«Je n'ai rien décidé»: Messi n'a pas encore tranché sur son éventuel départ du Barça

Lionel Messi explique avoir «beaucoup souffert», et avoir «mal vécu tout ce qui s'est passé cet été, comment la saison s'est terminée, le burofax et tout» (Photo, AFP).
Lionel Messi explique avoir «beaucoup souffert», et avoir «mal vécu tout ce qui s'est passé cet été, comment la saison s'est terminée, le burofax et tout» (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 28 décembre 2020

«Je n'ai rien décidé»: Messi n'a pas encore tranché sur son éventuel départ du Barça

  • «Le club va très mal, et il sera compliqué de le ramener au niveau auquel il était»
  • «Je sentais que c'était le moment du changement», a-t-il poursuivi, évoquant une décision «extrêmement difficile car je ne crois pas qu'il y ait de meilleure ville au monde où vivre»

MADRID: «Je n'ai rien décidé»: Lionel Messi, qui souhaitait cet été quitter le club de Barcelone, a affirmé dimanche n'avoir pas encore tranché sur son avenir alors que s'ouvre ce week-end le mercato d'hiver.

«Je ne sais pas encore. Au jour d'aujourd'hui, je suis concentré, je ne pense pas à comment la saison va se terminer», a déclaré le sextuple Ballon d'Or dans une interview de plus d'une heure donnée à la chaîne de télévision espagnole la Sexta.

Le contrat de la Pulga (la puce en espagnol) expire le 30 juin 2021, le laissant libre de négocier avec d'autres clubs dès le 1er janvier un éventuel départ l'été prochain.

Ne laissant rien filtrer sur son avenir, Leo Messi s'est contenté de dire que «le club [traversait] un moment difficile». «Mais moi je suis enthousiaste», a-t-il déclaré.

Le Barça a connu des débuts difficiles cette saison et pointe seulement à la 5e place de la Liga, à 8 points du leader, l'Atlético Madrid, après 15 journées. 

«Le club va très mal, et il sera compliqué de le ramener au niveau auquel il était», a-t-il répété.

«Barcelone c'est ma vie»: S'il reconnaît avoir «tout appris» dans le club catalan avec qui il entretient «une relation d'amour», en août le joueur de 33 ans avait voulu quitter le club qui l'a vu grandir depuis 20 ans.

Lassé par une saison cauchemar, entre résultats sportifs décevants et scandales à répétition, et la goutte d'eau de l'humiliation historique (8-2) contre le Bayern Munich en Ligue des champions, Messi avait fin août dit qu'il souhaitait quitter le FC Barcelone.

Mais contraint par son contrat et par le président Josep Maria Bartomeu, qui a depuis démissionné, il avait dû rester.

Revenant sur cet épisode, Lionel Messi explique avoir «beaucoup souffert», et avoir «mal vécu tout ce qui s'est passé cet été, comment la saison s'est terminée, le burofax et tout».

Ce burofax, un courrier recommandé ayant valeur de preuve devant la justice par lequel il a fait savoir son désir de quitter le Barça, était une manière de «dire que je voulais m'en aller pour de vrai», a-t-il expliqué.

«Je sentais que c'était le moment du changement», a-t-il poursuivi, évoquant une décision «extrêmement difficile car je ne crois pas qu'il y ait de meilleure ville au monde où vivre».

Il indique avoir renoncé à partir cet été car il voulait éviter «d'aller jusqu'au procès avec le Barça», même si selon lui, «de nombreux avocats» lui ont indiqué qu'il aurait gagné.


«L'homme qui dévorait les colombes», exploration de l'impunité au Chili

L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants. (Photo, AFP)
L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants. (Photo, AFP)
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  • Après avoir fui la prison et la torture, cet homme brisé, qui a été témoin de la mort du jeune Rodrigo, décide de devenir par vengeance «un assassin d'assassins»
  • Rebolledo et sa troupe «abordent la question de la justice et surtout des cas d'impunité qui se sont produits en pleine démocratie»

MONTPELLIER: Après des années d'investigation dans les quartiers de Santiago, le metteur en scène chilien Cristian Flores Rebolledo sonde, dans une création à Montpellier, la violence et l'impunité dans un pays durablement marqué par la dictature (1973-1990) d'Augusto Pinochet.

