Algérie : Le Cerefe plaide pour un déploiement progressif des énergies vertes

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Publié le Jeudi 24 décembre 2020

Algérie : Le Cerefe plaide pour un déploiement progressif des énergies vertes

  • Le Cerefe a indiqué qu’avec «un ensoleillement de plus de deux mille heures par an sur la quasi-totalité de son territoire, l’Algérie dispose de l’un des gisements les plus élevés au monde»
  • Considérée comme peu coûteuse et moins risquée dans sa mise en œuvre, la décentralisation de la production des énergies renouvelables à travers les différentes régions du pays, pourrait permettre l’instauration d’une meilleure inclusion économique

PARIS: Opérationnel depuis novembre 2019, Le Commissariat aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique (Cerefe), pilote de nombreuses opérations dans le déploiement des énergies renouvelables dans le pays. L’organisme est chargé, entre autres, de la mise en place et du contrôle de la qualité des équipements, de la certification des produits et des services, de l’élaboration du cadre réglementaire et de la mise en œuvre de la stratégie industrielle permettant la réalisation des programmes énergies renouvelables (ENR). 

Dans une publication rendue publique le 22 décembre courant, le Cerefe a indiqué qu’avec «un ensoleillement de plus de deux mille heures par an sur la quasi-totalité de son territoire, l’Algérie dispose de l’un des gisements les plus élevés au monde». Mieux encore, l’organisme, se basant sur les cartes réalisées par le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), contenues dans l’atlas des ressources ENR de l'Algérie, souligne que «la durée d’insolation peut atteindre trois mille neuf cents heures dans les hauts plateaux et le Sahara».

Vers une ouverture aux petits producteurs indépendants?

Dans son rapport annuel, intitulé Transition énergétique en Algérie: leçons, états des lieux et perspectives pour un développement accéléré des énergies renouvelables, publié en novembre dernier, le Cerefe a plaidé pour l’ouverture du réseau national d’électricité aux petits et moyens producteurs indépendants de l’énergie photovoltaïque. 

«Le réseau électrique de distribution reste le meilleur support pour mutualiser à grande échelle les productions décentralisées d’électricité à base de ressources renouvelables, il devient urgent de procéder à la mise en œuvre de cette tendance dans le pays sur de bonnes bases», lit-on dans le rapport. 

Le Cerefe précise que le déploiement des unités solaires photovoltaïques, connectées au réseau de distribution, vont permettre le lancement de petites et moyennes capacités de production qui seront une bonne introduction à une stratégie de déploiement des énergies renouvelables à plus grande échelle.

Décentralisation de la production pour une meilleure inclusion économique 

Cette stratégie de déploiement de la production décentralisée est considérée par les auteurs du rapport comme une démarche pragmatique. Car, comme le précise le Cerefe, cette démarche permet de «saisir toutes les opportunités qui peuvent s’offrir quant au développement d’activités économiques autour des productions décentralisées d’électricité solaire, créatrices de richesse et d’emplois à l’échelle locale».

Considérée comme peu coûteuse et moins risquée dans sa mise en œuvre, la décentralisation de la production des énergies renouvelables à travers les différentes régions du pays, pourrait permettre l’instauration d’une meilleure inclusion économique. Dans ce but, le Cerefe recommande la mise en place «d’une réglementation claire et la facilitation des investissements initiaux des petits producteurs». 

Interrogé par Arabnews en français, un architecte urbaniste franco-algérien, qui souhaite garder l’anonymat, nous confie que le pays dispose de grands atouts pour développer l’économie verte. «C’est un vaste territoire de plus de deux millions de kilomètres carrés qui bénéficie des conditions climatiques des plus favorables, un des plus grands déserts au monde, mais qui n’arrive pas, à ce jour, à impulser les investissements», explique-t-il. «Ce qui fait défaut au pays dans la concrétisation des programmes de développement économiques, y compris dans le secteur des énergies renouvelables, c’est la frilosité des intentions des pouvoirs publics, le manque de régulation et une réglementation opaque, or, ce sont des éléments fondamentaux qui rassureraient les petits et grands investisseurs», conclut-il. 

