Enquête: Les rêves brisés des Palestiniens évacuées de Gaza

La petite Karma al-Khatib, âgée de trois ans, ne parvenait pas à oublier sa douleur malgré les tentatives de sa mère Douaa Abou Rahma et d'un membre de l’équipage pour la distraire avec un livre de coloriage et des crayons de couleur (Photo AN: Mohammed Fawzy).
La petite Karma al-Khatib, âgée de trois ans, ne parvenait pas à oublier sa douleur malgré les tentatives de sa mère Douaa Abou Rahma et d'un membre de l’équipage pour la distraire avec un livre de coloriage et des crayons de couleur (Photo AN: Mohammed Fawzy).
Sabra Moussa comptait parmi les évacués chanceux arrivant aux Émirats arabes unis à bord d'un avion affrété par Etihad Airways pour recevoir des soins médicaux (Photo AN: Mohammed Fawzy).
Sabra Moussa comptait parmi les évacués chanceux arrivant aux Émirats arabes unis à bord d'un avion affrété par Etihad Airways pour recevoir des soins médicaux (Photo AN: Mohammed Fawzy).
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Publié le Mardi 05 décembre 2023

Enquête: Les rêves brisés des Palestiniens évacuées de Gaza

  • Arab News a pris part à la quatrième mission émiratie qui a quitté Abu Dhabi vendredi après-midi dans le but d'évacuer 120 enfants palestiniens
  • Malheureusement, seuls quelques patients palestiniens chanceux ont pu bénéficier de cette évacuation

ABU DHABI: Ce qui était autrefois un vol ordinaire transportant des passagers vers différentes destinations ou les ramenant chez eux pour retrouver leur famille s'est transformé en un «hôpital volant» dédié à l’assistance des Palestiniens touchés par la guerre. 

Les sièges confortables du Boeing 777 d'Etihad Airways servent désormais de lits de fortune pour des patients âgés atteints de cancer, évacués de la bande de Gaza dévastée afin de recevoir un traitement médical aux Émirats arabes unis.

En tant que membre de l'équipe d'Arab News, j'ai pris part à la quatrième mission émiratie qui a quitté Abu Dhabi un vendredi après-midi pour évacuer 120 enfants palestiniens blessés et des patients atteints de cancer, accompagnés de leurs proches, depuis l'aéroport international d'Al-Arich en Égypte. Ce périple difficile a duré quatorze heures. 

En classe économique, mon siège était situé à côté d'un brancard installé au-dessus de sièges pliés où des médecins se préparaient à prodiguer des soins médicaux urgents aux blessés graves.

Ce jour-là, Gaza avait subi des bombardements intenses peu après la fin du cessez-le-feu, avec des frappes aériennes touchant les environs de la frontière de Rafah, d'où seuls quelques évacués ont eu la chance de partir. 

Notre décollage d'Abu Dhabi a été retardé de près de deux heures alors que les autorités émiraties et les médecins ajustaient leurs plans en fonction des informations en provenance des autorités égyptiennes sur le terrain.

À notre arrivée à Al-Arich, au crépuscule, nous avons débarqué deux heures plus tard pour accueillir les patients, à la suite des négociations complexes avec les autorités égyptiennes portant sur les déplacements dans ce lieu hautement sécurisé. 

Le calme et le silence troublant du vaste désert sombre d'Al-Arich contrastaient fortement avec les bombardements intenses près du passage de Rafah, à seulement cinquante-cinq kilomètres de notre position, soit à un trajet de quarante-cinq minutes environ.

L'impact dévastateur de la guerre sur Gaza défilait devant nos yeux au fur et à mesure de l'arrivée des patients dans des ambulances égyptiennes.

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Les sièges confortables du Boeing 777 d'Etihad Airways servent désormais de lits de fortune pour des patients âgés atteints de cancer, évacués de la bande de Gaza (Photo, AN).

