Gaza: «Ceux qui ont de l'influence ne font pas assez» pour stopper la guerre, selon le patron de l'OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus a accusé mercredi "ceux qui ont de l'influence" de ne pas faire assez pour parvenir à la fin des combats à Gaza (Photo, AFP).
Tedros Adhanom Ghebreyesus a accusé mercredi "ceux qui ont de l'influence" de ne pas faire assez pour parvenir à la fin des combats à Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Gaza: «Ceux qui ont de l'influence ne font pas assez» pour stopper la guerre, selon le patron de l'OMS

  • Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé qu'une «pause humanitaire (prolongée), voire un cessez-le-feu est possible» dans la bande de Gaza
  • Selon M. Tedros, la pause dans les hostilités a permis à l'OMS d'augmenter les livraisons de fournitures médicales à Gaza

GENEVE: Le patron de l'OMS a accusé mercredi "ceux qui ont de l'influence" de ne pas faire assez pour parvenir à la fin des combats à Gaza, où le système de santé est "totalement débordé" après des semaines de bombardements et de combats.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé qu'une "pause humanitaire (prolongée), voire un cessez-le-feu est possible" dans la bande de Gaza mais à condition que "ceux qui ont de l'influence prennent la chose au sérieux", a-t-il dit lors d'un point de presse à Genève, sans toutefois nommer ceux qu'il visait.

"C'est une question de volonté", a-t-il souligné, lors de cet échange largement consacré au système de santé du territoire palestinien.

Selon M. Tedros, la pause dans les hostilités a permis à l'OMS d'augmenter les livraisons de fournitures médicales à Gaza et de transférer des patients de l'hôpital Al-Shifa, le plus grand du territoire, vers d'autres établissements dans le sud de la bande.

"La plus grande préoccupation de l'OMS reste d'aider le système de santé de Gaza et les professionnels de santé à fonctionner", a déclaré M. Tedros. Seuls 15 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnent encore avec une certaine capacité, mais ils sont "complètement débordés".

Richard Peeperkorn, représentant de l'OMS dans les territoires palestiniens occupés, a ajouté: "Nous sommes extrêmement préoccupés par la vulnérabilité de ce que j'appelle un système de santé gravement endommagé".

Selon lui, sur les 3.500 lits d'hôpitaux dont disposait Gaza avant la guerre, il n'en reste plus que 1.500.

"Nous estimons qu'il y a un besoin de 5.000 lits et qu'il nous reste donc beaucoup de chemin à parcourir", a-t-il déclaré.

Le directeur des urgences de l'organisation, Michael Ryan, a pour sa part assuré qu'il n'y avait "aucune chance" que les nouvelles équipes médicales puissent remplacer les capacités perdues dans le système de santé de Gaza.

"Demain, même si la paix était déclarée, nous aurions un défi énorme à relever: un défi absolument gargantuesque en matière de santé publique", a-t-il déclaré.

La bande de Gaza est bombardée par Israël depuis l'attaque sans précédent sur son territoire du mouvement islamiste Hamas le 7 octobre, qui a fait 1.200 morts israéliens et conduit à la prise de 240 otages, selon les autorités israéliennes.

Le pilonnage -qui selon les autorités du Hamas a fait près de 15.000 morts- ne s'est interrompu que depuis qu'une pause humanitaire a été instaurée en fin de semaine dernière, pour permettre la libération de plusieurs dizaines d'otages aux mains des mouvements djihadiste de Gaza, en échange de la libération de prisonniers palestiniens en Israël.

Elle doit aussi permettre l'accélération de l'aide humanitaire cruciale pour la survie des quelque 2,4 millions de Gazaouis.


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.