Deux morts dans des frappes israéliennes en Syrie, selon une ONG

De la fumée s'élève au-dessus des bâtiments après une frappe israélienne dans la banlieue de Damas, le 22 novembre 2023 (Photo, AFP).
De la fumée s'élève au-dessus des bâtiments après une frappe israélienne dans la banlieue de Damas, le 22 novembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 novembre 2023

Deux morts dans des frappes israéliennes en Syrie, selon une ONG

  • Le matin, Israël a mené des frappes aériennes près de Damas visant un «centre» du Hezbollah
  • Israël a mené des centaines de frappes aériennes sur le territoire syrien voisin depuis 2011

BEYROUTH: Deux Syriens ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes près de Damas visant des objectifs du Hezbollah libanais, qui soutient militairement le régime syrien de Bachar al-Assad, a indiqué une ONG.

Par ailleurs, les aéroports de Damas et Alep sont toujours hors service un mois après avoir été la cible de frappes israéliennes, la plus longue fermeture depuis le début du conflit en Syrie en 2011, a dit l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Israël a mené des centaines de frappes aériennes sur le territoire syrien voisin depuis 2011, ciblant des positions de l'armée syrienne et des groupes affiliés à l'Iran, tel le Hezbollah.

Le matin, Israël a mené des frappes aériennes près de Damas visant un "centre" du Hezbollah, avant de mener d'autres frappes plus tard contre un autre objectif du mouvement libanais, selon l'OSDH. Deux Syriens "travaillant avec le Hezbollah" ont été tués dans cette dernière attaque, a précisé l'ONG.

"L'ennemi sioniste a mené une attaque aérienne avec deux missiles... visant certaines positions à proximité de Damas", a indiqué une source militaire syrienne dans un communiqué. "Nos forces de défense aérienne ont répondu à l'agression et ont abattu l'un des missiles".

Le ministère syrien des Affaires étrangères a averti que "de tels actes criminels... menacent la sécurité et la stabilité de la région", selon l'agence SANA.

L'aéroport de Damas visé

Israël commente rarement ses attaques en Syrie mais dit vouloir empêcher l'Iran, son ennemi juré, de s'implanter à ses portes.

Par ailleurs, les vols à destination et en provenance de l'aéroport de Damas, le principal de Syrie, sont interrompus depuis le 22 octobre après que les frappes israéliennes ont visé ses principales pistes. Des frappes similaires le même jour ont conduit à la mise hors service de l'aéroport d'Alep, le deuxième du pays.

Les deux aéroports restent fermés malgré la fin des travaux de réparation, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Si Israël a ciblé à plusieurs reprises l'aéroport de Damas, c'est la première fois qu'il ferme aussi longtemps, a-t-il souligné.

Les autorités syriennes n'ont pas communiqué sur les raisons de ces fermetures prolongées.

Selon le ministère des Transports, le trafic est dévié vers l'aéroport de la ville côtière de Lattaquié, plus petit et moins équipé.

La présence d'une base militaire russe dans l'aéroport le protège des bombardements israéliens, a dit l'OSDH.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.