Algérie: Qui est Nadir Larbaoui, le nouveau bras droit d’Abdelmadjid Tebboune ?

 Nadir Larbaoui serre la main de son prédécesseur Aymen Benabderrahmane (Photo, Algérie Eco).
Nadir Larbaoui serre la main de son prédécesseur Aymen Benabderrahmane (Photo, Algérie Eco).
Fort d'une carrière foisonnante, Nadir Larbaoui, a tracé son chemin à travers les arcanes du droit, de la diplomatie et du sport international (Photo, Algérie Eco).
Fort d'une carrière foisonnante, Nadir Larbaoui, a tracé son chemin à travers les arcanes du droit, de la diplomatie et du sport international (Photo, Algérie Eco).
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Algérie: Qui est Nadir Larbaoui, le nouveau bras droit d’Abdelmadjid Tebboune ?

  • Mohamed Ennadir Larbaoui a embrassé une carrière polyvalente tout au long de sa vie
  • Au fil des années, le diplomate a occupé divers postes au sein du Ministère des Affaires étrangères

ALGER: Le 11 novembre 2023, l'Algérie a assisté à un tournant significatif dans sa sphère politique avec la nomination de Nadir Larbaoui au poste de Premier ministre par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. 

Fort d'une carrière foisonnante, Nadir Larbaoui, a tracé son chemin à travers les arcanes du droit, de la diplomatie et du sport international. De l'avocature à sa nomination récente en tant que Premier ministre, voici quelques moments clés de la carrière du nouveau premier ministre algérien.

Né à Tébessa en 1949, Mohamed Ennadir Larbaoui a embrassé une carrière polyvalente tout au long de sa vie. D'abord avocat inscrit au barreau d'Alger, il s'est ensuite orienté vers le ministère des Affaires étrangères, où il a entamé une carrière diplomatique.

Outre son engagement dans le domaine juridique et diplomatique, Larbaoui a également été un joueur international de l'équipe algérienne de handball.

Au fil des années, le diplomate a occupé divers postes au sein du Ministère des Affaires étrangères. Il a été ambassadeur au Pakistan, directeur général des affaires juridiques et consulaires, directeur du Maghreb et directeur des relations économiques internationales.

Il a également représenté l'Algérie au sein du secrétariat général de l'Union du Maghreb arabe et a été membre du conseil d'administration du Centre maghrébin d'études et de recherche.

En 2019, le président palestinien Mahmoud Abbas lui a décerné l'Ordre de l'Étoile d'Al-Qods en reconnaissance de son rôle et de ses efforts en faveur du soutien au peuple palestinien.

Son mandat de plus de 7 ans (de 2012 à 2019), en tant qu'ambassadeur d'Algérie au Caire et représentant permanent auprès de la Ligue des États arabes, a été marqué par quelques succès. 

Ainsi, Nadir Larbaoui avait notamment obtenu le soutien des pays arabes à la candidature de l'Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2024-2025. 

Plus tard, en  2020, il a été nommé conseiller du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, puis il a été désigné ambassadeur et représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies à New York, en septembre 2021. Enfin, en mars 2023, il est devenu directeur de cabinet de la présidence de la République.

Nomination en tant que Premier ministre

Huit mois plus tard, Abdelmadjid Tebboune a annoncé sa nomination au poste de Premier ministre. Cette décision intervient dans un contexte de réorganisation du gouvernement et à la suite du limogeage d'Aymen Benabderrahmane, son prédécesseur.

La nomination de Larbaoui, proche du chef de l'État, s'inscrit à moins d'un an de l'élection présidentielle prévue en décembre 2024. Les motifs du limogeage de Benabderrahmane n'ont pas été explicitement précisés, mais des critiques publiques émises par le président Tebboune sur la gestion des tensions liées à la disponibilité des produits alimentaires et la mise en œuvre de certaines décisions présidentielles semblent avoir joué un rôle.

Par ce remaniement à un an des présidentielles, le chef d’État algérien souhaite voir Larbaoui apporter son expérience diplomatique et sa connaissance approfondie des affaires internationales à la tête du gouvernement algérien.


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".