De son côté, l’organisme régulateur est favorable au choix de la mise en place des toits solaires dans les secteurs résidentiels, avec une puissance de moins de 10 kilowatt-crête (kWc – propre aux matériaux photovoltaïques), et dans le secteur tertiaire, avec une puissance de 10 à 50 kWc. Selon le rapport du Cerefe, c’est une option qui favorisera l’inclusion sociale et économique des territoires. Une stratégie de déploiement qui imposerait la mise en œuvre d’un écosystème favorable aux petites et moyennes entreprises (PME) et permettrait l’adhésion des citoyens à des projets d’avenir. «L’alternative du solaire photovoltaïque résidentiel connecté au réseau permet aussi des retombées avantageuses liées à la création de petites entreprises et d’emplois durables, sans parler d’une contribution avérée à l’instauration d’une culture énergétique citoyenne», font savoir les auteurs du rapport du Cerefe.

Un projet lancé à Ghardaïa

Dans un communiqué publié hier, le Cerefe annonce le lancement de «Technopol Énergies Renouvelables», un projet d’énergies renouvelables, baptisé Manar, qui sera réalisé par l’Unité de recherche appliquée en énergies renouvelables (Uraer) et le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) dans la ville de Ghardaïa, au sud du pays.

La technopole, qui regroupera quatre plates-formes technologiques, consistera dans le développement des programmes des énergies renouvelables dans quatre filières essentielles: l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie solaire thermique CSP (centrale solaire thermodynamique à concentration), l’hydrogène d'origine renouvelable et l’application de l'énergie solaire dans le domaine agricole. 

Le déploiement progressif des énergies vertes, via, entre autres, le solaire et le photovoltaïque, représente-t-il une amorce prudente vers la transition énergétique, plus adaptée au contexte économique défavorable du pays? Ou, a contrario, reflèterait-il un manque d’ouverture pour impulser les investissements, nationaux et étrangers, dans un des secteurs les plus porteurs et à fort potentiel, pour assurer un développement socio-économique durable? 


Des centaines de personnes affamées fuient le nord de Gaza vers le sud

Des Palestiniens fuient leurs maisons avec leurs biens après le bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
Des Palestiniens fuient leurs maisons avec leurs biens après le bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 février 2024 (Photo, AFP).
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  • La situation humanitaire ne cesse d'empirer dans le territoire palestinien où 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées d'une «famine de masse»
  • L'aide, qui entre au compte-gouttes par le terminal de Rafah à l'extrême sud de Gaza, est soumise au feu vert d'Israël et son acheminement vers le nord est presque impossible en raison des destructions et des combats

TERRITOIRES PALESTINIENS: Des centaines de personnes, poussées par la faim, fuient dimanche le nord de la bande Gaza assiégée, alors que le cabinet de guerre israélien a donné son aval à la poursuite des discussions sur une trêve avec le Hamas palestinien selon des médias locaux.

La situation humanitaire ne cesse d'empirer dans le territoire palestinien où 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées d'une "famine de masse", selon l'ONU.

L'aide, qui entre au compte-gouttes par le terminal de Rafah à l'extrême sud de Gaza, est soumise au feu vert d'Israël et son acheminement vers le nord est presque impossible en raison des destructions et des combats.

Les affrontements se sont poursuivis dans la nuit à Khan Younès (sud) mais aussi à Beit Lahia et Zeitoun (nord), et c'est désormais le manque du nourriture qui pousse également la population au départ, un correspondant de l'AFP faisant état dimanche de centaines de personnes quittant le nord vers le centre de la bande de Gaza.

Parmi elles, Samir AbdRabbo, 27 ans, est arrivé à Nousseirat (centre) dimanche matin avec sa fille d'un an et demi.

«Dieu, notre seul espoir»

"Je suis venu à pied (...) Je ne peux décrire le genre de famine qui se répand là-bas (…) Il n'y a pas de lait (pour ma fille). J'essaie de lui donner du pain que je prépare à partir de fourrage mais elle ne le digère pas (...) notre seul espoir est l'aide de Dieu", dit-il à l'AFP.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk avait fustigé vendredi le "blocus et le siège imposés à Gaza" par Israël pouvant "représenter une utilisation de la famine comme méthode de guerre" qui est, a-t-il rappelé, un "crime de guerre".

