Liban: calme à la frontière avec Israël depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza

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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Liban: calme à la frontière avec Israël depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza

  • «La situation est (...) calme, sans échanges de tirs», a confirmé Andrea Tenenti, porte-parole de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du pays
  • La formation chiite avait revendiqué jeudi 22 attaques contre des positions israéliennes depuis le sud du Liban sud, après la mort de sept de ses combattants incluant des membres de son unité d'élite, tués dans des frappes israéliennes

BEYROUTH, Liban : Le calme règne dans la zone frontalière du sud du Liban vendredi, depuis l'entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, permettant un timide retour des déplacés, selon un photographe de l'AFP.

«Un calme précaire règne à la frontière sud, avec le début de l'entrée en vigueur de la trêve humanitaire à Gaza à 07H00 (05H00 GMT)», a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

«La situation est (...) calme, sans échanges de tirs», a confirmé à l'AFP Andrea Tenenti, porte-parole de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée dans le sud du pays.

Un habitant de la région frontalière d'Alma al-Chaab a affirmé à l'AFP qu'il n'entendait pas de bombardement ni «les avions israéliens ou les avions de reconnaissance» qui survolaient jusque-là constamment le sud du Liban.

Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé à l'AFP qu'aucun tir ou incident n'avait eu lieu depuis l'entrée en vigueur de la trêve à 05H00 GMT.

Ce calme intervient au lendemain d'une journée au cours de laquelle le puissant Hezbollah pro-iranien a intensifié ses attaques contre l'armée israélienne, qui de son côté avait pilonné les zones frontalières du sud du Liban.

La formation chiite avait revendiqué jeudi 22 attaques contre des positions israéliennes depuis le sud du Liban sud, après la mort de sept de ses combattants incluant des membres de son unité d'élite, tués dans des frappes israéliennes.

Le Hezbollah affirme mener ses attaques «pour soutenir» le Hamas palestinien, son allié, et n'a pas publié de communiqué indiquant s'il allait se conformer à la trêve.

Au Liban, les affrontements transfrontaliers ont fait 109 morts, selon un décompte de l'AFP. Au moins 77 sont des combattants du Hezbollah, auxquels s'ajoutent au moins 14 civils incluant trois journalistes.

Parmi les tués figurent le fils du chef du bloc parlementaire du Hezbollah et un responsable de la branche militaire du Hamas au Liban.

Ces violences ont également entraîné le déplacement forcé de plus de 55.000 personnes au Liban, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Dans le village frontalier de Kfar Kila, Hussein Fawaz, 59 ans, qui a profité de la trêve pour rentrer chez lui, a retrouvé sa maison dévastée par les bombardements.

«On est partis quand ils ont commencé à cibler les maisons», a-t-il dit à l'AFP devant son domicile dont l'intérieur était en grande partie calciné.

«J'espère que tout ça se terminera avec la trêve», a ajouté le quinquagénaire.

L'armée libanaise a appelé les personnes rentrant dans leurs foyers à faire preuve d'«extrême prudence», mettant en garde contre la présence de «munitions au phosphore et de munitions n'ayant pas explosé», résultant «des bombardements ennemis».


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.