L'étincelante mode des parcours lumineux en plein air

Des structures lumineuses en forme sont exposées au Jardin des Plantes à Paris, dans le cadre de l'exposition "Jungle en voie d'illumination", le 17 novembre 2023. (Photo Dimitar Dilkoff AFP)
Des structures lumineuses en forme sont exposées au Jardin des Plantes à Paris, dans le cadre de l'exposition "Jungle en voie d'illumination", le 17 novembre 2023. (Photo Dimitar Dilkoff AFP)
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Publié le Samedi 25 novembre 2023

L'étincelante mode des parcours lumineux en plein air

  • Plus festifs que les expos traditionnelles, des parcours lumineux en plein air rassemblent dans les grandes villes des dizaines de milliers de visiteurs à la nuit tombée
  • Derrière cette frénésie, se trouvent des entreprises spécialisées, qui exportent leurs installations dans toute l'Europe, à l'instar de China Light, venue de la ville chinoise de Zigong (Sichuan, centre), berceau des fêtes des lanternes

PARIS  : C'est la nouvelle arme des sites culturels et touristiques pour attirer à l'approche l'hiver: plus festifs que les expos traditionnelles, des parcours lumineux en plein air rassemblent dans les grandes villes des dizaines de milliers de visiteurs à la nuit tombée.

Dans «Jungle en voie d'illumination», les visiteurs du Jardin des Plantes à Paris serpentent entre les animaux multicolores, autour d'un immense palétuvier lumineux.

Avec une centaine de structures, ce parcours (jusqu'au 21 janvier 2024) est l'un des temps forts de l'année pour ce temple des sciences naturelles.

Cette cinquième édition pourrait battre ses records: 260.000 à 300.000 spectateurs en moyenne en deux mois, à comparer aux 900.000 personnes qui fréquentent la Grande galerie de l'évolution, qui surplombe le parc, en neuf mois.

«Au public familial habitué à venir au parc, s'ajoutent des visiteurs de 20 à 30 ans», explique à l'AFP Cyril Roguet, le directeur du Jardin des Plantes. Et selon lui, pas question de sacrifier le fond: le parcours dure une à deux heures, si on prend le temps de lire les explications, jusqu'aux noms scientifiques en latin des animaux.

Les scientifiques du Muséum ont imaginé le parcours, en partant des animaux du «Livre de la Jungle», pour montrer la vaste biodiversité de ce milieu, aux quatre coins du globe.

- expérience artistique -

A l'autre bout de Paris, le Parc de la Villette attend 200 à 300.000 visiteurs pour l'expo lumineuse en plein air «L'art dans la Nature», un son et lumière autour de l'héritage de Dali. Escargot géant, oeufs et les incontournables horloges prennent vie sous les jeux de lumière qui plongent le visiteur dans le monde onirique de l'artiste espagnol.

«C'est un mélange totalement nouveau qui est à la fois une expérience artistique surréaliste et un spectacle très instagrammable», s'enthousiasme Inaki Fernandez, le patron de l'entreprise espagnole LetsGo, qui a créé l'exposition de la Villette et revendique 2 millions de visiteurs en Espagne pour des installations similaires.

Le Jardin d'Acclimatation (ouest de Paris) surenchérit avec «Dragons et Lanternes» (du 15 décembre au 25 février): inspiré du Nouvel An chinois et de son folklore, et fabriqué par des artisans de Shanghaï, le parcours s'étendra sur 30.000 m2, avec 60 grandes structures.

Derrière cette frénésie, se trouvent des entreprises spécialisées, qui exportent leurs installations dans toute l'Europe, à l'instar de China Light, venue de la ville chinoise de Zigong (Sichuan, centre), berceau des fêtes des lanternes.

«Avec le déclin de l'industrie du sel dont vivait la ville, les habitants ont peu à peu exporté l'artisanat des lanternes en bambou à travers la Chine, dans les années 1980», explique à l'AFP Xinwen He, cheffe de projet dans l'entreprise.

La génération suivante, avec l'arrivée des ampoules LED, a pu exporter cette mode «au Royaume-Uni, en Allemagne ou en France et en Belgique», où elle a fait fureur, explique-t-elle. Tout en «se détachant de la culture chinoise» et en développant le concept de façon «plus artistique».

- «Selfies et crêpes» -

La mode n'a pas échappé à l'entreprise allemande Christmas Garden Deutschland GmbH, habituée à travailler de Londres à Rome et qui a décliné son concept lumineux cet hiver dans 21 lieux, de l'Autriche au Domaine national de Saint-Cloud (sud de Paris).

Au menu de ce «Lumières en Seine», des «points photo romantiques» illuminés, avec Tour Eiffel en fond, ou un show «eau et laser» autour de la grande cascade, décrit à l'AFP Isabel Kruppe, l'une des responsables de l'entreprise.

