Trois morts et des blessés dans deux attaques à Jérusalem et en Cisjordanie

La police israélienne a déclaré que des hommes armés avaient ouvert le feu jeudi sur des personnes attendant des bus et des manèges à l'endroit où une autoroute principale entre à Jérusalem en provenance de Tel Aviv. (PA)
La police israélienne a déclaré que des hommes armés avaient ouvert le feu jeudi sur des personnes attendant des bus et des manèges à l'endroit où une autoroute principale entre à Jérusalem en provenance de Tel Aviv. (PA)
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Trois morts et des blessés dans deux attaques à Jérusalem et en Cisjordanie

  • La première attaque a eu lieu vers 07H40 (05H40 GMT) dans l'ouest de Jérusalem lorsque deux assaillants palestiniens ont ouvert le feu à un arrêt de bus, tuant trois Israéliens et blessant plusieurs autres
  • Environ 490 000 Israéliens habitent dans des colonies en Cisjordanie, considérées par l'ONU comme illégales au regard du droit international

JERUSALEM: Trois Israéliens, dont deux femmes, ont été tués et plusieurs blessés dans deux attaques jeudi à Jérusalem-Ouest et en Cisjordanie occupée, dont l'une a été revendiquée par le Hamas palestinien malgré une trêve dans la guerre contre Israël à Gaza.

La première attaque a eu lieu vers 07H40 (05H40 GMT) dans l'ouest de Jérusalem lorsque deux assaillants palestiniens ont ouvert le feu à un arrêt de bus, tuant trois Israéliens et blessant plusieurs autres, selon la police et les secours.

"Deux terroristes venus en voiture et armés l'un d'un (fusil d'assaut) M-16 et l'autre d'un pistolet" ont ouvert le feu, a déclaré le directeur de la police de Jérusalem, Doron Torgemann, sur les lieux de l'attentat.

Les deux assaillants, frères trentenaires qui avaient été par le passé incarcérés par Israël, "ont été tués rapidement par deux soldats qui n'étaient pas en service et un civil, qui leur ont tiré dessus", selon la police.

Deux femmes de 67 et 24 ans et un homme de 73 ans, tous trois de nationalité israélienne, ont été tués l'attaque, a ajouté la police.

"Cette opération est une réponse naturelle aux crimes sans précédent de l'occupant (Israël, NDLR) dans la bande de Gaza et contre des enfants à Jénine", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas dans un communiqué.

Il faisait référence à deux garçons de huit ans et 15 ans tués mercredi par l'armée israélienne à Jénine dans le nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Selon le communiqué, les deux assaillants étaient membres de la branche armée du Hamas étaient originaires de Sour Baher, un quartier de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël.

"Nos héros sont prêts à venger le sang des martyrs", conclut le Hamas en appelant à une "escalade de la résistance" contre Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réagi en assurant que son gouvernement "continuera d'étendre la distribution d'armes aux citoyens".

La seconde attaque, à la voiture-bélier, a visé un barrage des forces israéliennes en Cisjordanie, selon un communiqué de l'armée.

"Des soldats présents sur les lieux ont tiré et neutralisé l'assaillant", a-t-elle ajouté, en soulignant que deux soldats israéliens, légèrement blessés, avaient été hospitalisés.

Le barrage, attenant à la colonie israélienne de Beka'ot, a été la cible de plusieurs attaques similaires ces dernières années.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Environ 490 000 Israéliens habitent dans des colonies en Cisjordanie, considérées par l'ONU comme illégales au regard du droit international.

En visite en Israël, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a estimé que l'attaque de Jérusalem-Ouest rappelait "la menace terroriste affrontée au quotidien par Israël".

M. Herzog a déploré "encore un exemple de la situation dans laquelle nous nous trouvons, la guerre sans fin que nous menons contre les organisations terroristes, en particulier le Hamas".


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.