Les Palestiniens à Gaza vivent «dans l'horreur la plus totale», dénonce l'ONU

Des Palestiniens en deuil récitent une prière sur les corps des victimes tuées par les bombardements israéliens à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
Des Palestiniens en deuil récitent une prière sur les corps des victimes tuées par les bombardements israéliens à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 décembre 2023

Les Palestiniens à Gaza vivent «dans l'horreur la plus totale», dénonce l'ONU

  • Selon le gouvernement israélien, 138 otages restent retenus à Gaza après la libération pendant la trêve de 105 autres
  • Le ministère de la Santé du Hamas a fait état mardi de 16.248 morts, à plus de 70% des femmes et enfants

JÉRUSALEM: La guerre entre Israël et le Hamas, entrée mercredi dans son 61e jour, a été déclenchée par une attaque sanglante et sans précédent perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.

Selon Israël, 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de cette attaque au cours de laquelle environ 240 personnes avaient été enlevées et emmenées dans le petit territoire palestinien contrôlé par le Hamas depuis 2007.

Selon le gouvernement israélien, 138 otages restent retenus à Gaza après la libération pendant la trêve de 105 autres, dont 80 en échange de 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, reconnu comme organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël entre autres, et son armée mène des bombardements intenses et dévastateurs sur le territoire palestinien assiégé, parallèlement à une vaste opération terrestre lancée le 27 octobre.

Le ministère de la Santé du Hamas a fait état mardi de 16.248 morts, à plus de 70% des femmes et enfants et adolescents, dans les bombardements israéliens à Gaza.

Voici les derniers développements:

Féroces combats à Gaza

L'armée israélienne continue mercredi de pilonner la bande de Gaza, affirmant diriger ses frappes et ses opérations au sol contre des combattants et hauts responsables du Hamas, des stocks d'armes et d'explosifs ainsi que des tunnels.

A Khan Younès, grande ville du sud assiégée et pilonnée par l'armée israélienne qui y a aussi engagé des troupes au sol, les rues étaient quasiment vides mercredi, les habitants tentant de s'abriter des bombardements et des tirs d'artillerie, selon des journalistes de l'AFP sur place, pendant que morts et blessés continuaient d'affluer dans les hôpitaux de la ville.

Selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas, des tirs d'artillerie ont fait "des dizaines de morts et de blessés" dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villages à l'est de Khan Younès.

«Horreur la plus totale»

Les Palestiniens à Gaza vivent dans "l'horreur la plus totale", a dénoncé mercredi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, affirmant craindre des "atrocités".

Dépôt d'armes

L'armée israélienne, qui a indiqué que 83 de ses soldats avaient été tués dans la bande de Gaza depuis le début de son offensive, a affirmé mercredi avoir découvert, près de "bâtiments civils", "l'un des plus considérables dépôts d'armes" du petit territoire palestinien, abritant notamment missiles, lance-roquettes et drones.

Accès aux otages

L'armée israélienne a réclamé mercredi que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) puisse avoir accès aux otages israéliens et étrangers retenus dans la bande de Gaza, affirmant que "chaque minute en captivité met(tait) en jeu (leur) vie".

Un nouveau mort en Cisjordanie

un Palestinien de 30 ans, Ahmed Nazmi Ghanem, a succombé à ses blessures après avoir été la cible de tirs de soldats israéliens la semaine dernière à Tulkarem, en Cisjordanie occupée, en proie à une intensification des violences depuis le début de la guerre à Gaza, a annoncé mercredi le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.