Présentée vendredi en première mondiale à Montpellier, en espagnol surtitré en français lors du festival du Printemps des Comédiens, "El hombre que devoraba las palomas" ("L'homme qui dévorait les colombes") est basé sur un fait bien réel: la mort sous les balles d'une milice, après le retour de la démocratie, d'un jeune homme de 17 ans, Rodrigo Briones Ortiz le 12 octobre 1992.

Dans le troisième volet de sa trilogie "Justice, utopies et militantismes", le dramaturge de 38 ans et sa troupe "Los Barbudos (Les Barbus) "abordent la question de la justice et surtout des cas d'impunité qui se sont produits en pleine démocratie, ce qui relevait d'une continuité de la violence d'Etat sur les citoyens entre la période de la dictature et la démocratie", explique-t-il.

La pièce, fruit d'une résidence au théâtre montpelliérain de la Vignette, met en scène la rencontre de deux solitudes dans un refuge improbable et fragile, un château d'eau fissuré dans lequel Arturo tente en vain de capturer des colombes pour calmer sa faim.

Après avoir fui la prison et la torture, cet homme brisé, qui a été témoin de la mort du jeune Rodrigo, décide de devenir par vengeance "un assassin d'assassins".

Il voit surgir comme dans un rêve Alicia, une femme sans âge qui vit dans le déni de la violence de la société qui l'entoure.

L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants.

Dans ce monde dominé par l'arbitraire, "nous sommes seuls, nous n'avons personne à qui parler", se désespère Alicia. Le dialogue qu'elle noue avec Arturo est pourtant un début de libération.

Titulaire d’une maîtrise en théâtre et arts de la scène de l'université du Chili, Cristian Flores Rebolledo est né, s'est construit et a découvert le théâtre dans le quartier populaire de La Victoria, à Santiago, connu pour avoir été un foyer de contestation politique et sociale, notamment sous la dictature.

«Théâtre politique et populaire»

Il y a puisé sa démarche artistique, un théâtre "populaire et politique", mélangeant enquêtes, documentaire et fiction.

Déjà invité à la Vignette en 2017 pour "Yo maté à Pinochet" ("J'ai tué Pinochet"), dans lequel il explorait les plaies béantes de son pays, le dramaturge présente également ce week-end à Montpellier le second volet de la trilogie, "un pais sin duelo" ("Un pays sans deuil").

Il y évoque les silences et les blessures de trois générations de femmes d'une même famille face à la torture et plus précisément aux sévices sexuels.

Augusto Pinochet est mort au Chili en 2006 sans avoir été jugé pour les crimes de son régime, qui a fait plus de 3 200 morts et 38 000 personnes torturées.

A travers un théâtre ancré dans la réalité des classes populaires, dans un pays marqué par de profondes inégalités sociales, le metteur en scène qui réside actuellement à Berlin, explore "les conséquences de la dictature et la nature de la transition vers la démocratie".

"Nous revenons vers le passé parce que cela nous intéresse de porter un nouveau regard et de poser de nouvelles questions sur cette période en rapport avec la réalité d'aujourd'hui".   


ÆŁËNTS : un groupe qui ose «aller plus loin que la musique»

Le groupe ÆŁËNTS se produisant à Beyrouth. (AFP)
Le groupe ÆŁËNTS se produisant à Beyrouth. (AFP)
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  • Deux jeunes libanais ont osé prendre un pari fou : transcender l’expérience du son, la magnifier en éveillant les sens de leur public lors de leurs performances
  • A la fin du mois de Juin, leur premier album, dont la pochette a été conçue par Ben Heim- un artiste d’art visuel très réputé aux Etats-Unis- sera dans les bacs

BEYROUTH : Incantation, cavatine, ou berceuse. Musique trash, rock, classique, soul, ou rap… Kant disait, que «la musique est la langue des émotions», car chaque instant de vie, heureux ou malheureux, est couplé à une certaine mélodie. Les souvenirs sont gorgés de sons : leur pouvoir est infini dans le temps et dans l’espace.

Magnifier l’expérience du son

Conscients de ce constat, Karl Moukarzel et Karim Jabre, ont décidé d’«aller plus loin que la musique».

Ces deux jeunes libanais ont osé prendre un pari fou : transcender l’expérience du son, la magnifier en éveillant les sens de leur public lors de leurs performances.

