KSrelief conclut des accords pour acheminer une aide de 150 millions de riyals à Gaza

Le Dr Abdallah al-Rabeeah, superviseur général de KSrelief, s’est entretenu avec Philippe Lazzarini, commissaire général de l’Unrwa, en Égypte. (SPA)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah, superviseur général de KSrelief, s’est entretenu avec Philippe Lazzarini, commissaire général de l’Unrwa, en Égypte. (SPA)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens aux Palestiniens de la bande de Gaza. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

KSrelief conclut des accords pour acheminer une aide de 150 millions de riyals à Gaza

  • Le Dr Al-Rabeeah estime que ces accords «atténueront les souffrances du peuple palestinien et réduiront les effets de la catastrophe humanitaire à laquelle il est confronté»
  • Le directeur régional de l’OMS, Ahmed al-Mandhari, a affirmé que la situation à Gaza constituait «un véritable défi pour l’humanité, les hommes politiques et les organisations humanitaires, qui doivent atténuer les souffrances du peuple palestinien»

LE CAIRE: Le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) a conclu jeudi quatre accords de coopération avec des organisations internationales afin de fournir une aide d’une valeur de 150 millions de riyals saoudiens (1 riyal = 0,24 euro) aux Palestiniens de la bande de Gaza.

Abdallah ben Abdelaziz al-Rabeeah, conseiller auprès de la cour royale et superviseur général de KSrelief, a conclu les accords avec l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le Dr Al-Rabeeah estime que ces accords «atténueront les souffrances du peuple palestinien et réduiront les effets de la catastrophe humanitaire à laquelle il est confronté».

Il a exhorté la communauté internationale et les organisations mondiales à exercer une pression sur Israël pour qu’il autorise l’accès inconditionnel de l’aide.

Le directeur régional de l’OMS, Ahmed al-Mandhari, a affirmé que la situation à Gaza constituait «un véritable défi pour l’humanité, les hommes politiques et les organisations humanitaires, qui doivent atténuer les souffrances du peuple palestinien».

«Notre principal obstacle est d’ordre financier. KSrelief nous a apporté aujourd’hui une aide concrète qui nous permettra de soutenir notre activité», a-t-il ajouté.

Le commissaire général de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la situation dans l’enclave de tragique.

«Je viens d’arriver de Gaza et j’ai visité des centres de formation qui nous sont affiliés. Il n’y a ni carburant, ni eau, ni vêtements. Je suis certain que KSrelief leur apportera le soutien nécessaire. J’espère que la trêve est réelle et qu’elle sera mise en œuvre afin d’aider la population.» 

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Le Dr Abdallah al-Rabeeah a conclu un mémorandum de coopération avec le Croissant-Rouge égyptien au Caire. (Photo AN /Mohammed al-Sulami)

«En ce moment, Gaza est notre priorité. Nous vous remercions pour votre soutien dans l’accomplissement de notre travail», a déclaré Alfonso Verdu Perez, chef du CICR en Égypte.

«Le directeur de notre centre est britannique et il m’a dit qu’il n’avait jamais rien vu de tel que ce qui se passe actuellement à Gaza. De nombreuses vies sont perdues et 70% des installations sont détruites», a-t-il poursuivi.

«Nous avons le même principe que KSrelief, et nous ne pourrions pas mener à bien notre travail sans son soutien. Nous lui sommes reconnaissants pour cela», a-t-il souligné.

Le Dr Al-Rabeeah a conclu un mémorandum de coopération avec la Société égyptienne du Croissant-Rouge afin de fournir un soutien logistique et d’acheminer l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. L’accord a été contresigné au Caire par le Dr Al-Rabeeah et Nevine el-Kabbaj, ministre égyptienne de la Solidarité sociale et présidente du Croissant-Rouge égyptien.

Le mémorandum vise à coordonner les activités humanitaires et de secours, à faciliter l’acheminement de l’aide saoudienne par voie aérienne et maritime, à fournir des entrepôts équipés pour stocker l’aide humanitaire et à programmer l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com