Changement climatique: L'Arabie saoudite a choisi d’agir, d’investir, et les résultats sont clairs, déclare Al-Jubeir

Adel al-Jubeir, ministre d'État aux Affaires étrangères de l'Arabie saoudite et envoyé spécial pour le climat (Capture d’écran).
Adel al-Jubeir, ministre d'État aux Affaires étrangères de l'Arabie saoudite et envoyé spécial pour le climat (Capture d’écran).
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Publié le Mercredi 06 décembre 2023

Changement climatique: L'Arabie saoudite a choisi d’agir, d’investir, et les résultats sont clairs, déclare Al-Jubeir

  • L'envoyé saoudien pour le climat déclare que 186 milliards de dollars devraient être investis dans plus de 80 projets différents dans le cadre de l’initiative verte saoudienne et l’initiative verte du Moyen-Orient
  • Il indique que l’Arabie saoudite estime que les discussions sur le climat devraient «s'articuler autour de la logique et de la science, et non autour des émotions et de l'évaluation des points politiques»

RIYAD: Très peu de pays se sont engagés dans des efforts tels que ceux de l'Arabie saoudite pour réduire les impacts du changement climatique et améliorer la qualité de vie, a déclaré l'envoyé saoudien pour le climat, Adel al-Jubeir.

Al-Jubeir, qui est également ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères, a fait cette remarque lors d'une interview exclusive accordée à Arab News mardi, coïncidant avec la conférence des Nations unies sur le changement climatique, ou la COP28, qui se tient actuellement à Dubaï.

«L'Arabie saoudite ne s'est pas contentée de parler. Nous agissons et nous investissons. Et les résultats sont clairs pour tout le monde», a-t-il indiqué.

«Si vous allez à Neom, vous verrez l'énorme travail en cours pour protéger l'environnement. Si vous regardez nos côtes, vous verrez le travail qui est fait avec les mangroves.

«Si vous regardez nos villes, vous verrez le travail qui est fait en termes de verdissement et de réaménagement de nos villes pour les rendre plus efficaces, afin de réduire les temps de trajet et la pollution, et d'améliorer la qualité de vie des gens», a-t-il expliqué.

«Il n'y a pas de contradiction entre l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur du changement climatique, la réponse à ce défi et la production de pétrole et de gaz», a déclaré Al-Jubeir à Arab News (Photo, AFP).

Al-Jubeir a expliqué que l'Arabie saoudite a jusqu'à présent ciblé des investissements de 186 milliards de dollars (1 dollar américain = 0,93 euro) dans plus de 80 projets différents dans le cadre de l'Initiative verte saoudienne et de l'Initiative verte du Moyen-Orient. Inaugurées en 2021, ces deux initiatives regroupent des programmes de protection de l'environnement, de transition énergétique et de durabilité dans le but de compenser et de réduire les émissions.

Il a précisé que ces projets et investissements ont été mis en place pour stimuler l'atténuation du changement climatique, inverser la désertification et aider les pays à adopter une «approche d'économie circulaire du carbone».

Al-Jubeir a expliqué que «l'approche de l'économie circulaire du carbone» est centrée sur une «approche holistique, à l'échelle du gouvernement et de la société, de la réduction du carbone et de la contribution à notre atmosphère».

Il estime que très peu de pays dans le monde ont déployé le type de ressources dont dispose l'Arabie saoudite pour lutter contre le changement climatique.

«Nous le faisons parce que nous sommes des habitants de cette planète», a-t-il affirmé. «Nous avons tous la responsabilité de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer un meilleur avenir à nos enfants et petits-enfants.»

S'agissant des projets de l’Arabie saoudite en matière d'énergie verte, Al-Jubeir a souligné que le pays est en train de construire la plus grande usine d'hydrogène vert au monde à Neom, une ville intelligente futuriste en cours de construction dans la province de Tabuk, dans le nord-ouest du pays.

«Nous cherchons à produire d'autres formes d'hydrogène propre. Nous cherchons à réduire le carbone dans l'industrie du transport aérien afin de contribuer à la réduction du carbone», a-t-il clarifié.

«Nous nous intéressons à l'industrie du transport maritime. Nous examinons toutes les facettes de notre société afin de réduire les émissions de carbone et d'améliorer la qualité de vie, et très peu de pays, comme je l'ai dit, se sont lancés dans un tel programme.»

Répondant aux critiques adressées à l’Arabie saoudite pour ne pas avoir accepté une «réduction progressive» des combustibles fossiles, Al-Jubeir a qualifié les «discussions» autour de ce sujet de «dépourvues de raison et de rationalité».

Le ministre Adel al-Jubeir s'entretient avec Noor Nugali d'Arab News (Photo, AN/Abdel Rahmane ben Shulhub)

Al-Jubeir a déclaré que «les combustibles fossiles nous accompagneront pendant de nombreuses décennies encore, ajoutant qu'il est inconcevable d'avoir un développement économique sans avoir de l'énergie à des prix raisonnables – et les combustibles fossiles le permettent, le pétrole et le gaz en particulier.

