Hausse record des dépenses militaires dans l'UE en 2022

Des militaires ukrainiens de la 22e brigade mécanisée participent à un exercice d'entraînement militaire dans la région de Donetsk, le 28 novembre 2023, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP).
Des militaires ukrainiens de la 22e brigade mécanisée participent à un exercice d'entraînement militaire dans la région de Donetsk, le 28 novembre 2023, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (AFP).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Hausse record des dépenses militaires dans l'UE en 2022

  • C'est la huitième année consécutive de croissance pour les pays de l'EU, au moment où plusieurs d'entre eux défendent la nécessité d'une hausse significative en raison de la menace russe et de la guerre en Ukraine
  • Six pays sur 27 ont augmenté de plus de 10% leurs dépenses militaires en 2022, et même de plus de 30% en ce qui concerne la Suède, pays dans l'attente de la ratification de son adhésion à l'Otan

BRUXELLES : Les dépenses militaires dans l'Union européenne ont atteint la somme record de 240 milliards d'euros l'an dernier, en hausse de 6% par rapport à l'année précédente, a indiqué jeudi l'Agence européenne de défense (EDA).

C'est la huitième année consécutive de croissance pour les pays de l'EU, au moment où plusieurs d'entre eux défendent la nécessité d'une hausse significative en raison de la menace russe et de la guerre en Ukraine.

Six pays sur 27 ont augmenté de plus de 10% leurs dépenses militaires en 2022, et même de plus de 30% en ce qui concerne la Suède, pays dans l'attente de la ratification de son adhésion à l'Otan.

La France n'a augmenté ses dépenses militaires que de 0,7% en 2022.

Les pays de l'UE dans leur ensemble ont consacré 1,5% de leur Produit intérieur brut (PIB) au secteur de la défense, loin de l'objectif de 2% fixé par l'Otan. Vingt-deux pays de l'UE sont membres de l'Otan.

Quelque 58 milliards d'euros ont été consacrés aux investissements dans le secteur de la défense, a encore indiqué l'agence européenne, chargée d'améliorer les capacités de défense dans l'UE.

En dépit de ces chiffres en hausse, les capacités de l'industrie de défense en Europe sont insuffisantes pour faire face à la demande en provenance d'Ukraine. Les Européens se sont engagés à fournir un million d'obus à l'Ukraine d'ici mars prochain, mais cet objectif ambitieux semble d'ores et déjà inatteignable.

"Nos forces armées doivent être prêtes à faire face à une époque beaucoup plus exigeante", a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, cité dans un communiqué de l'EDA.

Or, l'UE a des "lacunes importantes" en termes de capacité de défense et "nous continuons à être à la traîne par rapport à d'autres acteurs" dans ce domaine, a reconnu M. Borrell. La Russie a prévu d'augmenter ses dépenses militaires de 67% en 2024, à quelque 30% de son PIB.

Pourtant, remarque l'EDA, les dépenses consacrées à la recherche et développement en matière de défense sont en baisse de 200 millions en 2022 par rapport à l'année précédente, à 3,5 milliards d'euros.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.