A Jabaliya (nord), des dizaines habitants se pressaient et s'invectivaient samedi dans le chaos avec des récipients vides pour obtenir de la nourriture. "C'est fini", crie un homme chargé de la distribution de ce qui semble être une soupe, cherchant à les repousser, selon des images de l'AFP.

"Que le monde voit où on en est arrivé", lance un homme.

Sur d'autres images, des dizaines de personnes protestent contre le manque de nourriture dans le nord du territoire. "Non à la politique visant à nous affamer", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par des enfants.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée en Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Durant l'attaque, quelque 250 personnes ont en outre été enlevées et emmenées à Gaza. Selon Israël, 130 otages --dont 30 seraient morts-- y sont encore retenus après la libération d'une centaine lors d'une trêve fin novembre, en échange de prisonniers palestiniens.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et qu'il considère, à l'instar des Etats-Unis et de l'Union européenne, comme une organisation terroriste.

L'offensive militaire israélienne a fait 29.606 morts à Gaza, en grande majorité des civils, depuis le 7 octobre, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien.

Le ministère fait état quotidiennement d'une centaine de morts dans la bande de Gaza dans ce qui est l'offensive la plus vaste de l'histoire d'Israël.

Discussions pour une trêve

Samedi soir, le cabinet de guerre israélien a, selon des responsables et médias locaux, donné son feu vert à l'envoi sous peu d'une délégation au Qatar afin de poursuivre les récentes discussions à Paris en vue d'un nouvel accord de trêve assorti d'une libération d'otages.

Le chef du Mossad (services de renseignement extérieurs israéliens) s'est rendu vendredi dans la capitale française pour un suivi sur un projet de trêve dont il avait discuté fin janvier avec ses homologues américain et égyptien et le Premier ministre du Qatar.

D'après une source du Hamas, le plan discuté en janvier prévoyait une pause de six semaines et la libération de 200 à 300 prisonniers palestiniens détenus par Israël en échange de 35 à 40 otages.

Pour conclure un accord, Israël exige au préalable "la libération de tous les otages, à commencer par toutes les femmes", a indiqué samedi soir Tzachi Hanegbi, conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Un tel accord ne signifie pas la fin de la guerre", a-t-il toutefois prévenu.

Le Hamas réclame, lui, un "cessez-le-feu complet" et le retrait des troupes israéliennes de Gaza.

Pendant ce temps, l'inquiétude grandit à Rafah, à la frontière fermée avec l'Egypte, où se massent dans des conditions précaires au moins 1,4 million de personnes, des déplacés pour la plupart, qui sont menacées d'une opération militaire terrestre d'envergure.

«Le plus vite possible»

M. Netanyahu a affirmé samedi qu'il convoquerait "en début de semaine le cabinet pour approuver les plans opérationnels d'action à Rafah, y compris l'évacuation de la population civile".

Selon un journaliste de l'AFP, au moins six raids aériens ont été menés samedi soir sur la ville.

L'armée israélienne a annoncé dimanche poursuivre ses "raids ciblés" dans la bande de Gaza, où elle dit avoir tué "plusieurs terroristes" samedi dans le centre du territoire.

Elle poursuit notamment ses opérations à Khan Younès (sud) affirmant avoir arrêté "des terroristes qui cherchaient à fuir, cachés parmi les civils".

En Israël, des milliers de personnes se sont rassemblées une nouvelle fois samedi soir à Tel-Aviv sur la "place des otages" pour réclamer la libération des 130 otages.

"Nous pensons tout le temps à eux, nous voulons qu'ils nous reviennent vivants et le plus vite possible", a dit à l'AFP Orna Tal, 60 ans, dont un ami fait partie des otages.


Comment les colons israéliens exploitent le conflit à Gaza pour s’emparer de plus de terres palestiniennes en Cisjordanie

Des colons israéliens marchent vers l’avant-poste d’Eviatar, près du village palestinien de Beita, au sud de Naplouse, en Cisjordanie. (AFP)
Des colons israéliens marchent vers l’avant-poste d’Eviatar, près du village palestinien de Beita, au sud de Naplouse, en Cisjordanie. (AFP)
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  • Les expulsions forcées et les litiges fonciers en Cisjordanie se sont multipliés depuis l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre
  • Les autorités israéliennes sont accusées de violer activement l’interdiction de l’expansion des colonies de peuplement, en vigueur depuis des décennies

LONDRES: Alors que la campagne militaire israélienne à Gaza entre dans son sixième mois, les gouvernements occidentaux ont intensifié la pression sur les colons «extrémistes» qui, selon les critiques, profitent du conflit pour occuper illégalement davantage de terres palestiniennes en Cisjordanie occupée.

