Le Hamas prêt à échanger tous les soldats israéliens détenus contre tous les prisonniers palestiniens

Des véhicules de l'armée israélienne devant la prison militaire d'Ofer située entre Ramallah et Beitunia en Cisjordanie occupée le 29 novembre 2023 (Photo, AFP).
Des véhicules de l'armée israélienne devant la prison militaire d'Ofer située entre Ramallah et Beitunia en Cisjordanie occupée le 29 novembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Le Hamas prêt à échanger tous les soldats israéliens détenus contre tous les prisonniers palestiniens

  • «Nous sommes prêts à libérer tous les soldats en échange de tous nos prisonniers», a déclaré Bassem Naim, haut responsable du Hamas
  • La trêve actuelle a commencé vendredi dernier pour quatre jours, avant d'être prolongée une première fois pour deux jours

GAZA: Un haut responsable du Hamas a indiqué mercredi que le mouvement islamiste palestinien était prêt à libérer tous les soldats israéliens qu'il détenait en échange de tous les Palestiniens emprisonnés en Israël.

"Nous sommes prêts à libérer tous les soldats en échange de tous nos prisonniers", a déclaré Bassem Naim, haut responsable du Hamas et ancien ministre de la Santé à Gaza, lors d'une conférence de presse dans la ville sud-africaine du Cap.

M. Naim a ajouté que le Hamas était engagé dans de "difficiles négociations" pour prolonger la trêve en cours, qui doit en principe prendre fin jeudi. "Nous tentons, avec les médiateurs, de négocier un cessez-le-feu permanent", a-t-il déclaré.

La trêve actuelle a commencé vendredi dernier pour quatre jours, avant d'être prolongée une première fois pour deux jours. Les parties discutent depuis avec les médiateurs -Qatar en tête- pour que les combats ne reprennent pas dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire est désastreuse.

Depuis, 74 otages et binationaux ont été libérés, des femmes et des enfants, contre 180 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, là aussi des femmes et des hommes moins de 19 ans.

Des ressortissants Néerlandais, Allemands, Américain, Russes et Thaïlandais libérés par le Hamas selon le Qatar

Trente Palestiniens, dont 16 mineurs et 14 femmes, seront libérés mercredi en échange de 10 otages israéliens à Gaza dont cinq binationaux (un Néerlandais, trois Allemands, un Américain), a annoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

Deux citoyens russes et quatre citoyens thaïlandais ont été en outre libérés par le Hamas en dehors de l'accord et remis à la Croix-Rouge internationale, a ajouté le porte-parole.

Les dix otages israéliens et les quatre thaïlandais sont arrivés peu après en Egypte, a rapporté la télévision AlQahera News, proche des services de sécurité égyptiens.

Ils sont "en route pour Israël", a confirmé de son côté l'armée israélienne.

Le mouvement islamiste palestinien et Israël relâchent chaque jour une dizaine d'otages israéliens contre trois fois plus de prisonniers palestiniens, au terme d'un accord censé expirer jeudi matin.

Parmi les 240 israéliens emmenés en otages à Gaza figurent des soldats, qui ont pour l'instant été exclus des accords d'échanges otages contre prisonniers.

En 2011, plus de mille prisonniers palestiniens ont été échangés contre le soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas pendant cinq ans.

Les organisations palestiniennes affirment que plus de 7.000 palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes.

Le Hamas a déjà proposé, le mois dernier, l'échange de tous les otages qu'il détient contre tous les prisonniers palestiniens.

L'armée israélienne a par ailleurs déclaré mercredi "vérifier" l'annonce par le Hamas de la mort d'un bébé de dix mois, le plus jeune des otages enlevés le 7 octobre, de sa mère et de son frère de quatre ans.

"Nous avons confirmé il y a deux ou trois semaines que 60 Israéliens avaient été tués dans des bombardements israéliens et sont toujours sous les décombres", a ajouté M. Naim. "Cette femme et ses deux enfants font partie du nombre, je peux le confirmer".


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.