Grippe aviaire: le niveau de risque relevé «à son maximum» en France

Un pélican suspecté d'être mort de la grippe aviaire H5N1 est vu sur une plage de Lima, le 1er décembre 2022. (AFP).
Un pélican suspecté d'être mort de la grippe aviaire H5N1 est vu sur une plage de Lima, le 1er décembre 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 05 décembre 2023

Grippe aviaire: le niveau de risque relevé «à son maximum» en France

  • En France, plus de 30 millions de volailles ont été ainsi éliminées depuis l'été 2021
  • Le pays a été touché par la grippe aviaire de 2015 à 2017, puis quasiment en continu depuis la fin 2020

PARIS: La grippe aviaire prend ses quartiers d'hiver en Europe et le gouvernement français a relevé mardi le niveau de risque "à son maximum", obligeant les éleveurs de plein air à confiner leurs volailles.

A quelques semaines des fêtes de fin d'année, où les tables se garnissent de chapons et foie gras, le ministère de l'Agriculture indique dans un communiqué avoir "pris la décision d'élever à son maximum le niveau de risque épizootique vis-à-vis de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)".

L'Europe connaît une "forte dynamique d'infection au virus", souligne le ministère qui a annoncé fin novembre un premier cas dans un élevage de dindes du Morbihan (ouest). Un autre élevage de dindes a été touché dans la Somme, selon la préfecture de ce département du nord.

En général, les premiers cas chez les volailles d'élevage sont dus à des contacts directs ou indirects (excréments) avec des oiseaux sauvages, puis le virus s'étend d'exploitation en exploitation via les mouvements d'animaux, de personnes et de matériels.

Vendredi, les autorités belges ont annoncé un foyer de grippe aviaire dans un élevage du nord-ouest de la Belgique, près de la frontière française.

Vingt-sept pays européens ont détecté le virus depuis le 1er août, selon le dernier bulletin de la plateforme française d'épidémiosurveillance en santé animale (ESA) qui suit les contaminations des animaux d'élevage et de la faune sauvage en Europe.

La Hongrie, le Royaume-Uni, la Bulgarie, le Danemark et l'Italie comptent les plus nombreux cas en élevages.

En France, le niveau de risque est passé mardi à "élevé", ce qui impose aux éleveurs d'enfermer les volailles qui évoluent habituellement dehors. Des dérogations existent pour les petites exploitations qui peuvent, sous conditions, laisser sortir les animaux sur des "parcours" réduits.

"Cela reste contraignant et très limité en mètres carrés", remarque auprès de l'AFP Sylvie Colas, secrétaire nationale du syndicat minoritaire Confédération paysanne, qui dénonce une forme d'"interdiction de la pratique de l'élevage plein air".

Cette éleveuse de poules et poulets dans le Gers (sud-ouest) pense à ses confrères éleveurs de canards. Les palmipèdes sont "magnifiques, heureux", car c'est "la belle saison, il fait humide, frais, les canards adorent ça... Et il faudrait les rentrer?", se désole-t-elle.

«Prudence»

Quand un foyer est repéré, les animaux survivants sont euthanasiés.

En France, plus de 30 millions de volailles ont été ainsi éliminées depuis l'été 2021. Le pays a été touché par la grippe aviaire de 2015 à 2017, puis quasiment en continu depuis la fin 2020.

Dans l'espoir de maîtriser enfin le virus, Paris a rendu obligatoire cet automne la vaccination contre la grippe aviaire dans les élevages de plus de 250 canards, hors reproducteurs.

Les canards sont ciblés car ils excrètent le virus dans l'environnement plusieurs jours avant de présenter des symptômes. Les tests ont montré que les palmipèdes vaccinés transmettaient très peu le virus.

"On estime que les canards ont quasiment tous au moins reçu leur première dose aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Marie-Pierre Pé, directrice de l'association des professionnels du foie gras Cifog.

"On espère que cette nouvelle digue [contre le virus] sera suffisante. Ce virus nous a tellement habitués à des surprises négatives que la prudence est de rigueur", a-t-elle ajouté.

Le Cifog appelle "tous les professionnels au respect des règles de biosécurité" (changer de tenue en entrant sur le site, mettre les animaux à l'abri, désinfecter les roues et bas de caisse des véhicules...).

"Aucune inquiétude" cependant concernant Noël, explique Mme Pé: "Les foies gras sont souvent déjà dans les rayons. Les foies crus, à préparer, vont arriver et il n'y a pour l'instant aucune raison de penser qu'il y aura un impact."

Ce ne sera toutefois pas l'abondance. La production a "repris des couleurs" par rapport à l'année 2022 "absolument horrible" - les canards avaient été décimés par le virus ou les abattages préventifs - mais l'offre reste en repli de 33% par rapport à 2020.

La profession a prévenu qu'après une augmentation des prix de plus de 15% en 2022, le foie gras coûterait cette année encore "environ 5%" plus cher dans les supermarchés.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.