Ces derniers mois, les violences commises par les colons israéliens extrémistes ont amené l’Occident à imposer des sanctions, et d’autres devraient être annoncées dans les semaines et les mois à venir. Cela n’a pas empêché le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, d’approuver la semaine dernière la construction de plus de 3000 nouveaux logements dans les colonies, en réponse à une fusillade meurtrière en Cisjordanie.

Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, accompagné de soldats lors d’une visite au kibboutz de Kfar Aza, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 14 novembre 2023, a approuvé la construction de plus de 3000 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie. (Photo, AFP)
Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, accompagné de soldats lors d’une visite au kibboutz de Kfar Aza, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 14 novembre 2023, a approuvé la construction de plus de 3000 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie. (Photo, AFP)

Peace Now, une organisation non gouvernementale israélienne qui prône une solution à deux États et qui condamne le comportement des colons israéliens en Cisjordanie, a précisé que vingt-six nouvelles communautés avaient vu le jour au cours des douze derniers mois, faisant de 2023 une année record pour la création de nouvelles colonies illégales.

Yonatan Mizrachi, membre de l’équipe de surveillance des colonies de Peace Now, a déclaré qu’il n’était pas inhabituel de voir de nouveaux avant-postes apparaître en Cisjordanie lors des périodes de violence à Gaza, lorsque la communauté internationale est distraite.

«Depuis le début de la guerre, l’administration civile israélienne applique beaucoup moins, voire pas du tout, les mesures visant à supprimer les avant-postes illégaux», a indiqué M. Mizrachi à Arab News. «Les colons profitent de ces périodes pour intensifier leur travail illégal et construire de nouveaux avant-postes, des routes et d’autres infrastructures.»

Vendredi, les États-Unis ont rétabli leur politique de longue date selon laquelle les colonies vont à l’encontre du droit international, quelques heures seulement après l’annonce par M. Smotrich du plan visant à faire avancer la construction de milliers de nouveaux logements dans les colonies.

«La politique des États-Unis, sous les administrations républicaines et démocrates, consiste depuis toujours à considérer que les nouvelles colonies entravent l’instauration d’une paix durable», a affirmé Antony Blinken, le secrétaire d’État américain, vendredi.

L’approbation de la construction d’un nombre record de logements dans les colonies l’année dernière et l’expansion de la présence des colons en Cisjordanie ont conduit l’administration Biden à convoquer l’ambassadeur israélien à Washington pour la première fois depuis plus de dix ans.

Sous le gouvernement de coalition d’extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahou, les autorités israéliennes semblent avoir activement compromis l’interdiction de l’expansion des colonies, qui date de plusieurs décennies, en mariant le droit israélien aux pratiques des colons.

Ces changements ont permis de légaliser quinze avant-postes en Cisjordanie. Le gouvernement a également pris des mesures pour promouvoir la construction de 12 349 unités de logement en Cisjordanie, ce qui constitue un nouveau record.

Vue d’un avant-poste de colons israéliens, non autorisé, dans la ferme de Meitarim, près de la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée. (AFP)
Vue d’un avant-poste de colons israéliens, non autorisé, dans la ferme de Meitarim, près de la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée. (AFP)

Dans un communiqué publié récemment, Peace Now cite des données de l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem : «En relation directe avec l’établissement de ces avant-postes, environ 1345 Palestiniens ont été contraints de fuir leurs maisons en raison d’attaques violentes menées par les colons.»

Ces nouveaux avant-postes ont été catastrophiques pour les Palestiniens, puisque vingt et une communautés ont été contraintes de quitter leurs maisons au cours des douze derniers mois, dont seize depuis les attaques menées par le Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre,ce qui a déclenché la guerre actuelle dans la bande de Gaza.