Comment ? En conjuguant la musique au pluriel, en la fusionnant à d’autres formes d’art afin de créer une ambivalence artistique entre plusieurs univers.

« Nous voulons créer, trouver une coordination, une synchronisation entre le beau, le bon et l’agréable. Il s’agit de réveiller et stimuler le sensoriel  en jouant sur les fréquences et l’esthétique. Nous voulons que les poils se hérissent, et que les cœurs s’emballent. » explique Karl à Arab News en Français.
 

« Nous voulons créer, trouver une coordination, une synchronisation entre le beau, le bon et l’agréable»

Musique et architecture : un couple sensationnel 

Karl Moukarzel est un jeune architecte diplômé de l’Académie Libanaise des Beaux Arts (ALBA) et de l’ENSA Paris La Villette. 

Karim a quant à lui tourné le dos à son école de commerce pour devenir ingénieur du son. Il est à présent étudiant en production musicale au sein de l'école de musique PointBlank à Londres.

Deux ans auparavant, ces deux passionnés de musique ne se connaissaient pas. Aujourd’hui, ils se complètent pour former ce duo d’un nouveau genre.

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Karl et Karim. (Photo fournie)

« Nous venons d’univers différents, mais nous avons la même vision : créer un monde unique qui mêle la musique et l'art sous ses différentes formes » confie Karim.

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Karl et Karim devant leur table de mixage. (Photo fournie)

En plus de leur amour commun pour la musique, les deux jeunes hommes partagent la même muse : Beyrouth.

 « Mille fois morte, mille fois revécue », cette ville est la source de leur inspiration.

Il n’est donc pas étonnant que leur tout premier événement multi sensoriel ait eu lieu dans leur ville de cœur. 

C'est dans un édifice conçu par l'architecte Bernard Khoury que le duo s’est produit afin de récolter des fonds pour la reconstruction de la capitale dévastée après l’explosion du 4 Août dernier.

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Situé dans la zone nord-est de la région de Beyrouth- et achevé en 2014, le « Lot #1072 » également connu sous le nom de « skyline » est un immeuble résidentiel conçu par le célèbre architecte libanais Bernard El Khoury. (Photo fournie)

 Le choix de ce lieu surplombant Beyrouth est hautement symbolique. Depuis le toit de cet immeuble, les multiples aspects de la cité aux mille visages sont mis en avant. Les ruines phéniciennes, les bidonvilles, les nouveaux complexes immobiliers et les gratte-ciel hétéroclites, la mer Méditerranée, le port, ou du moins ce qu’il en reste…

 «Nous avons mélangé le magnifique panorama et l’architecture unique et éclectique de Bernard Khoury, à nos compositions artistiques. » indique Karim.

 

 

 

 

 

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« Rien ne nous arrêtera »

Avec la pandémie qui a mis en veille le monde de l’art, en 2020, les temps étaient durs pour les artistes. 

Pourtant, les deux jeunes hommes ont su tirer les avantages de cette situation inédite.

Lors des confinements successifs, ÆŁËNTS a participé à plusieurs évènements en ligne. 

« Même si le secteur dans lequel nous nous sommes lancés était à l’agonie nous avons pu nous faire connaître grâce au digital et à la diaspora libanaise qui ne cesse de nous encourager »

Conformément à leur quête de beauté, esthétique et sonore, le groupe a pour ambition de se produire dans des musées. « Nous aimerions travailler avec l’Atelier des Lumières à Paris, afin de proposer une expérience culturelle multidimensionnelle », précise Karl.

A la fin du mois de juin, leur premier album, dont la pochette a été conçue par Ben Heim- un artiste visuel très réputé aux Etats-Unis- sera dans les bacs. 

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La pochette de l'album dessinée par Ben Heim. (Photo fournie)



 

 


Le grand salon des jeux vidéo E3 en ligne, avant un retour au réel en 2022

La société française Ubisoft a dévoilé les premières images d'un nouveau jeu d'aventures basé sur le film de science-fiction aux personnages bleus de James Cameron, Avatar. (Photo, AFP)
La société française Ubisoft a dévoilé les premières images d'un nouveau jeu d'aventures basé sur le film de science-fiction aux personnages bleus de James Cameron, Avatar. (Photo, AFP)
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  • Le marché des jeux vidéo avait déjà profité avant la pandémie de nouvelles offres sur mobile et de l'avènement des services en ligne
  • «E3 est de retour avec une organisation un peu différente. Mais croyez-moi, les nouveautés et l'enthousiasme seront bien réels»

SAN FRANCISCO : Le plus grand salon dédié au jeu vidéo au monde, E3, a démarré en ligne samedi en célébrant un divertissement "qui nous a aidés à tenir" pendant la pandémie, en dévoilant les images du prochain jeu Avatar d'Ubisoft et en promettant de se réunir physiquement l'année prochaine.

