Ouverture du procès en appel de «Mme Maya», la « fille cachée» de Bouteflika

Les gens assistent à une manifestation à Paris le 5 juillet 2020 pour soutenir le mouvement de protestation principal du Hirak en Algérie alors que l'Algérie célèbre l'anniversaire de son indépendance de 1962 de la France. (AFP)
Les gens assistent à une manifestation à Paris le 5 juillet 2020 pour soutenir le mouvement de protestation principal du Hirak en Algérie alors que l'Algérie célèbre l'anniversaire de son indépendance de 1962 de la France. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 décembre 2020

Ouverture du procès en appel de «Mme Maya», la « fille cachée» de Bouteflika

  • Le procès en appel de «Madame Maya», une femme d'affaires algérienne qui se faisait passer pour la fille du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, s'est ouvert samedi à Tipaza
  • Inconnue du grand public avant cette affaire en justice, «Mme Maya» a bâti une fortune colossale sur une rumeur qui faisait d'elle la «fille cachée» de l'ancien chef d' État

ALGER: Le procès en appel de «Madame Maya», une femme d'affaires algérienne qui se faisait passer pour la fille du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, s'est ouvert samedi à Tipaza, à l'ouest d'Alger, selon l'agence de presse officielle APS.

Jugée pour corruption, l'influente «Mme Maya», de son vrai nom Zoulikha-Chafika Nachinache, a été condamné en première instance le 14 octobre, à douze ans de prison ferme, à une amende de six millions de dinars (40 000 euros) et à la saisie de ses biens, selon l'APS.

Elle avait notamment été reconnue coupable de «blanchiment d'argent», «trafic d'influence», «dilapidation de deniers publics» et «transfert illicite de devises vers l'étranger».

Inconnue du grand public avant cette affaire en justice, «Mme Maya» a bâti une fortune colossale sur une rumeur qui faisait d'elle la «fille cachée» de l'ancien chef d' État, Abdelaziz Bouteflika.

Largement relayée par l'entourage de M. Bouteflika, la rumeur lui a permis de bénéficier de nombreux privilèges et de la protection de hauts responsables comme l'ancien patron de la police, Abdelghani Hamel.

Mais la chute de M. Bouteflika, chassé du pouvoir en avril 2019 par un mouvement populaire de contestation, a marqué sa descente aux enfers.

En juillet 2019, lors d'une perquisition dans sa résidence d'État à Moretti, une station balnéaire chic de la banlieue d'Alger, les services de sécurité ont découvert une véritable caverne d'Ali Baba.

Ils ont saisi près de 800 000 euros en dinars algériens, 270 000 euros, 30 000 dollars, et 17 kg de bijoux en or, et l'enquête a révélé ses liens avec plusieurs hauts responsables.

Dans sa chute, elle a entraîné deux anciens ministres, Mohamed Ghazi et Abdelghani Zaalane, ainsi que l'ancien puissant patron de la police.

Chacun d'eux a écopé de dix ans de prison ferme dans cet énième scandale de corruption de la fin de l'ère Bouteflika.

Ses deux filles, Imène et Farah, ont été condamnées à cinq ans de prison ferme.

« Mme Maya monnayait sa carte de visite. Sa villa à Moretti était devenue une sorte de salon privé», explique à l'AFP Farid Alilat, journaliste et biographe d'Abdelaziz Bouteflika.

«C'était une femme de l'ombre. Influente, mais très discrète», ajoute-t-il.

Il affirme qu'une «première enquête menée en 2017 avait permis de découvrir le pot aux roses», sans suite.

Après la chute d'Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne a lancé une série d'enquêtes pour corruption.

Les condamnations en série à de lourdes peines de prison ont dévoilé l'ampleur de la corruption et des fortunes amassées par les hommes du sérail de l'ancien chef d'Etat, touchant anciens ministres, hauts fonctionnaires, homme d'affaires, et jusqu'à son frère et proche conseiller Saïd Bouteflika.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com