Les passagers présentaient des caractéristiques communes: des yeux extrêmement cernés, des silhouettes frêles et épuisées, un petit sac en plastique contenant quelques effets personnels et un regard exprimant un mélange d'émotions complexe oscillant entre soulagement, culpabilité et espoir. 

Sur le tarmac, les équipes médicales et les médecins des Émirats arabes unis ont accueilli le premier patient: un homme gravement blessé, solidement attaché sur un brancard et visiblement en proie à une douleur immense. Son transfert à bord de l'avion s’est fait via un monte-charge hydraulique après une évaluation de son état. 

C'était une scène à laquelle les heures innombrables passées quotidiennement à suivre la guerre ne m'avaient pas préparée. 

Peu après, des dizaines de patients âgés atteints de cancer, hagards et affaiblis, ont suivi en fauteuils roulants, attendant leur tour pour embarquer. 

Les médecins et le personnel du département de la santé d'Abu Dhabi les ont accueillis avec des sourires réconfortants et des tapes légères sur l'épaule. Ils ont expliqué par la suite que ces patients n'avaient eu aucun accès à des analgésiques, à une alimentation adéquate ou à de l'eau depuis le début de la guerre, le 7 octobre. 

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Les sièges confortables du Boeing 777 d'Etihad Airways servent désormais de lits de fortune pour des patients âgés atteints de cancer, évacués de la bande de Gaza (Photo, AN).

«La première mesure que nous avons prise avec certains cas se résumait à les hydrater et à leur administrer des analgésiques pour soulager immédiatement la douleur. Nous recevons de nombreux patients qui ont enduré des semaines de souffrance», a partagé Sabrine Tawalbé, responsable des soins infirmiers jordanienne. 

Ce vol a accueilli peu de blessures traumatiques liées à la guerre, car la majorité des patients adultes et jeunes atteints de cancer ont embarqué sans assistance, esquissant occasionnellement un sourire de soulagement et nous remerciant alors qu'ils passaient dans les couloirs de l’avion. 

«Aussi soulagé que je sois de quitter l'horreur indescriptible à Gaza, je ne peux pas m'imaginer manger, boire ou dormir sans penser à ma famille restée derrière», a confié Abdelrahman Hussam Ziada, 31 ans, qui accompagnait sa mère atteinte de cancer. La guerre, qu'il qualifie d'«enfer d'un film d'horreur», a déjà décimé 50 membres de sa famille et réduit à néant le lieu où ils vivaient. Il ignore s'il reverra un jour ses neuf frères et sœurs, leurs enfants et ses autres proches. 

«C'est la première fois que je prends l’avion. Je n'ai voyagé que dans mes rêves. À Gaza, nous ne pouvons pas rêver. Nous construisions nos maisons avant qu'elles ne soient à nouveau détruites. Nos rêves finissaient toujours par être brisés.» 

Après avoir miraculeusement quitté Gaza, Ziada a avoué ne pas croire qu'il soit encore en vie.

Une passagère, Amna Hachem Saïd, s'est effondrée en évoquant les derniers moments passés avec sa fille unique qui n'a pas pu l'accompagner après s'être vu refuser l'entrée au passage de Rafah.

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Les sièges confortables du Boeing 777 d'Etihad Airways servent désormais de lits de fortune pour des patients âgés atteints de cancer, évacués de la bande de Gaza (Photo, AN).

«Je suis condamnée à mourir ici, maman», répéta Saïd, reprenant la phrase de sa fille alors que la ville en arrière-plan s'effondrait. Le mari de Saïd a été victime d'un accident vasculaire cérébral il y a quelques mois et n’a toujours pas pu recevoir les soins nécessaires. 

«Je ne sais pas si je les reverrai un jour.»

Choqués et traumatisés, des adolescents qui accompagnaient des membres âgés malades de leur famille ou qui cherchaient eux-mêmes à se faire soigner, parcouraient les couloirs de l'avion comme s'ils portaient le poids du monde sur leurs épaules.