Electronic Entertainment Expo, qui transforme habituellement le Centre de convention de Los Angeles en un paradis pour les adeptes de jeux virtuels, a été annulé en 2020 à cause de la propagation du Covid-19 et se déroule cette année uniquement en ligne. 

"Pendant la pandémie qui nous a éloignés de tant de membres de nos familles, de nos amis et de nos collègues, les jeux vidéo nous ont divertis et nous ont rassemblés", a remarqué Stanley Pierre-Louis, directeur général du groupe organisant le salon, Entertainment Software Association (ESA).

"Les jeux vidéo nous ont aidés à tenir", a-t-il insisté lors d'une présentation marquant le coup d'envoi de l'événement.

Depuis 1995, l'ESA organise un salon dédié à ce divertissement, la plupart du temps à Los Angeles.

"C'est pourquoi se rassembler cette année est si spécial", a relevé M. Pierre-Louis, après avoir dû annuler la précédente édition. 

Le marché des jeux vidéo avait déjà profité avant la pandémie de nouvelles offres sur mobile et de l'avènement des services en ligne, où les jeux sont hébergés sur des serveurs et non pas sur une console ou un PC. La pandémie et les confinements successifs ont fait exploser ce marché.

Aux États-Unis, les ventes de jeux vidéo ont atteint un record en 2020, s'élevant à près de 57 milliards de dollars, selon un rapport du cabinet d'études NPD Group. 

«Le siège de Paris»

Le maire de Los Angeles Eric Garcetti a, dans une courte vidéo, promis que l'édition 2022 de l'E3 se tiendrait en présentiel.

L'édition de cette année, qui a lieu entre le 12 et le 15 juin, sera ponctuée d'une série de présentations par les acteurs majeurs du secteur, comme les vendeurs de consoles Microsoft et Nintendo. 

Diffusées en streaming sur les chaines d'E3 sur YouTube et Twitch, ou encore sa page Facebook et son compte Twitter, ces entreprises dévoileront des dates de sortie, annonceront des projets et diffuseront des vidéos exclusives.

"E3 est de retour avec une organisation un peu différente. Mais croyez-moi, les nouveautés et l'enthousiasme seront bien réels", a assuré l'un des animateurs de la présentation, Greg Miller.

Première grande société du secteur à y faire une présentation, pré-enregistrée, la société française Ubisoft a dévoilé les premières images d'un nouveau jeu d'aventures basé sur le film de science-fiction aux personnages bleus de James Cameron, Avatar. 

"C'est un aperçu de l'incroyable voyage qui vous attend dans un endroit parmi les plus beaux mais aussi parmi les plus dangereux", a commenté le directeur général d'Ubisoft, Yves Guillemot.

Baptisé "Avatar: Frontiers of Pandora" et développé en association avec Disney, le jeu sera disponible en 2022. 

Le groupe a présenté quelques autres nouveautés, comme une nouvelle extension téléchargeable du jeu "Assassin's Creed: Valhalla", "Le siège de Paris", ainsi que des nouvelles options pour les jeux "Far Cry" et "Rainbow Six". 

Ubisoft a aussi annoncé pour 2022 un nouveau jeu associant Mario et Les lapins crétins, pour la console Nintendo Switch "Sparks of Hope".

Les observateurs attendaient dimanche une présentation de Xbox (Microsoft) en association pour la première fois avec Bethesda, le développeur de séries à succès comme "Fallout" ou "The Elder Scrolls" récemment rachetés par le géant américain. 

Présent pour la première fois au salon, l'opérateur de téléphonie mobile Verizon abordera lundi le sujet de la 5G, et son influence sur l'avenir des jeux vidéo.

Mardi, Nintendo pourrait présenter des détails sur des nouveaux jeux pour sa console Switch, voire une nouvelle version de son produit phare.