Biden «relativement optimiste» sur une prochaine libération d'otages du Hamas

Le président américain Joe Biden s'est dit mercredi «relativement optimiste» quant à une prochaine libération d'otages détenus par le Hamas. (AFP)
Le président américain Joe Biden s'est dit mercredi «relativement optimiste» quant à une prochaine libération d'otages détenus par le Hamas. (AFP)
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Biden «relativement optimiste» sur une prochaine libération d'otages du Hamas

  • Interrogé par ailleurs sur les opérations menées par l'armée israélienne dans le principal hôpital de Gaza, M. Biden a répondu: «Nous avons discuté de la nécessité pour eux d'être extrêmement prudents»
  • Plusieurs milliers de personnes, malades, personnels et civils déplacés par la guerre qui fait rage depuis le 7 octobre, se trouvent sur le site de l'hôpital al-Chifa

WOODSIDE: Le président américain Joe Biden s'est dit mercredi "relativement optimiste" quant à une prochaine libération d'otages détenus par le Hamas et a assuré avoir demandé à Israël d'être "extrêmement prudent" dans la conduite de ses opérations dans le principal hôpital de Gaza.

"Je ne veux pas m'avancer car je ne sais pas ce qui s'est passé au cours des quatre dernières heures, mais nous avons bénéficié d'une grande coopération de la part des Qataris", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre en Californie avec le président chinois Xi Jinping.

Evoquant la "pause que les Israéliens ont acceptée", il s'est ensuite interrompu et a dit: "Je vais m'arrêter (...) Mais je suis relativement optimiste".

Le Qatar est un médiateur clé dans les négociations sur la libération des otages aux mains du Hamas. Environ 240 personnes ont été enlevées le jour de l'attaque du Hamas, le 7 octobre, selon les autorités israéliennes.

Interrogé par ailleurs sur les opérations menées par l'armée israélienne dans le principal hôpital de Gaza, M. Biden a répondu: "Nous avons discuté de la nécessité pour eux d'être extrêmement prudents".

L'armée israélienne poursuit son opération dans l'hôpital al-Chifa, qui suscite de vives inquiétudes et critiques à l'international sur le sort des patients et des milliers de civils pris au piège.

Plusieurs milliers de personnes, malades, personnels et civils déplacés par la guerre qui fait rage depuis le 7 octobre, se trouvent sur le site de l'hôpital al-Chifa, selon des témoins.

"L'idée qu'ils (Israël) vont simplement s'arrêter et ne rien faire n'est pas réaliste. Il ne s'agit pas d'un tapis de bombes. C'est différent. Ils vont dans les tunnels, ils vont à l'hôpital", a encore affirmé M. Biden.

"Ils apportent également des couveuses. Ils apportent d'autres moyens d'aider les gens à l'hôpital", a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a accusé le Hamas d'utiliser des hôpitaux à Gaza pour des opérations militaires, et en particulier celui d'al-Chifa.

Plus tôt mercredi, la Maison Blanche avait dit ne pas avoir "donné de feu vert aux opérations autour de l'hôpital al-Chifa". "Nous avons toujours été très clairs avec nos partenaires israéliens sur l'importance de minimiser les pertes civiles", a dit le porte-parole John Kirby.

Washington, qui fournit une importante aide militaire à Israël, apporte un soutien sans faille à son allié depuis l'attaque du 7 octobre disant qu'il a le devoir et l'obligation de se défendre contre le Hamas tout en s'inquiétant du nombre élevé de Palestiniens tués.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.