Ces expulsions forcées et les conflits liés à l’utilisation des terres contribuent depuis des années à la violence localisée entre les colons et les résidents palestiniens. Selon le Global Centre for the Responsibility to Protect (GCR2P), ces violences se sont intensifiées depuis le début de la guerre.

S’appuyant sur des données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH), l’ONG a relevé 532 attaques de colons contre des Palestiniens entre le 7 octobre et le 14 février, notamment des fusillades et des incendies de maisons, qui ont fait des victimes et causé des dégâts matériels.

Des Palestiniens se rassemblent près des décombres d’une maison familiale démolie par l’armée israélienne lors d’un raid dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, le 21 janvier 2024. (AFP)
Des Palestiniens se rassemblent près des décombres d’une maison familiale démolie par l’armée israélienne lors d’un raid dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, le 21 janvier 2024. (AFP)

«Avant le 7 octobre, les colonies et les déplacements de population dus aux colons avaient déjà augmenté en Cisjordanie occupée ces dernières années», indique un porte-parole du GCR2P à Arab News

«Depuis le 7 octobre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme signale que les colons qui commettent ces attaques agissent parfois avec l’assentiment et la collaboration de l’armée et des autorités israéliennes.» 

De même, les données de l’ONU révèlent le nombre de personnes déplacées en Cisjordanie occupée, 4525 structures appartenant à des Palestiniens ayant été démolies ou détruites depuis 2019.

 


Deux membres du Hezbollah tués dans une frappe israélienne en Syrie

Des voitures allant du Liban vers la Syrie se dirigent vers le poste frontière de Masnaa, le 2 novembre 2023. (Photo par Ahmad Al-Rubaye AFP)
Des voitures allant du Liban vers la Syrie se dirigent vers le poste frontière de Masnaa, le 2 novembre 2023. (Photo par Ahmad Al-Rubaye AFP)
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  • «Israël a tiré un missile sur un camion (...) près de la frontière syro-libanaise dans une zone située entre les provinces de Homs et la banlieue de Damas. La frappe a entraîné «la mort d'au moins deux membres du Hezbollah », a rapporté l’OSDH
  • Damas et sa banlieue sont régulièrement la cible de frappes israéliennes, la dernière en date mercredi ayant touché un immeuble résidentiel de la capitale, tuant trois personnes, dont un Syrien et deux étrangers

BEYROUTH, Liban : Deux membres du mouvement libanais Hezbollah ont été tués tôt dimanche lors d'une frappe israélienne visant un camion en Syrie, près de la frontière avec le Liban, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le déclenchement en 2011 de la guerre civile dans ce pays voisin, visant surtout les groupes proches de l'Iran, dont le Hezbollah, alliés du régime syrien, ainsi que l'armée syrienne.

Ces frappes se sont multipliées dans le contexte des hostilités dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

«Israël a tiré un missile sur un camion (...) près de la frontière syro-libanaise dans une zone située entre les provinces de Homs et la banlieue de Damas», a rapporté l'Observatoire.

La frappe a entraîné «la mort d'au moins deux membres du Hezbollah», a-t-il précisé.

Les médias officiels syriens n'ont pas fait état de la frappe, et le Hezbollah n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Damas et sa banlieue sont régulièrement la cible de frappes israéliennes, la dernière en date mercredi ayant touché un immeuble résidentiel de la capitale, tuant trois personnes, dont un Syrien et deux étrangers, selon l'Observatoire.

Le 10 février, l'OSDH avait fait état de la mort de trois personnes lors de frappes israéliennes visant un immeuble à l'ouest de Damas, dans un secteur où «le Hezbollah libanais et d'autres groupes pro-iraniens sont présents».

Depuis le début, le 7 octobre, de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, le Hezbollah a annoncé la mort d'au moins 14 combattants, tués par les tirs israéliens en Syrie.

L'armée israélienne avait indiqué le 3 février avoir «attaqué au sol et par voie aérienne plus de 50 cibles» du Hezbollah en Syrie depuis le 7 octobre.

Israël commente rarement ses frappes en Syrie mais il a indiqué à plusieurs reprises qu'il ne permettrait pas à l'Iran d'étendre sa présence en Syrie.