La Centrafrique, en proie à la guerre et à la pauvreté

Les forces spéciales portugaises de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies roulent sur la route nationale en direction des affrontements qui ont eu lieu à 50 kilomètres entre des groupes armés et l'armée centrafricaine soutenue par des éléments de sécurité privée russes, à Boali, le 22 décembre 2020.  (ALEXIS HUGUET / AFP)
Les forces spéciales portugaises de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies roulent sur la route nationale en direction des affrontements qui ont eu lieu à 50 kilomètres entre des groupes armés et l'armée centrafricaine soutenue par des éléments de sécurité privée russes, à Boali, le 22 décembre 2020. (ALEXIS HUGUET / AFP)
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Publié le Jeudi 24 décembre 2020

La Centrafrique, en proie à la guerre et à la pauvreté

  • La Centrafrique, pays pauvre d'Afrique centrale qui élit son président dimanche, est plongée dans une guerre civile depuis le renversement de François Bozizé en 2013
  • Les conflits ont entravé son développement, malgré la présence d'uranium, diamant, bois et or, que se disputent les groupes armés. Autres productions: coton, café et tabac

BANGUI: La Centrafrique, pays pauvre d'Afrique centrale qui élit son président dimanche, est plongée dans une guerre civile depuis le renversement de François Bozizé en 2013.

Pauvre malgré ses diamants 

D'une superficie de 622.984 km2, la Centrafrique est enclavée entre le Tchad, le Soudan, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun.

Elle est classée 188e sur 189 pays dans l'Indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) de 2019.

Environ 71% des 4,9 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté (Banque mondiale).

Les conflits ont entravé son développement, malgré la présence d'uranium, diamant, bois et or, que se disputent les groupes armés. Autres productions: coton, café et tabac.

Le bétail représente aussi une source de revenus.

La croissance pourrait ralentir jusqu'à 1,1% en 2020 en raison du coronavirus, selon la Banque africaine de développement (BAD).

Instabilité chronique 

En décembre 1965, David Dacko, premier président depuis l'indépendance en 1960, est renversé par Jean-Bedel Bokassa, successivement président et empereur, dont le règne est marqué par des frasques mégalomaniaques et des exactions.

En septembre 1979, Bokassa est chassé du pouvoir par des parachutistes français. Dacko rétablit la république, mais doit laisser la place deux ans plus tard aux militaires. Après l'instauration du multipartisme, Ange-Félix Patassé est élu président en 1993.

Entre 1996 et 2001, le pays connaît trois mutineries et un putsch manqué. En 2003, François Bozizé, ancien chef d'état-major des armées, entré en rébellion, renverse Patassé, se proclamant président.

Dès 2005, le pays affronte plusieurs rébellions, qui s'emparent de localités du Nord, reprises grâce à l'aide de la France ou par l'armée tchadienne à l'appel de Bangui.

Guerre civile 

En mars 2013, les rebelles d'une coalition hétéroclite, la Séléka, prennent Bangui et renversent Bozizé. Michel Djotodia se proclame président. Les exactions de la Séléka, à dominante musulmane, contre les populations majoritairement chrétiennes, entraînent la création de milices, les anti-balaka, qui s'en prennent à leur tour aux musulmans.

Redoutant un génocide, la France lance l'opération Sangaris (2013-2016), sous mandat onusien. En 2014, l'ONU lance sa mission, la Minusca. 

Michel Djotodia démissionne sous pression internationale. Après une période de transition, Faustin Archange Touadéra est élu président en 2016. Il brigue dimanche un second mandat.

Une Cour pénale spéciale (CPS) a été installée en 2018, tandis que la Cour pénale internationale (CPI) jugera pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité présumés deux anciens chefs anti-balaka, Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona. 

Les violences ont décru depuis la signature en février 2019 d'un accord de paix, mais les deux tiers du territoire restent aux mains des groupes armés. 

Urgence humanitaire 

Les affrontements ont causé des milliers de morts et poussé près du quart des Centrafricains à l'exil.

En 2021, 2,8 millions de Centrafricains auront besoin d'assistance humanitaire et de protection, le coronavirus agravant la situation, selon l'ONU.

Offensive diplomatique russe 

Moscou mène depuis 2018 une vaste offensive diplomatique et financière en Centrafrique en contrepartie de concessions importantes à des sociétés russes pour exploiter notamment l'or et le diamant. 

Les Russes assurent la formation des militaires et gendarmes et aident le pays à moderniser son armée.

En 2018, trois journalistes russes enquêtant sur les instructeurs russes, soupçonnés d'être des mercenaires, ont été assassinés.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.