Des loisirs plutôt que des commerces ? Les centres commerciaux en pleine mutation

Une maquette grandeur nature du vaisseau spatial "Star Wars X-Win à Villeneuve-la-Garenne à Paris (Photo, AFP).
Une maquette grandeur nature du vaisseau spatial "Star Wars X-Win à Villeneuve-la-Garenne à Paris (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 décembre 2023

Des loisirs plutôt que des commerces ? Les centres commerciaux en pleine mutation

  • La foncière a fait le choix de recentrer le centre sur le loisir et la restauration, des activités «plus propice à créer un lieu de destination», où les consommateurs se rendent avec en tête un objectif bien précis
  • A contrario, le commerce peut avoir besoin de davantage de flux, des flâneurs qui se décident à acheter en passant devant les boutiques

CANNES: Simulateur de vol, salles de sport, mais aussi casiers Vinted ou Amazon, restaurants ou maison de santé: les centres commerciaux délaissent les boutiques et privilégient de plus en plus les services et loisirs, pour s'adapter aux goûts de leurs clients.

Mur d'escalade, karting, jeux d'arcade et même un éléphant en latex animé: il n'y a pas que des promoteurs immobiliers et des représentants des grandes enseignes au salon Mapic de l'immobilier commercial qui se tenait jusqu'à jeudi à Cannes (Alpes-Maritimes).

Les grandes oreilles du pachyderme plus vrai que nature sont là pour susciter "plus d'émotions positives", explique Patrice Prévost, à la tête d'une entreprise familiale nantaise spécialisée dans l'animation des centres commerciaux.

"Historiquement, il y a eu deux grands modèles économiques de centres commerciaux. D'un côté, ceux qui se sont construits autour d'un grand magasin qui en était le premier élément d'attraction", explique-t-il à l'AFP. "De l'autre, un modèle plutôt asiatique se dédouanant de ces magasins pour rassembler les gens dans un lieu unique, avec une offre diverse, de nourriture mais aussi de loisirs". En d'autres termes, davantage tourné vers le plaisir que vers l'utilitaire.

Ces dernières années, le premier a tendance à voir le second prendre l'ascendant, alors que les Français ont tendance à préserver si possible leur budget loisir en période d'inflation.

«Plus d'expérience»

Loica Bun, directrice communication et marketing de la Société des Centres Commerciaux (SCC) qui a plus de 13 milliards d'euros de patrimoine sous gestion pour le compte de 25 clients, prend l'exemple du centre Gran Plaza en Espagne, où "on a détruit des m2 de parking pour mettre des jardins", installer des jeux "en accès libre et gratuit".

SCC a "investi au service de l'expérience en faisant une croix sur la valeur financière", assure-t-elle, même si le centre "marchait très bien". "La première attente des consommateurs aujourd'hui c'est moins d'uniformisation, plus d'expérience, et cela peut faire la différence en Espagne notamment où le modèle de centres commerciaux est généralement assez classique".

Pour Emmanuel Le Roch, délégué général de la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos) qui publie régulièrement des études sur le suivi de l'activité commerciale en France, "le poids du pur commerce va décroître" à l'intérieur des centres commerciaux, ne serait-ce que parce qu'il y a aujourd'hui "un peu moins d'acteurs de l'habillement" qu'il y a quelques années.

"La partie loisir a tendance à croître, et la réflexion des centres commerciaux aujourd'hui est d'apporter d'autres choses, des maisons médicales ou des lieux de coworking par exemple", observe-t-il encore. Les points de retrait de colis peuvent aussi faire venir des personnes, susceptibles de se laisser tenter ensuite.

Centre commercial sans commerce 

François Agache, directeur général développement et opérations du promoteur Apsys, qui exploite des centres commerciaux en Pologne et en France (Beaugrenelle à Paris, Canopia à Bordeaux), a effectué de gros travaux de repositionnements du centre Vill'Up au sein du parc de la Villette, devenu "Boom Boom Villette" après des débuts compliqués.

Le centre, qui doit rouvrir courant janvier, "n'a pas rencontré le succès qu'on espérait au départ", explique François Agache à l'AFP, évoquant une "offre de commerce pas forcément adaptée à son environnement".

La foncière a fait le choix de recentrer le centre sur le loisir et la restauration, des activités "plus propice à créer un lieu de destination", où les consommateurs se rendent avec en tête un objectif bien précis. A contrario, le commerce peut avoir besoin de davantage de flux, des flâneurs qui se décident à acheter en passant devant les boutiques.

En outre, observe François Agache, "chaque site, de par son territoire, a une identité propre, et le +shopping+ est peut-être un peu plus distant de l'esprit de la Villette", grand parc du nord-est parisien, "que ne le sont la restauration et le loisir".

"Dans tous les cas le multi-usage va se développer", estime Emmanuel Le Roch, de Procos. "Avoir plusieurs raisons de se rendre à un centre commercial rend plus élevée la probabilité d'y aller", calcule-t-il, tout en insistant sur un facteur qui reste toujours aussi déterminant, l'accessibilité.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.