Quelques enfants, trop jeunes pour prendre la mesure de ce qui se passait, jouaient avec joie ou se tortillaient de douleur.

Installée au premier rang de l'avion, Karma al-Khatib, âgée de trois ans, ne parvenait pas à oublier sa douleur, malgré tentatives de sa mère Douaa Abou Rahma et d'un membre de l’équipage pour la distraire avec un livre de coloriage et des crayons de couleur. Atteinte de leucémie, Karma a eu une fièvre qui a touché un nerf de son visage, après que son cas n’a pas pu être pris en charge en raison de l'effondrement des hôpitaux dans la bande de Gaza.

Il a fallu près de six heures pour embarquer soigneusement tous les patients et veiller à leurs besoins avant de procéder au décompte final et que l’avion ne décolle vers Abu Dhabi.

«Si l'évacuation avait duré plus longtemps et que le nombre maximum d'heures autorisé pour l'équipage de cabine par quart de travail avait été dépassé, une escale au Caire aurait été nécessaire pour effectuer un changement d'équipage», explique Joe Coughlan, chef de l’équipe médicale à bord.

Le silence s'est rapidement installé pendant le vol vers Abu Dhabi après que les passagers ont pris leur premier repas complet et se sont reposés pour la première fois depuis deux mois.

Avec des yeux rêveurs et un sourire innocent, Mohammed, âgé de deux ans et n'ayant pour compagnie que sa grand-mère malade à bord, est venu s'installer sur mes genoux et a joué sur le petit écran de l’avion pendant des heures avant de s'endormir paisiblement.

Il était déconcertant d'imaginer que des milliers d'enfants comme lui iraient se coucher sans la certitude de se réveiller le lendemain.

En compagnie de mes collègues journalistes, j'ai quitté l'avion qui a atterri à Abu Dhabi à 5 heures du matin le jour suivant, conscient que les images télévisées de la guerre allaient désormais avoir un effet plus profond.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Guerre au Moyen-Orient: le chef de la diplomatie française en visite au Liban jeudi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
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  • Le ministre français Jean-Noël Barrot se rend au Liban pour exprimer le soutien de la France et discuter d’une désescalade avec les dirigeants libanais
  • Le conflit entre Hezbollah et Israël a causé près de 1 000 morts et déplacé plus d’un million de personnes, tandis que Paris renforce son aide humanitaire

PARIS: Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, se rendra jeudi au Liban, où l'armée israélienne mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien qui ont provoqué des déplacements massifs de population, a annoncé mercredi à l'AFP le ministère des Affaires étrangères.

"Cette visite témoigne du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", affirme le ministère, en indiquant que "le ministre consultera les principales autorités du pays sur la situation au Liban et les voies d'une désescalade, dans le prolongement de leurs échanges avec le président de la République".

Selon une source diplomatique, M. Barrot devrait notamment s'entretenir avec le président, Michel Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berri.

Cette visite intervient notamment après des discussions téléphoniques avec ses homologues israélien, Gideon Sarr, et américain, Marco Rubio, mercredi, a-t-on précisé de même source.

Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu vendredi avec MM. Aoun, Salam et Berri, et a appelé le lendemain Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban. M. Macron s'est dit prêt à "faciliter" ces discussions en "les accueillant à Paris", afin d'empêcher que "le Liban ne sombre dans le chaos".

Le mouvement chiite Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale au Moyen-Orient le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël mène depuis des bombardements massifs sur de vastes parties du Liban, y compris la capitale Beyrouth, et des incursions au sol dans le sud du pays avec des soldats et des blindés.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 968 morts parmi lesquels 116 enfants, selon les autorités, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes, soit plus du sixième de la population de ce petit pays.

La France a envoyé la semaine dernière 60 tonnes d'aide humanitaire, et Jean-Noël Barrot devrait "annoncer un nouveau paquet d'aide humanitaire pour venir en aide aux Libanais", a indiqué le ministère.


