La mosquée de Pessac à nouveau visée par des tags, indignation à gauche

Des tags inscrits sur la mosquée de Pessac, en Gironde, dans la nuit du 4 au 5 novembre 2023 (Photo, X).
Des tags inscrits sur la mosquée de Pessac, en Gironde, dans la nuit du 4 au 5 novembre 2023 (Photo, X).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

La mosquée de Pessac à nouveau visée par des tags, indignation à gauche

  • «Nos compatriotes musulmans AUSSI sont en danger. C’est si difficile à reconnaître ?», a abondé le député LFI David Guiraud
  • Chez les socialistes, le député Jérôme Guedj a appelé «face aux manifestations de haine contre les musulmans, à ne rien laisser passer»

BORDEAUX: Plusieurs responsables politiques de gauche ont dénoncé mercredi la "haine contre les musulmans" et le "racisme", après que des tags menaçants ont visé début novembre une mosquée à Pessac en banlieue bordelaise.

La veille, le président de l'association qui gère ce lieu de culte, Abdourahmane Ridouane, avait dénoncé une "abjecte menace de mort de la fachosphère contre les fidèles de la mosquée de Pessac", en diffusant sur Facebook une photo d'un tag - "vos cercueils ou vos valises" - inscrit sur les grilles du lieu durant la nuit du 5 novembre.

"C'est la quatrième fois en deux ans" que cette mosquée est ciblée de la sorte, a souligné mercredi M. Ridouane à l'AFP, dénonçant un "climat de haine qui se nourrit de toutes les polémiques au sujet de l'Islam et des musulmans".

"Pour la 4ème fois, la mosquée de Pessac est profanée. Quatrième fois. Combien d'agressions islamophobes ? Combien impunies ? Les lieux et la liberté de culte doivent être respectés et protégés. C'est la garantie de laïcité de l'Etat de droit", a réagi sur X (anciennement Twitter) Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise.

"Nos compatriotes musulmans AUSSI sont en danger. C’est si difficile à reconnaître ?", a abondé le député LFI David Guiraud.

"Abject. La mosquée de Pessac subit encore des menaces, du racisme contre nos compatriotes musulmans", a pour sa part déclaré le député LFI François Ruffin.

Chez les socialistes, le député Jérôme Guedj a appelé "face aux manifestations de haine contre les musulmans, à ne rien laisser passer". "Insupportable. Inadmissible. L’extrême droite dans ses œuvres", a également dénoncé le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

La mosquée de Pessac avait précédemment été visée par des inscriptions haineuses en mars dernier, ainsi qu'en octobre 2022 avec des tags appelant à une "revanche nationaliste" et à obtenir "justice pour Lola", une collégienne de 12 ans tuée à Paris par une ressortissante algérienne.

Des plaintes ont à chaque fois été déposées, selon le responsable de cette mosquée.

Sa fermeture temporaire en 2022 par les autorités, qui la suspectaient de diffuser "une idéologie salafiste", avait été annulée par le tribunal administratif puis le Conseil d'Etat.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.