Sainte-Soline: des dizaines de manifestants saisissent la Défenseure des droits

Plus de 70 personnes ayant participé à la manifestation interdite contre les "bassines", fin mars à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), ont annoncé mardi avoir saisi la Défenseure des droits en dénonçant des "violences graves de la part des gendarmes". (AFP).
Plus de 70 personnes ayant participé à la manifestation interdite contre les "bassines", fin mars à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), ont annoncé mardi avoir saisi la Défenseure des droits en dénonçant des "violences graves de la part des gendarmes". (AFP).
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Publié le Mardi 05 décembre 2023

Sainte-Soline: des dizaines de manifestants saisissent la Défenseure des droits

  • Lors d'une conférence de presse en ligne mardi, des manifestants ont expliqué avoir été ciblés de manière "disproportionnée et indiscriminée" par des gendarmes, dont les tirs de grenades ont entraîné des "blessures graves et nombreuses"
  • Les autorités ont défendu une riposte ciblée et proportionnée face à plusieurs centaines de manifestants "radicaux"

BORDEAUX: Plus de 70 personnes ayant participé à la manifestation interdite contre les "bassines", fin mars à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), ont annoncé mardi avoir saisi la Défenseure des droits en dénonçant des "violences graves de la part des gendarmes".

Cette saisine collective est portée par 42 manifestants blessés lors d'affrontements et 30 témoins, "afin que la lumière soit faite" sur l'action des forces de l'ordre.

Lors d'une conférence de presse en ligne mardi, des manifestants ont expliqué avoir été ciblés de manière "disproportionnée et indiscriminée" par des gendarmes, dont les tirs de grenades ont entraîné des "blessures graves et nombreuses" comme des  "mutilations", "des fractures" ou encore "des pertes d'audition".

Ils estiment aussi que "les secours ont été entravés de manière injustifiée, mettant gravement en danger la vie des blessés les plus sérieux".

Le 25 mars, 6.000 à 8.000 personnes selon les autorités, 30.000 d'après les organisateurs, avaient manifesté sur le chantier d'une "bassine", réserve d'eau à usage agricole contestée dans le Poitou. De violents affrontements avaient éclaté avec les gendarmes qui protégeaient le site, avec plus de 5.000 grenades lacrymogènes tirées.

Les organisateurs avaient fait état de 200 blessés, dont 40 graves, parmi les manifestants - deux d'entre eux ont passé plusieurs semaines dans le coma.

Les autorités ont défendu une riposte ciblée et proportionnée face à plusieurs centaines de manifestants "radicaux", en démentant toute entrave aux secours, alors que la Ligue des droits de l'Homme a déjà mis en cause la responsabilité de l'État.

La saisine de la Défenseure des droits, dont "la parole (...) pourra être un appui sur le plan juridique pour la suite", a pour objectif de "faire valoir le récit" des manifestants face à celui "des institutions", a souligné mardi une manifestante.

Une autre a décrit un "champ de bataille digne du Far West ou d'un film", où "il n'y avait plus aucun endroit où l'on se sentait en sécurité", qui l'a laissée en "état de choc pendant plusieurs semaines".

Un blessé a raconté "avoir presque perdu son pied" lors de l'explosion d'une grenade, un autre a dit avoir "perdu la moitié de sa capacité auditive dans l'oreille droite".

La semaine dernière, le parquet de Niort a requis 6 à 12 mois de prison avec sursis à l'encontre des organisateurs présumés de la manifestation que la préfecture avait interdite.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.