Washington met en garde Israël sur des déplacements dans le sud de Gaza

Plus de 13 300 Palestiniens ont été tués depuis l'assaut militaire israélien à Gaza en réponse aux attaques transfrontalières du Hamas du 7 octobre. (AFP)
Plus de 13 300 Palestiniens ont été tués depuis l'assaut militaire israélien à Gaza en réponse aux attaques transfrontalières du Hamas du 7 octobre. (AFP)
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Publié le Mardi 28 novembre 2023

Washington met en garde Israël sur des déplacements dans le sud de Gaza

  • « Il ne faut pas que l'ampleur des déplacements qui ont eu lieu dans le nord se répète dans le sud» de Gaza, a déclaré lundi à la presse un responsable américain
  • Israël, qui a déclaré qu'il poursuivrait la guerre contre le Hamas après la trêve en vigueur, s'est montré «réceptif» à ces avertissements, d'après cette source

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden a averti Israël que l'offensive prévue dans le sud de la bande de Gaza devait éviter les déplacements de civils en masse comme cela a été le cas avec le pilonnage du nord du territoire palestinien, ont fait savoir de hauts responsables américains.

"Il ne faut pas que l'ampleur des déplacements qui ont eu lieu dans le nord se répète dans le sud" de Gaza, a déclaré lundi à la presse un responsable américain.

"Il est très important que la campagne (militaire) israélienne, lorsqu'elle se déplacera vers le sud, soit menée de manière à ne pas provoquer, dans la mesure du possible, de nouveaux déplacements de personnes", a souligné ce haut responsable, ajoutant que le président et ses collaborateurs avaient "insisté sur ce point de manière très claire auprès du gouvernement israélien".

Israël, qui a déclaré qu'il poursuivrait la guerre contre le Hamas après la trêve en vigueur, s'est montré "réceptif" à ces avertissements, d'après cette source.

Pour les responsables américains, l'offensive israélienne devra "être ciblée au maximum" et éviter de frapper des refuges de l'ONU, des hôpitaux, ainsi que les sites de production d'électricité et d'approvisionnement d'eau.

En Israël, 1 200 personnes, en grande majorité des civils, selon les autorités, ont été tuées dans l'attaque menée le 7 octobre par des commandos du Hamas, inédite dans l'histoire du pays.

En représailles, Israël a promis d'"anéantir" le Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, bombardant sans relâche le territoire palestinien et lançant le 27 octobre une offensive terrestre.

Dans la bande de Gaza, 14.854 personnes, dont 6.150 âgées de moins de 18 ans, ont été tuées par les frappes israéliennes, selon le gouvernement du Hamas.

Trois vols militaires américains transportant de l'aide pour Gaza doivent commencer à arriver en Egypte mardi et Washington s'est dit déterminé à acheminer autant d'aide que possible pendant la trêve, qui en est à son cinquième jour.

Des responsables américains ont toutefois déclaré qu'ils s'attendaient à ce qu'Israël poursuive sa mission "d'anéantissement" du Hamas après l'expiration de la trêve.

Les services de renseignements israéliens et américains sont arrivés à Doha pour parler de la "prochaine étape" d'un accord entre Israël et Gaza et le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken effectuera cette semaine son troisième déplacement au Moyen-Orient depuis le début de la guerre.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com