«Nous avons toujours affirmé que le défi consistait à atténuer les effets du changement climatique», a-t-il précisé.

Al-Jubeir a ajouté que le défi consiste à veiller à ce que ces ressources soient produites et utilisées de la manière la plus efficace et la plus propre possible.

Il a souligné une certaine ironie dans les critiques qui parlent de la question lors des réunions de la COP28 ou des discussions sur le climat en général. «Les gens ont tendance à utiliser des superlatifs et à faire des déclarations dramatiques qui n'ont que très peu de rapport avec la réalité», a-t-il indiqué.

«Les pays qui appellent à une réduction de la production de pétrole et de gaz devraient commencer par eux-mêmes. Je n'ai vu aucun de ces pays sans les nommer. Je n'ai vu aucun de ces pays proposer un calendrier de réduction de leur propre production de pétrole et de gaz, et encore moins de charbon, qui est un pollueur bien plus grave», a-t-il dévoilé.

Al-Jubeir a expliqué que l'Arabie saoudite avait jusqu'à présent ciblé des investissements de 186 milliards de dollars dans plus de 80 projets différents (Photo, AFP).

Soulignant l'engagement de l'Arabie saoudite à atténuer les effets du changement climatique tout en insistant sur le rôle important des combustibles fossiles, il a déclaré: «Il n'y a pas de contradiction entre l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur du changement climatique, la réponse à ce défi et la production de pétrole et de gaz.»

«Nous (l'Arabie saoudite) croyons en la rationalité. Nous croyons en la logique. Nous croyons qu'il faut être pratique et pragmatique», a-t-il ajouté.

Al-Jubeir a déclaré que l’Arabie saoudite avait mis en place des solutions grâce à des investissements considérables dans les énergies renouvelables et qu'il avait investi dans le réaménagement des villes d'Arabie saoudite, en désignant de vastes zones terrestres et maritimes comme zones protégées.

Il a ajouté que le pays investissait également dans la transformation des déchets en énergie et qu'il consacrait des investissements dans le monde entier pour aider d'autres pays à faire face aux problèmes de climat et d'énergie.

«Nous sommes raisonnables, pratiques, pragmatiques et rationnels. Nous croyons que les conversations et les discussions doivent tourner autour de la logique et de la science, et non autour des émotions et des tentatives de se faire valoir et de marquer un point politique», a-t-il avisé.

Al-Jubeir a souligné l'hypocrisie de certains pays occidentaux qui déploient des politiques contradictoires en matière de pollution.

Al-Jubeir s'est entretenu avec Arab News au moment où la conférence des Nations unies sur le changement climatique, ou COP28, se tient à Dubaï (Photo, Reuters).

«Les pays qui se disent opposés aux hydrocarbures se remettent soudain à produire du charbon, qui est beaucoup plus polluant que le pétrole et le gaz, et cela ne leur pose aucun problème. Pour moi, ce n'est pas une position raisonnable et rationnelle», a-t-il jugé.

Abordant les bénéfices à long terme des énergies renouvelables, Al-Jubeir a signalé que les avantages futurs qui résulteront de l'initiative verte saoudienne dépassent les investissements réalisés par l'Arabie saoudite dans les projets.

«Les énergies renouvelables sont très rentables. Le Fonds d'investissement public investit énormément dans ces domaines, qu'il s'agisse de l'énergie solaire, de l'énergie éolienne, de l'énergie hydraulique, des voitures électriques, des batteries de voitures électriques, parce qu'elles sont très rentables tout en étant très importantes pour lutter contre le changement climatique», a-t-il expliqué.

Pour conclure l'entretien, Al-Jubeir a évoqué le succès de la candidature de l'Arabie saoudite à l'organisation de l'exposition universelle de 2030. «L'idée est la suivante: pour le monde, par le monde, en Arabie saoudite, en 2030», a-t-il déclaré.

Il a qualifié l'année 2030 d’«année parfaite» pour l'Arabie saoudite, car c'est la date butoir du plan de réforme, la Vision 2030 du Royaume.

«L'Arabie saoudite a pour vocation d'être connectée au monde et de permettre au monde d'être connecté à l'Arabie saoudite», a-t-il souligné.

«C'est une question de connexion. Nous sommes le plus grand exportateur d'énergie au monde et nous avons donc un intérêt énorme dans les marchés mondiaux de l'énergie. Nous avons l'intention d'être l'un des plus grands exportateurs d'hydrogène vert et propre. Cela fait de nous un pays important», a-t-il précisé.

«L'Arabie saoudite ne s'est pas contentée de parler. Nous agissons et nous investissons. Et les résultats sont clairs pour tout le monde», a affirmé Al-Jubeir (Photo, AN/ Abdel Rahmane ben Shulhub).

«Nous sommes l'un des plus grands investisseurs dans le système financier communautaire mondial par l'intermédiaire du Fonds d'investissement public», a-t-il déclaré.

Al-Jubeir a affirmé que l'Exposition universelle 2030 à Riyad serait «totalement renouvelable, totalement verte» et que chaque pays aurait son propre pavillon. 

