Six Palestiniens tués en Cisjordanie occupée

La Cisjordanie occupée par Israël a connu une recrudescence de la violence, avec plus de 250 Palestiniens tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre, selon les autorités palestiniennes (Photo, AFP).
La Cisjordanie occupée par Israël a connu une recrudescence de la violence, avec plus de 250 Palestiniens tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas en octobre, selon les autorités palestiniennes (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 13 décembre 2023

Six Palestiniens tués en Cisjordanie occupée

  • Cinq Palestiniens ont péri lors d'une opération de l'armée israélienne, et le sixième qui a reçu une balle dans la cuisse est décédé plus tard
  • Un adolescent malade de 13 ans est également décédé indépendamment des violences, faute d'avoir pu être pris en charge

JÉNINE: Six Palestiniens ont été tués mardi à Jénine par les forces israéliennes, a indiqué le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne faisant état de son côté d'une opération contre une fabrique d'explosifs dans cette ville de Cisjordanie occupée.

Cinq Palestiniens ont péri lors d'une opération de l'armée israélienne, et le sixième qui a reçu une balle dans la cuisse est décédé plus tard, les forces israéliennes l'ayant empêché d'atteindre l'hôpital à temps, selon le ministère.

Un adolescent malade de 13 ans est également décédé indépendamment des violences, faute d'avoir pu être pris en charge.

Les forces israéliennes "poursuivant leur assaut sur le camp de Jénine, les équipes d'ambulance sont empêchées d'y entrer", selon un communiqué du Croissant-Rouge palestinien.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir mené une opération à Jénine qui a permis de découvrir "des engins explosifs placés pour attaquer les forces de sécurité". Elle affirme avoir saisi des armes, des munitions et d'autres explosifs.

"En outre, les forces (israéliennes) ont identifié et démantelé une fabrique d'explosifs prêts à l'emploi, localisée dans des tunnels souterrains", d'après un communiqué.

Drones

"Ce matin (à Jénine), des drones (militaires) de Tsahal (l'armée israélienne) ont identifié une cellule terroriste lançant des engins explosifs. L'armée de l'air a tué un certain nombre de terroristes", poursuit le communiqué, ajoutant que "des dizaines" d'arrestations ont été effectuées et que les opérations se poursuivent.

La violence s'est intensifiée en Cisjordanie occupée après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, avec environ 270 Palestiniens tués par les tirs israéliens et les attaques des colons depuis le 7 octobre, selon des responsables palestiniens.

Israël occupe la Cisjordanie depuis la guerre israélo-arabe de 1967. La ville de Jénine et son camp de réfugiés ont été le théâtre de raids israéliens répétés, faisant des dizaines de morts cette année.

La guerre à Gaza a été déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas depuis Gaza sur le sol israélien le 7 octobre, qui a tué environ 1.200 personnes, selon des responsables israéliens.

En représailles, Israël a mené des bombardements intensifs sur ce territoire palestinien, doublés d'une offensive terrestre, dans lesquels plus de 18.400 Gazaouis ont été tués, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du territoire contrôlé par le Hamas.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.