Otages à Gaza: Macron échange avec l'émir du Qatar et Sissi

Le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 19 novembre 2023

Otages à Gaza: Macron échange avec l'émir du Qatar et Sissi

  • «Les trois chefs d’Etat ont fait un point sur la situation des otages et sur les actions entreprises pour les faire libérer», a précisé la présidence française
  • Le président Macron a rappelé que «la libération des otages, dont huit Français, était une priorité absolue pour la France» et qu'ils devaient être «libérés sans délai»

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a échangé samedi avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi sur les négociations en cours pour obtenir la libération des otages détenus par le Hamas à Gaza, a annoncé l'Elysée.

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu se trouvait au même moment au Qatar qui mène une médiation pour la libération des otages, a-t-on appris auprès de son cabinet. En tournée dans la région, il s'est ainsi rendu pour la deuxième fois en 48 heures dans le petit Etat du Golfe.

"Les trois chefs d’Etat ont fait un point sur la situation des otages et sur les actions entreprises pour les faire libérer", a précisé la présidence française.

Le président Macron a rappelé que "la libération des otages, dont huit Français, était une priorité absolue pour la France" et qu'ils devaient être "libérés sans délai".

Il a réitéré la "nécessité d’une trêve immédiate devant conduire à un cessez-le-feu" alors que les "victimes civiles sont de plus en plus nombreuses à Gaza" et que "des hôpitaux et des écoles" sont bombardés.

Les trois chefs d’État ont aussi échangé sur les moyens de renforcer "leur coordination pour permettre l’acheminement de l'aide à la population civile de Gaza".

Sébastien Lecornu, qui arrivait d'Israël, devait de son côté avoir des discussions avec le Premier ministre qatari et ministre des Affaires étrangères Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.

Cette nouvelle visite n'était pas prévue dans le programme de la tournée que le ministre effectue depuis mercredi dans la région.

Le ministre s'est rendu successivement en Egypte, en Arabie Saoudite, aux Emirats, au Qatar, puis en Israël vendredi. Il y a à chaque fois évoqué la situation des otages et a notamment rencontré en Israël des familles d'otages.

Jeudi, depuis le Qatar, M. Lecornu avait déclaré avoir de "l'espérance" sur leur sort.

L'armée israélienne estime que quelque 240 personnes ont été prises en otage dans la bande de Gaza au cours de l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre sur le territoire israélien, dont huit Français selon Paris.

Le Qatar, qui accueille un bureau politique du Hamas et a fourni des millions de dollars d'aide financière à Gaza, était impliqué dans la médiation ayant permis en octobre la libération de quatre otages: une Américaine et sa fille ainsi que deux Israéliennes.

L'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre a fait environ 1.200 morts en Israël, principalement des civils, selon les autorités.

En représailles, Israël mène une offensive aérienne et terrestre dans le but "d'anéantir" le Hamas, qui a fait au moins 12.000 morts, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.