Pour elle, le succès de ces installations tient à «l'expérience globale», son et lumière, avec «nombreuses options de selfie, vin chaud et crêpes».

Reste que pour une sortie en famille, ces expositions ont un coût élevé, entre 15 et 20 euros par adulte.

L'impact carbone est aussi une question, même si les matériaux (métal, toile recyclable) sont souvent présentés comme réutilisables, et si les LED limitent la consommation. Saint-Cloud annonce un «impact par visiteur de 0,5 kwh», soit «1h26 de streaming HD» chez soi.

 


Les villages patrimoniaux transforment Al-Baha en un pôle de tourisme culturel

Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
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  • Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont actuellement restaurés et développés grâce à des partenariats entre les autorités publiques et les communautés locales
  • Parmi les destinations les plus connues figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, Al-Abadilah et le village Al-Mousa

RIYAD : Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha attirent de nombreux visiteurs cet été alors que festivals, événements culturels et musées vivants transforment des sites centenaires en attractions touristiques majeures, soutenant les ambitions du Royaume de développer le tourisme culturel dans le cadre de Vision 2030.

Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont restaurés et valorisés grâce à la coopération entre les autorités et les communautés locales. Ces initiatives permettent de préserver l’identité culturelle saoudienne tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les habitants dans les secteurs du tourisme, de l’hospitalité et des petites entreprises.

Parmi les destinations les plus connues de la région figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, ainsi que les villages d’Al-Abadilah et d’Al-Mousa. Situés dans les hauteurs d’Al-Baha et dans la plaine de la Tihama, ces sites mettent en valeur l’architecture traditionnelle, l’histoire locale et les anciennes civilisations, tout en accueillant des spectacles folkloriques, des jeux traditionnels, des démonstrations de broderie et d’artisanat, des ateliers de calligraphie arabe, des expositions de vêtements patrimoniaux et des expériences culinaires locales.

Le Festival patrimonial d’Al-Atawlah, l’un des événements phares de l’été dans la région, se déroule sur dix jours et recrée des traditions anciennes, notamment les cortèges nuptiaux et les rites d’hospitalité, offrant aux visiteurs une immersion dans le mode de vie et les coutumes sociales des générations précédentes.

Mahdi Al-Kanani, responsable du comité média du festival, a déclaré que ces villages sont devenus un pilier important de la préservation culturelle et du développement touristique.

« Ces villages permettent aux visiteurs de découvrir la vie sociale des générations précédentes, ainsi que les coutumes, les arts traditionnels et les métiers historiques de la région », a-t-il déclaré à Arab News. « Ils sont devenus un moteur important du tourisme et contribuent aux objectifs de Vision 2030. »

Mohammed Lafi, habitant d’Al-Baha, a indiqué que les projets de restauration ont permis de préserver le caractère historique des villages tout en améliorant les infrastructures afin d’accueillir un nombre croissant de visiteurs.

« Ces projets ont préservé l’identité architecturale authentique des villages tout en améliorant les services et les infrastructures, les transformant en destinations culturelles et touristiques sans compromettre leur valeur historique », a-t-il déclaré.

Lafi attribue l’augmentation du nombre de visiteurs à l’amélioration des infrastructures, à l’élargissement de l’offre d’événements et à une meilleure sensibilisation du public aux attractions de la région.

« La hausse du nombre de visiteurs est portée par la diversité des événements, l’amélioration des services, de meilleures routes et infrastructures, ainsi que par les efforts médiatiques qui ont permis de faire découvrir les villages patrimoniaux, les fermes, les hébergements ruraux et les paysages montagneux uniques d’Al-Baha », a-t-il déclaré.

Il a souligné que les communautés locales jouent un rôle essentiel dans le succès des festivals en accueillant les visiteurs, en organisant des événements et en valorisant l’artisanat et les produits traditionnels.

« Les habitants d’Al-Baha sont des partenaires de cette réussite grâce à leur hospitalité, leur participation à l’organisation des événements, la mise en valeur des produits locaux et la préservation des coutumes et traditions qui reflètent l’authenticité de la société saoudienne », a-t-il ajouté.

Selon Lafi, les festivals d’été ont également stimulé l’activité des hôtels, restaurants, cafés et entreprises familiales, tout en créant des opportunités d’emplois saisonniers pour les jeunes Saoudiens.

« Les festivals offrent aux familles productives une plateforme pour commercialiser leurs produits et augmenter leurs revenus, tout en donnant aux jeunes de précieuses opportunités d’emploi et d’expérience », a-t-il déclaré.

La restauration et la mise en valeur des villages patrimoniaux d’Al-Baha s’inscrivent dans la stratégie plus large de l’Arabie saoudite visant à préserver les sites historiques tout en les transformant en sites culturels et touristiques durables, contribuant à la diversification économique du Royaume et à la préservation de son patrimoine architectural et culturel pour les générations futures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.