Gaza: l'inaction de la communauté internationale est «honteuse», selon l'émir du Qatar

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a qualifié mardi de «honteuse» l'inaction de la communauté internationale face à la poursuite de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. (AFP)
L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a qualifié mardi de «honteuse» l'inaction de la communauté internationale face à la poursuite de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. (AFP)
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Publié le Mercredi 06 décembre 2023

Gaza: l'inaction de la communauté internationale est «honteuse», selon l'émir du Qatar

  • Le Qatar cherche à prolonger cet accord pour «alléger les souffrances» des Palestiniens, mais «les trêves ne sont pas une alternative à un cessez-le-feu global»
  • L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a plaidé aussi pour une enquête internationale sur les «massacres» commis par Israël dans le territoire palestinien

DOHA: L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a qualifié mardi de "honteuse" l'inaction de la communauté internationale face à la poursuite de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

"Il est honteux pour la communauté internationale de laisser ce crime odieux se poursuivre depuis près de deux mois, avec des massacres systématiques et délibérés de civils innocents, notamment des femmes et des enfants", a-t-il déclaré à l'ouverture du sommet du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) à Doha.

Le Qatar, qui a joué un rôle majeur dans l'accord de trêve qui a expiré vendredi, "poursuit les efforts de médiation (...) qui ont permis de libérer un certain nombre" de prisonniers palestiniens et de personnes retenues en otages à Gaza après avoir été enlevées côté israélien, ainsi que "l'entrée d'une aide humanitaire d'urgence" dans la bande de Gaza, a affirmé l'émir.

Le Qatar cherche à prolonger cet accord pour "alléger les souffrances" des Palestiniens, mais "les trêves ne sont pas une alternative à un cessez-le-feu global", a-t-il ajouté.

Le dirigeant a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "assumer ses responsabilités" pour mettre fin à la guerre et "contraindre Israël à revenir à des négociations crédibles en vue de parvenir à une solution juste" du conflit.

Il a plaidé aussi pour une enquête internationale sur les "massacres" commis par Israël dans le territoire palestinien.

Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani s'exprimait notamment devant le prince héritier saoudien, le président des Emirats arabes unis ainsi que le président turc, invité d'honneur du sommet.

Dans son intervention, Recep Tayyip Erdogan a accusé Israël de "crimes de guerre" et de "crimes contre l'humanité" qui selon lui ne doivent "pas rester sans réponse".

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris de plus belle depuis que la trêve a volé en éclat vendredi. Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 15.899 personnes parmi lesquelles nombre de femmes et d'enfants ont été tuées depuis le 7 octobre.

Ce jour-là, des commandos du Hamas se sont infiltrés sur le territoire israélien depuis Gaza et ont perpétré un attaque sans précédent qui a fait 1.200 morts en Israël, en majorité des civils, selon les autorités.

En représailles, Israël a déclaré la guerre au Hamas et promis de détruire le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007.

Dans sa déclaration finale, le CCG a exprimé "sa profonde inquiétude" sur la situation à Gaza et appelé à une nouvelle trêve "immédiatement" en vue de "parvenir à un cessez-le-feu complet et durable".


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.