Conformément à l'engagement de l'Arabie saoudite en faveur de la durabilité, il a expliqué que les pavillons seraient conçus pour être recyclés ou reconstruits. «Ils peuvent être démontés et reconstruits dans les pays qui souhaitent les déplacer et être utilisés à d'autres fins, comme une clinique, une école ou un abri», a-t-il expliqué.

«L'Expo 2030 amènera le monde en Arabie saoudite et permettra aux Saoudiens de se connecter au monde. C'est important pour nous. Il s'agira d'une exposition unique et spéciale qui, nous n'en doutons pas, établira la norme pour les expositions à venir», a soutenu Al-Jubeir.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Maroc: au moins quatre morts dans l'effondrement d'un immeuble à Fès

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  • Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur
  • Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales

RABAT: Au moins quatre personnes sont décédées jeudi dans l'effondrement d'un immeuble à Fès, dans le nord du Maroc, selon un bilan provisoire des autorités locales qui poursuivent leurs opérations à la recherche d'éventuelles autres victimes coincées sous les décombres.

Six autres personnes ont été blessées à des degrés divers dans l'effondrement de cet immeuble résidentiel de quatre étages, situé dans un quartier périphérique de cette ville, selon les mêmes sources, citées par l'agence officielle MAP.

Dans certains quartiers périphériques de Fès, de nombreux bâtiments sont érigés sans respecter les normes de construction en vigueur.

Les opérations de recherches se poursuivent pour tenter de secourir "d'autres personnes susceptibles d'être piégées sous les décombres", ont précisé les autorités locales.

Le périmètre de l'accident a été sécurisé et les habitants des immeubles mitoyens ont été évacués à titre préventif.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes du sinistre.

Début décembre, 22 personnes avaient été tuées dans l'effondrement de deux immeubles mitoyens déjà à Fès, le pire accident de ce type ces dernières années dans le pays.

Toujours à Fès, neuf personnes avaient péri en mai 2025 dans l'effondrement d'un immeuble d'habitation. En février 2024, cinq personnes étaient aussi mortes dans l'effondrement d'une maison dans la vieille ville.

 


«Flottille pour Gaza»: un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées

Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. (AFP)
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  • Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël"
  • Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux"

ASHDOD: Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle "flottille pour Gaza" agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a jugé de telles images "pas conformes avec les valeurs d'Israël". Et son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a accusé son collègue d'avoir "sciemment nui" à l'image du pays avec "ce spectacle honteux".

"Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël", a insisté le chef de la diplomatie, M. Ben Gvir défendant au contraire "une grande source de fierté".

Les forces israéliennes, qui avaient intercepté lundi au large de Chypre les bateaux de la flottille, ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention, dans le sud d'Israël, des centaines de militants propalestiniens qui se trouvaient à bord.

"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", lance, triomphant, Itamar Ben Gvir sur des images publiées sur sa chaîne Télégram, avec l'hymne national israélien en musique de fond.

On y voit des dizaines de militants agenouillés les uns à côté des autres, visages collés au sol et mains liées, sur le pont d'un bateau de la marine israélienne. Une jeune femme qui crie "Libérez la Palestine" au passage du ministre, se retrouve la tête pressée vers le sol par les services de sécurité.

"Monstrueux" 

Les réactions étrangères, tout particulièrement de pays comptant des ressortissants arrêtés, n'ont pas tardé. Le traitement réservé aux détenus a été jugé "inadmissible" par Rome qui a exigé "des excuses", "monstrueux, indigne et inhumain" par Madrid, "odieux" par Ottawa.

Dublin s'est dit "consterné et choqué", alors que la sœur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille.

La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les "agissements inadmissibles" du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images "profondément troublantes", l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande.

L'Allemagne, qualifiant l'épisode de "totalement inacceptable", s'est réjouie d'entendre des voix israéliennes critiques du ministre, dont l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué les "actes méprisables".

La Turquie, d'où était précisément partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la "mentalité barbare" du gouvernement israélien.

"Vous n'avez pas le droit de traiter ainsi des citoyens polonais qui n'ont commis aucun crime. Dans le monde démocratique, nous n'abusons pas des personnes détenues et nous ne réjouissons pas à leurs dépens", s'est indigné le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski en exigeant des "conséquences" pour M. Ben Gvir.

La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a qualifié d'"humiliant" le traitement infligé par Israël aux militants et dénoncé des images "choquantes et inacceptables".

 "Au service du Hamas" 

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales", a fustigé l'organisation de défense des droits humains Adalah.

Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

S'il a critiqué le comportement de son ministre, Benjamin Netanyahu a appelé à expulser les militants "dès que possible". "Israël a pleinement le droit d'empêcher de provocatrices flottilles de partisans terroristes du Hamas d'entrer dans nos eaux territoriales et d'atteindre Gaza", a-t-il jugé dans un communiqué.

Pour le ministère des Affaires étrangères, cette initiative n'est "rien de plus qu'un coup de communication au service" du mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Hamas a également fustigé mercredi la vidéo, en dénonçant la "dépravation morale" d'Israël.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe.


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.