Les frappes de missiles mettent fin à l'accalmie à la frontière libanaise

De la fumée s'élève à la frontière israélo-libanaise dans le nord d'Israël, le 12 novembre 2023. (Reuters)
De la fumée s'élève à la frontière israélo-libanaise dans le nord d'Israël, le 12 novembre 2023. (Reuters)
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Les frappes de missiles mettent fin à l'accalmie à la frontière libanaise

  • Les médias israéliens ont rapporté que près de vingt missiles tirés depuis le Liban vers la région de Galilée sont tombés près de Kiryat Shmona
  • Le Hezbollah déclare avoir effectué «des frappes directes» avec des missiles sur la caserne de Ramim des forces de défense israéliennes

BEYROUTH: Les sirènes d'alerte aux missiles ont retenti dans les colonies israéliennes de Kiryat Shmona et Margaliot mercredi après-midi, mettant fin à une période de calme de dix-huit heures à la frontière avec le Liban.

Les médias israéliens ont rapporté qu'une vingtaine de missiles tirés depuis le Liban vers la région de Galilée sont tombés près de Kiryat Shmona.

Le Hezbollah déclare avoir effectué des «frappes directes» avec des missiles sur la caserne de Ramim des forces de défense israéliennes, et visé des sites militaires israéliens à Ruwaizat al-Alam, dans les collines de Kafr Shuba.

La chaîne de télévision israélienne Channel 14 rapporte que des drones ont pénétré dans la région de Zar'it, à la frontière avec le Liban.

Les forces israéliennes ont dirigé des tirs d'artillerie sur des zones situées entre Khiam, Ebl al-Saqi, et la périphérie des villes de Hula, Rab el-Thalathine, Markaba, Burj al-Muluk, et Labouneh, au sud de Naqoura.

L'explosion d'un missile intercepteur israélien Iron Dome a résonné dans le ciel de la plaine de Khiam.

Les affrontements se sont limités à la zone située au sud du fleuve Litani.

Les suppositions selon lesquelles l'accalmie dans les affrontements entre le Hezbollah et l'armée israélienne était liée aux réunions entre le chef de la mission de la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul), le général de division Aroldo Lazaro Saenz, et les dirigeants politiques libanais, mardi, ont été écartées par une source, qui a indiqué à Arab News que «cette question n'a rien à voir avec ce qui se passe sur le terrain. Le front sud se déplace en fonction de l'évolution de la situation dans la bande de Gaza.»

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré dans un communiqué que «si Israël décide d'entrer en guerre, nous l'affronterons avec toute la puissance dont nous disposons pour le vaincre».

Il ajoute: «Nous sommes convaincus que nous remporterons toutes les guerres que nous pourrions mener contre l'entité israélienne. Lorsque Israël mène une guerre contre nous, nous n'avons pas d'autre choix que de nous défendre.» M. Qassem lie la possibilité d'une guerre au Liban «aux événements qui se déroulent à Gaza et à la décision d'Israël de déclencher la guerre».

Se référant à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, Naïm Qassem déclare : «L'objectif est de mener une action de résistance afin de résoudre les nombreux problèmes qui préoccupent les Palestiniens et de libérer les prisonniers. Il n'est pas juste de se concentrer sur des détails qui se sont produits pour justifier des massacres. Notre point de vue est que les choses doivent revenir à leur origine. L'entité occupante israélienne est la cause des événements du 7 octobre.»

En ce qui concerne le droit d'Israël à la sécurité, M. Qassem précise: «Ils doivent mettre fin à l'occupation pour rétablir la stabilité en Palestine et dans la région. Nous devons nous attaquer au problème de l'occupation, et non à celui de la résistance à l'occupation.»

Il ajoute que si Israël «tient debout aujourd'hui», c'est uniquement grâce au soutien des États-Unis, qui ont notamment ouvert des voies aériennes pour l'acheminement de munitions et d'armes.

«Sans cela, Israël aurait pu tomber en quelques jours», affirme-t-il.

«Israël est maintenu sous respiration artificielle, et nous ignorons quand cela s'arrêtera.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.