Irak/Syrie: Nouvelles attaques contre les soldats américains

Les forces américaines ont été attaquées à quatre reprises en Irak et en Syrie jeudi avec des roquettes et des drones armés, mais il n'y a eu aucune victime ni dommage aux infrastructures, a déclaré un responsable militaire américain (Photo, AFP).
Les forces américaines ont été attaquées à quatre reprises en Irak et en Syrie jeudi avec des roquettes et des drones armés, mais il n'y a eu aucune victime ni dommage aux infrastructures, a déclaré un responsable militaire américain (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Irak/Syrie: Nouvelles attaques contre les soldats américains

  • Mercredi puis à nouveau jeudi matin, des drones ont attaqué «des forces américaines et de la coalition» stationnées sur une base militaire à l'aéroport international d'Erbil
  • Jeudi, plusieurs drones ont été lancés contre les troupes américaines et de la coalition sur la base irakienne d'Aïn al-Assad

BAGDAD: Des attaques de drones ou à la roquette ont encore visé ces dernières 48 heures les troupes américaines et la coalition internationale antidjihadiste en Irak et en Syrie, a rapporté jeudi un responsable militaire américain, après des frappes américaines meurtrières contre des combattants pro-Iran.

Mercredi avant l'aube le Commandement militaire américain au Moyen-Orient avait annoncé avoir mené en Irak des "frappes de précision" sur deux sites, en représailles aux attaques récurrentes de groupes pro-Iran contre les soldats américains et les forces de la coalition, en Irak et en Syrie.

Ces bombardements américains ont visé des positions du Hachd al-Chaabi, coalition d'anciens paramilitaires désormais intégrés aux forces régulières irakiennes. Les frappes ont tué huit combattants, selon le bilan dévoilé par les Brigades du Hezbollah, influente faction du Hachd.

Mercredi puis à nouveau jeudi matin, des drones ont attaqué "des forces américaines et de la coalition" stationnées sur une base militaire à l'aéroport international d'Erbil, au Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, a indiqué à l'AFP le responsable militaire américain.

Dans les deux cas, ces attaques n'ont fait "aucune victime et aucun dommage aux infrastructures", a-t-il précisé, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

72 attaques

Jeudi, plusieurs drones ont été lancés contre les troupes américaines et de la coalition sur la base irakienne d'Aïn al-Assad, dans l'Ouest du pays, sans faire de victimes ou de dommages, selon le responsable militaire américain.

Jeudi également, "plusieurs roquettes" ont visé une base dans l'Est de la Syrie voisine abritant des soldats américains et de la coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique (EI), toujours sans faire de victimes ou de dommages, d'après la même source.

Certaines de ces attaques ont été revendiquées par la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse proche des groupes armés pro-Iran qui saluent son action sur leurs chaînes de l'application Telegram.

Au total, Washington a recensé 72 attaques menées depuis le 17 octobre, dix jours après le début de la guerre, selon un bilan actualisé fourni par le responsable militaire américain.

Ces tirs de roquettes ou frappes de drones ont fait une soixantaine de blessés parmi les effectifs américains, d'après le Pentagone.

En représailles, Washington a aussi bombardé à trois reprises en Syrie des sites liés à l'Iran.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.