L'obésité coûte $19 milliards par an à l'Arabie saoudite, selon une étude

L'obésité coûte à l'Arabie saoudite l'équivalent de 2,4% de son produit intérieur brut. (AFP)
L'obésité coûte à l'Arabie saoudite l'équivalent de 2,4% de son produit intérieur brut. (AFP)
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Publié le Samedi 06 novembre 2021

L'obésité coûte $19 milliards par an à l'Arabie saoudite, selon une étude

  • Les personnes souffrant d’obésité ne sont pas les seules responsables de leur état
  • Le Royaume a «l'un des taux d'obésité les plus élevés au monde chez les adultes et les enfants», a déclaré une spécialiste à Arab News

LONDRES: L'obésité coûte à l'Arabie saoudite 19 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro) par an et ce chiffre pourrait monter en flèche d'ici 2060 si le problème n'est pas résolu, selon une nouvelle étude.

Publiée par le BMJ Global Health, l'étude a porté sur huit pays et a révélé que l'obésité coûtait au Royaume l'équivalent de 2,4% de son produit intérieur brut.

L'étude de la Fédération mondiale de l'obésité et de RTI International a révélé que le pays ayant l'impact le plus élevé en pourcentage du PIB est l’Arabie saoudite, dont le taux d'obésité s’élève à environ 35%.

Elle a également mis en garde sur le fait que si «des mesures urgentes» n'étaient pas prises, «l'impact économique en Arabie saoudite devrait atteindre 4,1% d'ici 2060, soit 78 milliards de dollars».

Ces coûts sont déterminés à partir de calculs basés sur des dépenses directes telles que les soins de santé, ainsi que des coûts indirects, dont la mortalité précoce et l'absentéisme au travail. On a constaté que les coûts indirects représentaient 65% des impacts totaux.

L'étude a souligné le fait que les «facteurs sociaux, biologiques et environnementaux» ont un impact sur les niveaux d'obésité, ce qui signifie que les personnes souffrant d’obésité ne sont pas les seules responsables de leur état.

Johanna Ralston, PDG de la Fédération mondiale de l'obésité, a indiqué à Arab News que son organisation avait choisi l'Arabie saoudite dans le cadre de l'étude parce que le Royaume avait «l'un des taux d'obésité les plus élevés au monde chez les adultes et les enfants.»

Elle a ajouté: «Son importante et relativement jeune population, ainsi que ses récents efforts en matière de prévention et de traitement de l'obésité font de l'Arabie saoudite un cas intéressant en tant que pays pilote.»

Ralston a déclaré que les causes de ses taux élevés d'obésité sont «complexes», sachant que «les habitudes alimentaires, les habitudes de sommeil et les niveaux d'activité physique» sont des facteurs déterminants.

Ces défis, a-t-elle ajouté, sont partagés par la plupart des pays du Golfe, qui ont tous des taux d'obésité élevés.

Ralston a salué les initiatives du Royaume, telles que les campagnes de la Fédération saoudienne des sports pour tous, qui «encouragent les individus à adopter des comportements sains».

Elle a toutefois précisé: «Cependant, il est également important, non seulement de fournir un soutien aux personnes ou aux familles qui ont besoin de changer de comportement, mais également de s'attaquer aux facteurs contribuant à l'obésité qui échappent au contrôle de l'individu. Ceux-ci incluent les facteurs biologiques, génétiques, socioculturels, économiques et environnementaux.»

Elle a ajouté: «La prévention, le traitement et la gestion efficaces de l'obésité ne seront pas atteints en implorant simplement les gens de changer leurs comportements.»

Aux niveaux gouvernemental et sociétal, «nous devons nous demander comment nous pouvons aider les gens à mener une vie plus saine. Les gouvernements doivent mettre en œuvre de toute urgence des politiques globales qui facilitent l'accès à des aliments bon marché et nutritifs et à des soins de santé abordables, et permettent à leurs citoyens de mener une vie équilibrée, sans stress ni événements indésirables».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".