Pour le ministre saoudien des AE, la patience de son pays n'est «pas illimitée»,  se réserve le droit d'agir contre l'Iran

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
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  • Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire"
  • Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé"

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a averti jeudi que la retenue du Royaume face à l'escalade des attaques iraniennes "n'est pas illimitée", signalant que l'action militaire reste une option.

"Le Royaume et ses partenaires possèdent d'importantes capacités et la patience dont nous avons fait preuve n'est pas illimitée. Cela pourrait prendre un jour, deux jours ou une semaine - je ne le dirai pas", a-t-il déclaré aux journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence des ministres des affaires étrangères arabes et islamiques à Riyad.

Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire", avertissant que la poursuite de l'escalade iranienne aurait des conséquences politiques et morales.

Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé" et a averti que de nouvelles attaques pourraient ne laisser "presque rien" à sauver dans les relations.

Depuis le 28 février, l'Iran a lancé des vagues de missiles et de drones armés visant l'Arabie saoudite et les États voisins du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et le Qatar, en représailles, selon Téhéran, aux frappes américano-israéliennes sur des cibles en Iran.

Le conflit s'est intensifié mercredi après que l'Iran a accusé Israël d'avoir frappé des installations du champ gazier de South Pars et a promis de cibler des infrastructures énergétiques dans tout le Golfe. Les autorités d'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis ont signalé le même jour des attaques contre des installations pétrolières et gazières.

Dans la capitale saoudienne, les défenses aériennes ont intercepté quatre missiles balistiques visant Riyad, selon le ministère de la défense. Les débris des projectiles interceptés sont tombés près d'une raffinerie au sud de la ville, tandis que les habitants ont signalé avoir entendu des explosions et reçu des alertes d'urgence, ce qui constitue un rare moment où le conflit a été directement ressenti dans la capitale.

Les responsables saoudiens de la défense affirment que les défenses aériennes ont intercepté au moins 457 drones, 40 missiles balistiques et sept missiles de croisière depuis le début de l'escalade. Les Émirats arabes unis auraient été confrontés à un volume d'attaques encore plus important, tandis que d'autres États du Golfe ont également été touchés.

"Préparés à l'avance

Le prince Faisal a déclaré que les frappes semblaient avoir été "préparées à l'avance" et a accusé l'Iran de mener des "actions hostiles préméditées" contre ses voisins, à la fois directement et par l'intermédiaire de mandataires régionaux.

Il a également confirmé que deux raffineries de pétrole saoudiennes avaient été visées, contredisant ainsi les affirmations de l'ambassadeur iranien selon lesquelles les frappes se limitaient aux installations américaines.

"L'Iran n'a pas traité ses voisins dans un esprit de fraternité, mais dans une optique hostile", a-t-il déclaré, ajoutant que les États du Golfe avaient à plusieurs reprises exhorté Téhéran à cesser de soutenir des groupes armés et à assurer la sécurité de la navigation maritime.

L'Iran est accusé de soutenir le mouvement Houthi, qui a pris pour cible la navigation commerciale dans le Bab el-Mandeb, ainsi que le Hezbollah, dont la confrontation avec Israël a intensifié la crise au Liban.

Les frappes israéliennes au Liban depuis le début du mois de mars - déclenchées par les attaques du Hezbollah en soutien à l'Iran - ont tué au moins 968 personnes et en ont blessé plus de 2 400, selon l'Associated Press, citant le ministère libanais de la santé. Plus d'un million de personnes ont été déplacées à la suite d'avertissements d'évacuation généralisés.

Malgré l'escalade, le prince Faisal a déclaré que l'Arabie saoudite préférait toujours la diplomatie, mais il a averti que la poursuite des attaques pourrait fermer la porte à une désescalade.

Plus d'un million de personnes ont été déplacées, Israël ayant émis de nombreux avis d'évacuation dans certaines parties du pays.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.