L’inflation en Arabie saoudite connaît une légère diminution à 1,6% en octobre, selon la Gastat

Selon l'Autorité générale des statistiques, l'inflation a diminué en raison de la baisse de 0,8% des dépenses en biens et services personnels en octobre. (Shutterstock)
Selon l'Autorité générale des statistiques, l'inflation a diminué en raison de la baisse de 0,8% des dépenses en biens et services personnels en octobre. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mercredi 15 novembre 2023

L’inflation en Arabie saoudite connaît une légère diminution à 1,6% en octobre, selon la Gastat

  • La résistance de l’Arabie saoudite dans le contrôle du taux d’inflation est conforme aux prévisions du FMI
  • La hausse annuelle de l'inflation a été principalement attribuée à la hausse des prix des loyers des logements, qui ont enregistré une augmentation significative de 9,3%

RIYAD: L'indice des prix à la consommation en Arabie saoudite est tombé à 1,6% en octobre contre 1,7% en septembre, selon les données officielles.

Selon l'Autorité générale des statistiques (Gastat), l'inflation a chuté en raison d'une baisse de 0,8% des dépenses en biens et services personnels en octobre.

Les prix des meubles et des équipements ménagers ont également connu une baisse mensuelle de 0,3% pour le même mois.

Les dépenses en vêtements et chaussures ont aussi diminué de 0,3% au cours de la même période.

D'autre part, les prix des produits alimentaires et des boissons ont augmenté de 0,6% en glissement mensuel en octobre, tandis que les dépenses pour l'éducation ont également augmenté de 0,9%.

La résistance de l’Arabie saoudite dans le contrôle du taux d’inflation est conforme aux prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

Au mois de juin, le FMI prévoyait que le taux d’inflation en Arabie saoudite atteindrait en moyenne 2,8% en 2023, dans un contexte de ralentissement économique mondial.

L’institution, basée à Washington, avait affirmé en avril que les possibilités d'une hausse de l'inflation globale et de base dans les pays exportateurs de pétrole comme l'Arabie saoudite étaient faibles.

«L’inflation globale et de base dans de nombreux pays exportateurs de pétrole comme Bahreïn, l’Irak, le Koweït, Oman, le Qatar et l’Arabie saoudite restent relativement plus faibles qu’ailleurs – sachant que les subventions et les plafonds sur certains produits, le raffermissement du dollar américain auquel de nombreux pays exportateurs de pétrole lient leur monnaie, et la part limitée des produits alimentaires dans le panier de l’indice des prix à la consommation ont contribué à compenser les pressions inflationnistes importées», précisait le FMI.

Par ailleurs, le taux d'inflation global en Arabie saoudite a augmenté d’1,6% en octobre, comparativement à la même période de l'année dernière.

La hausse annuelle de l'inflation a été principalement attribuée à la hausse des prix des loyers des logements, qui ont enregistré une augmentation significative de 9,3%.

«Les prix des loyers ont été le moteur principal du taux d'inflation en octobre 2023, en raison de leur importance élevée dans le panier de consommation saoudien avec un taux de 21%», indique la Gastat dans le rapport.

Sur une base annuelle, les dépenses en nourriture et boissons ont augmenté de 0,8%, principalement en raison de la hausse des prix des produits laitiers et des œufs de 4,4%.

En revanche, les prix de l’ameublement, de l’équipement ménager et de l’entretien ont baissé de 3,1% en octobre 2023 par rapport au même mois de l’année précédente.

En outre, dans un autre rapport, la Gastat souligne que l’indice des prix de gros (WPI) de l’Arabie saoudite a augmenté de 1% en octobre par rapport à la même période de l’année dernière.

La Gastat attribue la hausse du WPI à une augmentation des prix des produits laitiers, qui ont augmenté de 14,5% au cours de la même période.

Par rapport à septembre 2023, le WPI du Royaume a augmenté de 0,5% à la suite de la hausse des prix des «biens transportables » qui ont connu une hausse d’1,8%.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.