponctué parfois par des coups de feu, mais les spectateurs restent malgré tout absorbés par le match.

En Cisjordanie occupée, des milliers de personnes se sont également rassemblées à Ramallah, où une zone industrielle avait été transformée en fan-zone.

"Pour les Palestiniens, l'Egypte est bien plus qu'un pays frère ou un voisin", raconte Mohammed Saad, 60 ans, vantant notamment une "histoire partagée".

Le sélectionneur Hossam Hassan a été salué par les Palestiniens après avoir brandi leur drapeau sur le terrain après la victoire contre l'Australie au tour précédent et après l'avoir dédiée au peuple palestinien.

"Cela nous a donné un sentiment de joie et de liberté", dit Moussa Abou Ismaïl, 28 ans, originaire de la ville de Gaza. "Nous avons le sentiment que l'équipe nationale d'Egypte a redonné vie à Gaza".


Iran: une agence de presse fait état d'explosions à Bouchehr, dans le sud-ouest du pays

L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr. (AFP)
L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr. (AFP)
  • "Des explosions ont été entendues à Bouchehr et dans les environs"
  • Dans le sud-ouest de l'Iran, Bouchehr est située au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier

TEHERAN: L'agence de presse iranienne Mehr a fait état mercredi d'une série d'explosions d'origine indéterminée à ce stade dans la ville portuaire de Bouchehr, qui compte la seule centrale nucléaire civile d'Iran, après une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.

"Des explosions ont été entendues à Bouchehr et dans les environs" a écrit Mehr sans plus de précisions. Dans le sud-ouest de l'Iran, Bouchehr est située au large de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier par lequel transite en temps normal 90% du brut iranien.