Massacres du Hamas: Des députés expriment leur «effroi» après une projection à l'Assemblée

Sur cette photo prise lors d'une tournée médiatique organisée par l'armée israélienne, un journaliste étranger vérifie des taches de sang sur le sol d'une maison à l'intérieur du kibboutz Nir Oz, le long de la frontière avec la bande de Gaza, le 19 octobre 2023, suite à l'attaque du 7 octobre (Photo, AFP).
Sur cette photo prise lors d'une tournée médiatique organisée par l'armée israélienne, un journaliste étranger vérifie des taches de sang sur le sol d'une maison à l'intérieur du kibboutz Nir Oz, le long de la frontière avec la bande de Gaza, le 19 octobre 2023, suite à l'attaque du 7 octobre (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

Massacres du Hamas: Des députés expriment leur «effroi» après une projection à l'Assemblée

  • «Je crois que ceux qui ont vu cette vidéo ne pourront plus, pendant un long moment, dormir en paix», a confié le député Renaissance Mathieu Lefèvre
  • Le film, déjà présenté devant des journalistes ou diplomates en Israël, a été réalisé à partir d'extraits des caméras et téléphones des assaillants du Hamas

PARIS: "Atteinte à l'humanité", "effroi" et "horreur": des députés sous le choc ont témoigné mardi après la diffusion à l'Assemblée nationale d'un film compilé par les autorités israéliennes montrant les massacres commis par des commandos du Hamas le 7 octobre dernier.

"Je crois que ceux qui ont vu cette vidéo ne pourront plus, pendant un long moment, dormir en paix", a confié le député Renaissance Mathieu Lefèvre, décrivant les faits relatés dans ce film d'une quarantaine de minutes comme "une atteinte à l'humanité toute entière".

M. Lefèvre était à l'initiative de cette projection, proposée aux membres du groupe d'amitié France-Israël de l'Assemblée nationale qu'il préside, à huis-clos, sans téléphones ni collaborateurs.

Le film, déjà présenté devant des journalistes ou diplomates en Israël et dans d'autres pays, a été réalisé à partir d'extraits des caméras et téléphones des assaillants du Hamas, tués ou faits prisonniers, et d'images captées par des victimes et des secouristes.

Le film montre des images de civils traqués, tués à bout portant, des cadavres d'adultes et d'enfants suppliciés, gisant dans les fourrés, mais aussi des bébés au visage flouté, dans des sacs mortuaires. Il montre aussi des assaillants se glorifiant de leurs actes.

Après le visionnage, des députés émus sont venus témoigner devant la presse dans la salle des Quatre-colonnes du Palais Bourbon.

En larmes à la sortie de la projection, le député Meyer Habib (apparenté LR), dont la circonscription des Français de l'étranger recouvre Israël, peinait à reprendre son souffle.

Plus loin, le LR Éric Ciotti dit avoir "dû détourner le regard" face à l'horreur de certains passages.

"Les images que j'ai vues sont d'une violence extrême", a confié de son côté le député LFI David Guiraud lors d'une brève intervention.

"Je crois que je n'oublierai jamais de respecter tous les morts", a conclu l'élu Insoumis, au cœur d'une polémique après des déclarations concernant les exactions du Hamas en Israël.

Le député du Nord, un des défenseurs les plus farouches de la cause palestinienne, avait déclenché une tempête politique samedi, accusé de relativiser les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre en Israël.

1200 morts en Israël

La projection de ces images avait suscité la polémique, divisant les élus autour de leur participation.

La gauche, sceptique, s’était majoritairement opposée à la projection. Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure avait affirmé ne pas vouloir "participer à ce qui était au départ une opération de propagande du Hamas", en référence aux images filmés par les assaillants eux-mêmes.

"Il faut que la France garde cette posture historique de ne pas embrasser la thèse des uns et des autres, mais notre capacité de continuer à parler à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens", avait-il ajouté.

Chez les communistes, qui ont eux aussi refusé d’y prendre part, certains députés sont allés jusqu'à critiquer "une forme d'indécence dans cette initiative", selon le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville.

Interrogé par l'AFP, le sénateur LR Roger Karoutchi, président du groupe d'amitié avec Israël à la chambre haute, a indiqué qu'il comptait lui aussi organiser une diffusion, sans qu'une date ne soit encore fixée.

Plusieurs projections ont déjà eu lieu en Israël, à l'ONU et dans une trentaine de pays, selon un porte-parole de l'ambassade israélienne à Paris.

L'attaque du Hamas a fait environ 1.200 morts du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon les derniers chiffres officiels israéliens.

L'armée israélienne estime en outre que quelque 240 personnes ont été emmenées en otages dans la bande de Gaza au cours de l'attaque initiale du Hamas.

Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens incessants ont tué depuis le 7 octobre plus de 11.000 personnes, majoritairement des civils, parmi lesquels plus de 4.600 enfants, selon le bilan du ministère de la Santé du Hamas.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".