Tunisie: où va l'Utica?

Samir Majoul, huitième président de l’Utica, élu en 2018. (AFP).
Samir Majoul, huitième président de l’Utica, élu en 2018. (AFP).
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Publié le Vendredi 10 novembre 2023

Tunisie: où va l'Utica?

  • Les contestataires reprochent à Samir Majoul de prendre des décisions importantes «sans consultation des instances statutaires»
  • Pour sortir de ce qu’ils appellent «une grave crise», les pétitionnaires réclament une réunion du Conseil national, l’instance la plus élevée de l’organisation

TUNIS: Il y a bientôt dix mois que le congrès national de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) aurait dû se tenir, durant la troisième semaine de janvier 2023. La précédente édition – la 16e – avait eu lieu le 17 janvier 2018.

Il est vrai que la centrale patronale historique n’a jamais été totalement respectueuse de la règle qui lui impose de tenir son rendez-vous national tous les cinq ans, puisque les 14e et 15e congrès avaient été organisés avec près d’un mois de retard. C’est pourtant la première fois que la tenue de la réunion la plus importante du syndicat patronal le plus important du pays se fait attendre à ce point. Mais ce n’est pas le seul ni le plus grave manquement que ses opposants reprochent à Samir Majoul, huitième président de l’Utica, élu en 2018.

Instances gelées

En effet, depuis cinq ans, les principales instances de l’organisation (conseil national, bureau exécutif, conseil administratif, commission de la fiscalité, commission économique, commission des affaires sociales) sont gelées. D’autres auraient dû être créées après le 16e congrès, les commissions de contrôle financier et d’éthique; cela n’a pas été le cas.

L’Utica est donc aujourd’hui en crise. Demeuré secret pendant plus de trois ans, le malaise a éclaté au grand jour lorsque, le 8 décembre 2020, un membre du bureau exécutif, Taoufik Laribi, et deux membres du Conseil national, Abdelaziz Halleb et Nejib Chahed, ont adressé au président de la centrale patronale une lettre ouverte dans laquelle ils détaillent leurs griefs.

Pour les signataires de la pétition, le mal a pris racine dans la manière même dont la dernière édition a été organisée.

Outre le fait que «pratiquement, aucune instance centrale statutaire ne s'est réunie depuis le dernier congrès», les contestataires reprochent à Samir Majoul de prendre des décisions importantes «sans consultation des instances statutaires» et ils se posent des questions: «Est-ce dû à la crainte d'opinions contraires, à la faiblesse des arguments, à la conviction d'avoir toujours raison ou à la garantie d’une impunité? Un peu tout cela, sans doute.»

Pour les signataires de la pétition, le mal a pris racine dans la manière même dont la dernière édition a été organisée. Malgré «la participation de plus de deux mille congressistes, le congrès a été expédié en une journée sans aucun débat, sans que se dessine une perspective pour l'avenir, sans aucune motion pour fixer la ligne d'horizon et tracer un chemin».

«Une grave crise»

Pour sortir de ce qu’ils appellent «une grave crise», les pétitionnaires réclament une réunion du Conseil national, l’instance la plus élevée de l’organisation, entre deux congrès. L’objectif est de «prendre les mesures indispensables pour remédier au blocage actuel et pour remettre l’Utica en ordre de marche». Il s’agit en outre pour eux de «dégager une voie vers l’avenir tout en veillant à ce qu’il ne se transforme pas en une plate-forme de règlements de comptes et d’attaques personnelles».

Près de quatre ans après cette pétition, la situation n’a pas bougé d’un pouce. C’est la raison pour laquelle, d’après une source interne qui veut garder l’anonymat, les présidents de plusieurs structures de l’Utica ont récemment lancé un ultimatum à M. Majoul: avant la fin de novembre, il doit annoncer la date du 17e congrès. S’il ne le fait pas, ils démissionneront, à l’instar de Montassar Dridi, président de la Chambre nationale des fabricants de plastique et de caoutchouc, à la fin du mois d’août dernier – une information que la direction de la centrale patronale n’a pas souhaité commenter.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.